Charles Rappoport

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
CahorsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Хоне (Хонон Липманович) РапопортVoir et modifier les données sur Wikidata
Charles Rappoport
Charles Rappoport au congrès communiste de Marseille (1921).
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
CahorsVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Хоне (Хонон Липманович) РапопортVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
russe (avant )
française (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Partis politiques

Charles Rappoport, né le à Dūkštas en Lituanie et mort le à Cahors, est un militant socialiste et communiste français d'origine russe.

Origines

Charles Rappoport nait dans une famille juive du shtetl de Doutsky, en Lituanie russe. Il effectue ses études secondaires à Vilnius, où il fait son apprentissage politique.

Il émigre en France en 1887, peu après l'attentat contre le tsar Alexandre III de Russie[1].

Charles Rappoport et son épouse Sophie Rappoport-Oguse habitent Souancé-au-Perche de 1904 à 1908. Sophie y succède à Madame Sarraute comme médecin. Charles Rappoport, grande figure des débuts du socialisme, doit rapidement quitter Souancé après s'être présenté aux élections municipales en 1908[2]. Pour obliger les Rappoport à s'en aller, le comte de Souancé fait venir un médecin qui soignait les malades à ses frais.

Engagement politique

Marxiste, il milite à la SFIO. En 1914, il dénonce l'acceptation par la SFIO de la Première Guerre mondiale, le vote des crédits de guerre, et la participation au gouvernement « d'union sacrée ». Il écrit : « Une guerre malheureuse peut avoir des conséquences bienfaisantes. Mais la désirer pour cela est un crime »[3].

Après la guerre, il milite au sein de la SFIO pour que le parti rejoigne l'Internationale communiste. Lors du congrès de Tours en , il fait partie de la majorité qui fonde la Section Française de l'Internationale Communiste (qui devient plus tard le PCF), et il est élu au Comité directeur.

À la suite de la bolchevisation du PCF, il est écarté des responsabilités. En désaccord profond avec la ligne du parti et son soutien à l'Union soviétique, il quitte le PCF en 1938.

Au moment de la Seconde Guerre mondiale, il se retire à Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot. Mort le à Cahors, il est d'abord inhumé Saint-Cirq-Lapopie[4], puis transféré au cimetière du Montparnasse (25e division) à Paris, où l'on peut lire sur sa tombe l'épitaphe suivante : « Le socialisme sans la liberté n'est pas le socialisme, la liberté sans le socialisme n'est pas la liberté ».

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI