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Agent de sécurité

personne employé pour protéger une propriété ou une personne From Wikipedia, the free encyclopedia

Un agent de sécurité (aussi appelé agent de sûreté, inspecteur de sécurité, gardien d'usine ou agent de protection) est une personne employée par une organisation ou un particulier pour protéger ses biens contre divers risques (par ex. la criminalité, le gaspillage, les dégradations, les comportements dangereux, etc.) en faisant appliquer des mesures préventives. Ces biens peuvent inclure des propriétés, des personnes, des équipements, de l'argent, des copropriétés, etc. Les agents les protègent en maintenant une présence hautement visible destinée à dissuader les actions illégales et inappropriées. Ils peuvent le faire en guettant (soit directement par des patrouilles, soit indirectement en surveillant des systèmes d'alarme ou des caméras de vidéosurveillance) les signes de criminalité ou d'autres risques, et en agissant pour minimiser les dommages. Ces actions peuvent consister à avertir et escorter des intrus hors de la propriété, à signaler des incidents aux clients, à alerter les services d'urgence, à prévenir la police ou les services médicaux d'urgence, selon les cas[1]. Les agents de sécurité portent généralement un uniforme afin de représenter leur autorité légitime à protéger la propriété privée. Ils sont généralement régis par des dispositions légales fixant des conditions d'éligibilité, telles qu'un contrôle du casier judiciaire, un niveau d'aptitude physique, ainsi que des permis ou licences délivrés par les autorités locales. Plusieurs pays prévoient une préférence à l'embauche pour les anciens combattants ou les personnes ayant une expérience dans la police ou les services paramilitaires. Les pouvoirs conférés aux agents de sécurité varient selon les pays et les juridictions infranationales. Ils sont recrutés par un large éventail d'organisations, notamment des entreprises, des services et agences gouvernementales, ainsi que des organisations à but non lucratif. Jusque dans les années 1980, le terme guetteur (en anglais watchman) était plus couramment employé pour désigner cette fonction, un usage remontant au moins au Moyen Âge. Ce terme a été repris en Amérique du Nord, où il était interchangeable avec night watchman (« veilleur de nuit ») jusqu'à ce que des intitulés modernes fondés sur la notion de sécurité remplacent ces deux termes. Les agents de sécurité sont parfois considérés comme remplissant une fonction de police privée.

Faits en bref IDEO (France) ...
Agent de sécurité
Un agent de sécurité des Nations unies au SEC Centre de Glasgow, en Écosse, lors de la COP26
Codes
IDEO (France)
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Fonctions et devoirs

Un garde du corps protège des membres du Parlement lors de visites publiques à la Chambre des députés de la République tchèque, en 2015.
Escorte de gardes privés sur un navire marchand, assurant des services de sécurité contre les pirates.

