Charles Rappoport
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Хоне (Хонон Липманович) Рапопорт |
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Charles Rappoport, né le à Dūkštas en Lituanie et mort le à Cahors, est un militant socialiste et communiste français d'origine russe.
Origines
Charles Rappoport nait dans une famille juive du shtetl de Doutsky, en Lituanie russe. Il effectue ses études secondaires à Vilnius, où il fait son apprentissage politique.
Il émigre en France en 1887, peu après l'attentat contre le tsar Alexandre III de Russie[1].
Charles Rappoport et son épouse Sophie Rappoport-Oguse habitent Souancé-au-Perche de 1904 à 1908. Sophie y succède à Madame Sarraute comme médecin. Charles Rappoport, grande figure des débuts du socialisme, doit rapidement quitter Souancé après s'être présenté aux élections municipales en 1908[2]. Pour obliger les Rappoport à s'en aller, le comte de Souancé fait venir un médecin qui soignait les malades à ses frais.
Engagement politique
Marxiste, il milite à la SFIO. En 1914, il dénonce l'acceptation par la SFIO de la Première Guerre mondiale, le vote des crédits de guerre, et la participation au gouvernement « d'union sacrée ». Il écrit : « Une guerre malheureuse peut avoir des conséquences bienfaisantes. Mais la désirer pour cela est un crime »[3].
Après la guerre, il milite au sein de la SFIO pour que le parti rejoigne l'Internationale communiste. Lors du congrès de Tours en , il fait partie de la majorité qui fonde la Section Française de l'Internationale Communiste (qui devient plus tard le PCF), et il est élu au Comité directeur.
À la suite de la bolchevisation du PCF, il est écarté des responsabilités. En désaccord profond avec la ligne du parti et son soutien à l'Union soviétique, il quitte le PCF en 1938.
Au moment de la Seconde Guerre mondiale, il se retire à Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot. Mort le à Cahors, il est d'abord inhumé Saint-Cirq-Lapopie[4], puis transféré au cimetière du Montparnasse (25e division) à Paris, où l'on peut lire sur sa tombe l'épitaphe suivante : « Le socialisme sans la liberté n'est pas le socialisme, la liberté sans le socialisme n'est pas la liberté ».