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Mort de Jean-Paul Benjamin

affaire judiciaire française From Wikipedia, the free encyclopedia

L'affaire Jean-Paul Benjamin est une affaire judiciaire française à la suite de la mort de Jean-Paul Benjamin tué par un policier, le .

Fait reprochéDécès par balle d'un homme après le tir d'un policier
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Fait reproché, Chefs d'accusation ...
Mort de Jean-Paul Benjamin
Fait reproché Décès par balle d'un homme après le tir d'un policier
Chefs d'accusation Violences volontaires ayant entraîné la mort
Pays Drapeau de la France France
Ville Aulnay-sous-Bois
Date
Nombre de victimes 1 : Jean-Paul Benjamin
Jugement
Tribunal Cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis
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Historique

Biographies de la victime et du policier

Faits en bref Naissance, Décès ...
Jean-Paul Benjamin
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
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Jean-Paul Benjamin, né en Guyane et âgé de 33 ans en 2022, est le père de deux enfants[1]. Après un passé de délinquance, il s’était « rangé », il a passé son permis poids lourd et fait une formation au Canada. Il vit dans le quartier Les Beaudottes à Sevran en Seine-Saint-Denis et dirige une société de transport de marchandises[2],[3].

Le policier Emmanuel N., âgé de 35 ans en 2022, est membre de la brigade anti-criminalité (BAC) d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. À partir de 2023, il travaille dans le département voisin de Seine-et-Marne à la sûreté départementale, un service de police judiciaire[4].

Faits

Jean-Paul Benjamin est en conflit avec un intermédiaire de la multinationale Amazon pour des factures impayées. Le , il dérobe vers 12 heures, à des livreurs, un véhicule avec des colis. Le fourgon est déclaré volé, l’alerte est donnée à la police[5]. Vers 12 h 30, il est repéré par un équipage de la BAC d’Aulnay-sous-Bois, arrêté à un feu rouge dans une avenue de la commune. Un policier, seul et sans brassard apparent, descend de la voiture banalisée et tente de procéder à un contrôle du véhicule. Le chauffeur du véhicule redémarre, le policier tire sur celui-ci. Jean-Paul Benjamin est grièvement blessé. Il meurt dans un centre hospitalier, quelques heures après son admission[6],[7].

À la suite de sa mort, cinq nuits d’émeutes, entre jeunes et forces de l’ordre avec 42 interpellations et une quinzaine de comparutions immédiates, se déroulent dans le quartier Les Beaudottes à Sevran[5],[3].

Instruction (2022-2024)

L'avocat Arié Alimi est le défenseur de la veuve de Jean-Paul Benjamin et de ses deux enfants. Thibault de Montbrial est l'avocat du policier[7].

Pendant sa garde à vue, le policier affirme avoir été « déséquilibré » lors du contrôle du fourgon et « s’être senti en état de légitime défense » et « avoir fait feu pour cette raison ». Il est mis en examen, en , pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » [8]. Pendant l'enquête à partir des images de vidéosurveillance et des témoignages, il apparaît que la victime n’a pas eu de comportement dangereux pour les automobilistes et les piétons[9].

Lors d'un interrogatoire, en , le policier Emmanuel N. explique que le commandant François Z. et la commissaire Pauline Lukaszewicz lui ont indiqué, avant ses premières auditions par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), d'indiquer qu'il s'agit d'« un tir accidentel »[4].

Procès

Les juges d’instruction chargées de l'affaire Jean-Paul Benjamin excluent la légitime défense et décident, en , que le policier sera jugé pour « violences volontaires ayant entraîné la mort ». Elles considèrent : « En l’absence d’élément de danger immédiat, l’usage d’une arme en direction du conducteur n’est pas absolument nécessaire et est surtout disproportionné face au simple risque de fuite d’une personne soupçonnée du vol d’un bien » [5].

Références

Articles connexes

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