De nombreuses sociétés de sécurité et services de sécurité internes appliquent la méthode « détecter, dissuader, observer et signaler ». Les agents de sécurité ne sont généralement pas tenus de procéder à des arrestations, mais ils ont le pouvoir d'effectuer une arrestation citoyenne et de retenir des suspects, ou d'agir par ailleurs en qualité d'auxiliaire des forces de l'ordre — par exemple à la demande d'un officier de police ou d'un shérif. Certains agents de sécurité peuvent également être armés, avec des fonctions comparables à celles d'une police auxiliaire. La responsabilité d'un agent de sécurité privé est de protéger son client contre divers risques. Le personnel de sécurité fait appliquer les règles de l'entreprise, peut agir pour protéger les vies et les biens, et a parfois une obligation contractuelle de le faire. Outre la dissuasion, ces agents sont souvent formés à des tâches spécialisées, notamment : arrêter ou maîtriser des suspects, faire fonctionner du matériel d'urgence, administrer les premiers secours et pratiquer la RCP, prendre des notes précises (numéros de véhicules ou personnes entrant et sortant) et rédiger des rapports d'incidents de sécurité, entre autres. Plusieurs pays imposent aux agents une formation au port d'armes — matraques, armes à feu, gaz poivré, etc. Le Bureau of Security and Investigative Services de Californie exige une licence pour chaque équipement devant être porté en service[2]. Certains agents sont tenus de suivre une certification policière pour des missions particulières. Ils peuvent également devoir suivre une formation à la gestion des alertes à la bombe ou des situations de crise, en particulier ceux affectés à des zones considérées comme des cibles vulnérables. Une justification économique majeure du recours aux agents de sécurité est que les compagnies d'assurance (en particulier les assureurs incendie) accordent des remises tarifaires substantielles aux sites bénéficiant d'une présence 24 heures sur 24, le risque de dommages au bien assuré étant plus faible. Pour un bien à haut risque ou de grande valeur, la remise peut souvent dépasser le coût du dispositif de sécurité lui-même. La présence d'agents de sécurité (surtout lorsqu'elle est associée à des procédures de sécurité efficaces) tend également à réduire la démarque inconnue, le vol, les fautes des employés, les infractions aux règles de sécurité, les dégradations de biens et même le sabotage. De nombreux casinos emploient des agents de sécurité pour protéger les fonds lors de leur transfert vers la banque de l'établissement. Les agents peuvent aussi assurer le contrôle d'accès aux entrées des bâtiments et aux portails véhicules, en s'assurant que les employés et les visiteurs présentent les laissez-passer ou pièces d'identité requis avant d'entrer dans les locaux, ou qu'ils acquittent les droits d'accès éventuels. Des agents armés sont fréquemment engagés pour intervenir comme des agents des forces de l'ordre, jusqu'à l'arrivée des autorités officielles. La patrouille constitue généralement une part importante des missions, la plupart des incidents étant évités grâce à la vigilance. Ces patrouilles sont souvent enregistrées au moyen d'un système de contrôle de ronde, qui impose qu'elles soient effectuées régulièrement. Les patrouilles régulières sont toutefois de moins en moins acceptées comme norme du secteur, car elles offrent une prévisibilité au délinquant potentiel et sont source de monotonie pour l'agent en service. Les patrouilles aléatoires se programment facilement dans des systèmes électroniques, ce qui autorise une plus grande liberté de mouvement et une meilleure imprévisibilité.

Personnel

Types de personnel de sécurité

Agents de sécurité du parking d'un centre commercial (satpam) à Jakarta, en Indonésie

Le personnel de sécurité peut être classé selon les catégories suivantes, bien qu'il n'existe pas de définitions internationales cohérentes : La sécurité interne, privée ou propriétaire (c'est-à-dire employée par la même entreprise ou organisation qu'elle protège, comme un centre commercial, un parc à thème ou un casino)

** La prévention des pertes en magasin, également appelée protection des actifs ou détectives de magasin : personnel « interne » assurant (généralement en civil) la sécurité des magasins et centres commerciaux, avec pour objectif spécifique de prévenir et de dissuader le vol et d'appréhender les voleurs à l'étalage.
** Les détectives d'hôtel, également appelés house detectives, étaient un personnel de sécurité « interne » en civil employé par les hôtels. Cette fonction est aujourd'hui largement obsolète[3] et a été remplacée par des intitulés tels que « agent de sécurité » ou « agent de sûreté ». Les détectives d'hôtel occupent une place importante dans le roman noir[4]. Parmi les films américains mettant en scène des détectives d'hôtel figurent Listen Lester (1924), The Lone Wolf Strikes (1940), One Thrilling Night (1942) et Don't Bother to Knock (1952)[5].

La sécurité sous contrat (contract security), assurée par une société de sécurité privée engagée par d'autres entités ou particuliers pour fournir des services de sécurité. La sécurité publique, désignant les personnes employées ou nommées comme agents de sécurité par un gouvernement ou une agence gouvernementale, en général pour le compte de l'organisme employeur ou nommant. La para-police (parapolice), sociétés de sécurité privées se livrant régulièrement à des enquêtes de nature pénale et pouvant détenir des pouvoirs de police[6],[7],[8]. Un réceptionniste de sécurité est une personne exerçant des fonctions combinant celles d'un réceptionniste traditionnel et des tâches relevant de la sécurité — par exemple la vérification d'identité, la délivrance de badges visiteurs, ou l'observation et le signalement de toute personne ou activité suspecte[9],[10].

