Affaire Aurélie B.
affaire judiciaire française
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L'affaire Aurélie B. est une affaire de malversations financières entre Aurélie Bard, trésorière chez Kiabi, et son ancien compagnon, ancien footballeur professionnel.
Elle est accusée d'avoir subtilisé au moins 100 millions d'euros à cette enseigne pour laquelle elle a travaillé dans les années 2010.
Biographie d'Aurélie B.
| Naissance | |
|---|---|
| Nom de naissance |
Aurélie Bard |
| Nationalité | |
| Activités |
Trésorière, fraudeuse, décoratrice d'intérieur, faussaire |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Personne liée |
Annick Timmer (d) |
Aurélie B. est née en 1985 et a grandi dans la région de Bordeaux. Son père travaille dans l'industrie automobile et sa mère est infirmière. Elle est fille unique et après l'obtention de son bac, elle fait des études de comptabilité et de finance[1].
Parcours et fraudes
Abus de confiance sur conjoint
Elle entame une relation amoureuse avec un joueur de football français professionnel évoluant en Premier League[2]. Entre 2010 et 2013, elle s'offre à elle et à son compagnon des objets de très grande valeur en signant des chèques basés sur le compte de ce dernier, sans que ce dernier soit au courant. Lorsque ce dernier l'apprend, il se sépare d'elle en échange d'une lettre de confession où elle reconnaît avoir subtilisé 680 000 €[3], mais selon certaine source ce montant atteindrait les 900 000 €[4].
Cultura
En 2016, elle commence une alternance chez Cultura en tant que gestionnaire en comptabilité à Mérignac. Pour continuer le financement de son train de vie, elle subtilise 60 000 € chez son employeur qui est alors Cultura en abusant de sa carte d'affaires. Cultura lui demande une reconnaissance de dettes, mais ne met pas fin au contrat[5],[6].
Inseec
En , à 32 ans, elle quitte Cultura et est embauchée à INSEEC et déménage à Paris où elle devient trésorière. Elle y réussi à détourner 750 000 Euros avec un système de double facture[7]. Étant la seule à maitriser le logiciel de facturation, elle fabrique des doubles qui sont faux et se fait payer par des créanciers de l'établissement scolaire sur son propre compte. Lors d'un audit, en , l'établissement découvre les détournements. Elle est renvoyée et l'établissement porte plainte. Le temps de l'enquête, elle n'est jugée qu'en [8].
Affaire Kiabi
Ce délai d'instruction de l'affaire lui donne la possibilité de se faire embaucher par l'enseigne Kiabi ou elle fraude de nouveau, cette fois en prétendant placer 100 millions d'euros sur un compte à terme d'une banque en Allemagne. Cet argent est par la suite viré en Turquie. Elle déménage à Miami et devient designeuse en intérieur[9] et s'associe à l'agente immobilière de luxe, Sonjah Annick Timmer (formant ainsi le EBH Group)[10], achetant une vaste demeure en bordure de mer.
En , la banque allemande qui avait permis le virement à l'étranger, la Volksbank Düsseldorf Neuss (de), a conclu un accord financier avec Kiabi[11].
Biens immobiliers
Ce bien immobilier est acquis en par Paul Bensabat, et sa famille, entrepreneur fortuné et patron de Best of France and Saveur Food, pour 2,3 Million USD. Située au 6580 Allison Road, elle s'étend sur environ 650 m2 (6 924 square-foot) habitables pour 1 500 m2 (16 200 square-foot) de propriété. Ils la revendent une vingtaine d'années après avec une importante plus value, par une transaction de 16 M.USD, en , à Aurélie B., qui l'acquiert[12]. Cette dernière l'achète alors via la société écran Grove Invest LLC. Alors que l'affaire éclate en France, la demeure est revendue deux ans plus tard pour le compte de Kiabi Worldwide Treasury SAS. La transaction atteint les 18 Million USD[13].
En 2026, Kiabi aurait récupéré un peu moins de 14,67 millions de dollars (12,46 millions d’euros) grâce à la vente de certains des biens immobiliers achetés par Aurélie B.[14].
Enquête et arrestation
Lorsque l'enseigne cherche à récupérer ses placements, elle tombe sur un compte vide et en interrogeant les traces sur l'ordinateur d'Aurélie B., elle trouve des traces de mouvements financiers effacés.
Elle est finalement interpellée en à sa descente d'un trajet en avion privé en Corse. Placée en détention provisoire après son interpellation, elle est remise en liberté sous bracelet électronique en [11].