Terminologie et titres

Les termes employés dans le secteur pour désigner le personnel de sécurité incluent agent de sécurité, agent de sûreté, agent de protection, patrouille de sécurité (safety patrol), officier chargé du respect des règles de sécurité, et sécurité publique (public safety). Les intitulés propres à des fonctions spécialisées comprennent placeur, videur, garde du corps, agent de protection rapprochée, agent de prévention des pertes, agent d'intervention sur alarme, agent de sécurité hospitalière, agent de sécurité de centre commercial, agent de prévention de la délinquance, patrouilleur, et agent ou exploitant de patrouille privée.

Fourgon blindé avec son équipage d'agents de sécurité, à Canton, en Chine

Les gouvernements des États et des collectivités locales réglementent parfois l'usage de ces termes par la loi — c'est-à-dire des mots et expressions donnant l'impression d'une autorité officielle. Par exemple, la Californie n'autorise pas les titulaires d'une licence de sécurité à utiliser des désignations « donnant l'impression qu'ils sont liés de quelque manière que ce soit au gouvernement fédéral, à un gouvernement d'État, ou à toute subdivision politique d'un gouvernement d'État »[11]. Les expressions « police privée des homicides » (private homicide police) ou « agent spécial » (special agent) seraient ainsi illégales pour un titulaire de licence de sécurité en Californie. De même, au Canada, plusieurs lois[12],[13] interdisent expressément au personnel de sécurité privée d'utiliser les termes probation officer (agent de probation), law enforcement (forces de l'ordre), police ou police officer (policier). L'Alberta et l'Ontario interdisent l'usage du terme security officer (agent de sécurité), pourtant largement employé aux États-Unis depuis des décennies. Des évolutions récentes ont également introduit des restrictions sur les couleurs et marquages des uniformes et véhicules, afin de garantir que le personnel de sécurité privée reste clairement distinguable de la police. Certaines sources estiment que certaines de ces restrictions visent à satisfaire l'Association canadienne des policiers[14]. Les services et sociétés spécialisés dans la protection rapprochée de personnalités sont très demandés pour protéger célébrités et cadres dirigeants en période de troubles[15]. Il existe une différence marquée entre les personnes exerçant les fonctions historiquement associées aux agents de sécurité et celles qui jouent un rôle plus actif dans la protection des personnes et des biens. Les premiers, souvent appelés « gardiens » (guards), reçoivent la consigne « observer et signaler ». Ils sont peu formés et ne sont pas censés interagir avec le public ni confronter des délinquants. Les agents de sécurité peuvent être hautement formés et armés, selon les dispositions légales et les contrats conclus avec les clients. Ils sont plus susceptibles d'interagir avec le public et de confronter des éléments criminels. Il existe parfois peu de corrélation entre les tâches exercées et la rémunération ; par exemple, certains « agents de sécurité » de centre commercial, exposés à des risques sérieux, gagnent moins de l'heure que des « agents de sécurité industrielle » ayant moins de formation et de responsabilités[16]. Le terme « agent » (agent) peut prêter à confusion dans le secteur de la sécurité, car il peut décrire une relation juridique civile entre un salarié et son employeur ou mandant (« agent du propriétaire », au sens du Code pénal californien, art. 602), mais aussi désigner une personne au service de l'État (« l'agent spécial Jones du Federal Bureau of Investigation »). Aux États-Unis, le terme « agent » peut aussi être confondu avec celui d'agent de recouvrement de cautions (bail enforcement agent), également appelé « chasseur de primes » (bounty hunter), souvent réglementé par les mêmes autorités que la sécurité privée. Le terme « agent » est également employé dans d'autres secteurs, comme la banque, le crédit ou l'immobilier. Les agents de sécurité sont fréquemment employés dans la prévention des pertes et la protection rapprochée de personnalités ou de dirigeants (gardes du corps). Ils travaillent généralement en civil (sans uniforme) et sont habituellement formés à un haut niveau pour agir légalement en défense directe des personnes ou des biens.

Pouvoirs et autorité

Les agents de sécurité sont en général soumis aux mêmes lois et réglementations que les personnes qu'ils sont contractuellement chargés de protéger et ne sont donc, en règle générale, pas autorisés à se présenter comme relevant des forces de l'ordre, sous peine de sanctions pénales[17],[18]. Il existe des exceptions à ce principe, certaines juridictions accordant à certains agents de sécurité une habilitation ou une licence de type policier ; ce personnel reçoit alors généralement des commissions ou licences de police spéciale. Ainsi, dans la ville de Boston, au Massachusetts, de nombreuses entités et entreprises privées employaient auparavant directement du personnel ou faisaient appel à des sociétés employant des « officiers de police spéciaux » (special police officers, SPO). Ces SPO étaient habilités par la ville de Boston, sous l'autorité du Boston Police Department (BPD), conformément aux Rules and Procedures, et plus spécifiquement la « Règle 400 » et la « Règle 400A ». La « Règle 400 » était réservée aux entités privées (agents de sécurité, etc.), tandis que la « 400A » s'appliquait aux employés municipaux de Boston nécessitant des pouvoirs de police.[Note 1][19] Les SPO relevant des « Règles 400 » et « 400A » étaient formés dans une académie agréée par le BPD et disposaient de pouvoirs de police complets lorsqu'ils se trouvaient sur ou à proximité de la propriété qu'ils étaient employés ou mandatés pour protéger. Les SPO de Boston étaient également autorisés à dresser des amendes civiles au moyen de carnets de citation délivrés par le BPD[20]. Toutefois, depuis le 1er juillet 2021[21], tous les SPO relevant des règles 400/400A ont été privés de leurs pouvoirs de police ainsi que du droit automatique de porter une arme à feu en service[22], à la suite de l'adoption de la loi S.2963 du Massachusetts, dite Police Reform Act[23]. Dans de rares cas, certains pouvoirs relevant des forces de l'ordre sont conférés à des agents de sécurité pendant leur service. Par exemple, la loi de Caroline du Sud prévoit que le personnel de sécurité titulaire d'une licence se voit conférer « l'autorité et le pouvoir d'arrestation accordés aux adjoints du shérif » lorsqu'il se trouve « sur la propriété où il est employé »[24].

Formation

Agents de sécurité au temple de Prambanan, Java central, Indonésie
Un agent de sécurité privée au Kenya

Australie

Toute personne exerçant une activité ou employée dans un domaine lié à la sécurité en Australie doit être titulaire d'une licence. Chacun des six États et deux territoires australiens dispose d'une législation distincte couvrant l'ensemble des activités de sécurité. La gestion des licences varie selon les États ou territoires et relève, selon les cas, de la police, du ministère public (Attorney General's Department), du ministère de la Justice, ou du département de la Protection des consommateurs. Nouvelle-Galles du Sud — (Police) Security Industry Act 1997 et Security Industry Regulation 2016 Victoria — (Police) Private Security Act 2004 Queensland — (Justice et Attorney-General) Security Providers Act 1993 Australie-Méridionale — (Consommation et Affaires commerciales) Security and Investigation Agents Act 1995 Australie-Occidentale — (Police) Security & Related Activities (Control) Act 1996 et Security & Related Activities (Control) Regulations 1997 Tasmanie — (Police) Security and Investigation Agents Act 2002 Territoire du Nord — (Justice) Private Security Act et Private Security (Security Officer/Crowd Controller/Security Firms/Miscellaneous Matters) Regulations Territoire de la capitale australienne — (Services de régulation) Security Industry Act 2003 et Security Industry Regulation 2003 L'ensemble de ces textes visait à renforcer l'intégrité du secteur de la sécurité privée. Toute personne titulaire d'une licence pour exercer des activités de sécurité doit suivre un parcours de formation continue dans des filières reconnues au niveau national. Cela n'a pas toujours été le cas, et l'introduction de cette exigence est censée harmoniser les normes de formation et de connaissances afin de garantir une exécution compétente du métier. Des exigences strictes encadrent le type d'uniforme et de badge utilisés par les sociétés de sécurité. Les uniformes ou badges pouvant être confondus avec ceux d'un policier sont interdits. De même, l'usage des titres « Police privée » (Security Police) ou « Détective privé » (Private Detective) n'est pas admis. Si le terme « security guard » (agent de sécurité) reste utilisé par les entreprises, les organismes publics et les particuliers, le terme « security officer* » (agent de sûreté) est jugé plus approprié. Les videurs portent le titre de Crowd Controllers (contrôleurs de foule), et les détectives de magasin celui d'agents de prévention des pertes (Loss Prevention) ou de protection des actifs (Asset Protection Officers). Les agents de sécurité peuvent porter des armes à feu, des menottes ou des matraques lorsque leur fonction l'exige, et uniquement en service, sous réserve de l'accréditation de sous-catégorie correspondante figurant sur leur licence.

Tendances du secteur de la sécurité privée

Agents de sécurité lors d'un match de football australien

Une étude de 2009 sur les tendances du secteur de la sécurité privée en Australie, menée par Tim Prenzler, Karen Earle et Rick Sarre, publiée par l'Institut australien de criminologie, visait à examiner la taille et le périmètre du secteur de la sécurité privée en Australie afin d'éclairer les efforts de mise en place de normes et de régimes de licence cohérents au niveau national[25]. L'étude a constaté que le secteur présentait un profil de genre proche de celui de la police (24 % de femmes, 76 % d'hommes) ; en revanche, la sécurité privée présentait une répartition d'âge plus large — 35 % des agents de sécurité étaient âgés de 45 à 64 ans, contre 44 % des policiers âgés de 30 à 39 ans. L'étude notait qu'en 2009, le secteur de la sécurité privée comptait deux fois plus d'effectifs que la police, et prévoyait que ce ratio continuerait de diminuer à mesure que les technologies de sécurité deviendraient plus accessibles, en particulier les systèmes de vidéosurveillance, souvent jugés plus rentables que les services de gardiennage ou de patrouille mobile[25]. L'étude cite un rapport IBISWorld de 2007 (2007:24) indiquant que quatre des cinq plus grandes sociétés de sécurité privée en Australie étaient alors détenues par des capitaux étrangers, représentant 44,5 % des parts de marché à l'époque[25]. Un rapport de 2018, rédigé par Anthony Bergin, Donald Williams et Christopher Dixon et publié par l'Australian Strategic Policy Institute, portait sur le rôle actuel de la sécurité privée dans la lutte contre les menaces hostiles. Une compréhension évolutive des menaces a conduit la sécurité privée à jouer un rôle croissant dans la réponse aux incidents critiques, tels que les attentats terroristes[26]. Ce rapport fournissait une estimation basse du nombre total de personnels de sécurité titulaires d'une licence en Australie, soit 120 000 personnes (dont 54 753 employées à temps plein, contre 52 768 en 2006). Il indiquait que le secteur se caractérise, au niveau national, par un volume élevé d'effectifs et un fort taux de rotation du personnel, compte tenu de la tension entre un processus de sélection très strict imposé par les employeurs et un cadre réglementaire visant à garantir que seules des personnes aptes et compétentes soient titulaires d'une licence. Ainsi, environ 47 % du secteur est constitué d'agents de sécurité employés de façon occasionnelle (casual). En 2018, citant des données de l'ASIAL, le rapport indiquait que le secteur de la sécurité privée générait un chiffre d'affaires annuel de 8 milliards de dollars australiens, réparti à parts égales entre la main-d'œuvre et le secteur des équipements électroniques. Malgré des fusions et scissions au sein de plusieurs sociétés, le niveau de propriété étrangère reste élevé parmi les principaux prestataires de sécurité ; le secteur demeure toutefois globalement partagé entre un petit nombre de sociétés nationales et un grand nombre de petites entreprises spécialisées. Les avancées technologiques en matière de drones, de reconnaissance faciale et de robotique devraient continuer d'influencer le paysage de la sécurité privée en Australie.

Canada

Véhicule de sécurité et agent à Montréal, Québec

Au Canada, la sécurité privée relève de la compétence des dix provinces et trois territoires du pays. Les dix provinces canadiennes ainsi que l'un de ses territoires (le Yukon) disposent d'une législation encadrant le secteur de la sécurité privée sous contrat[27]. Ces onze juridictions exigent que les sociétés fournissant des services d'agents de sécurité, ainsi que leurs employés, soient titulaires d'une licence. La plupart des provinces canadiennes réglementent l'usage de menottes et d'armes (comme les armes à feu et les matraques) par les sociétés de sécurité sous contrat et leurs employés, en interdisant purement et simplement un tel usage ou en ne l'autorisant que dans certaines circonstances. Par ailleurs, dans certaines provinces, certains termes, ou leurs variantes, sont interdits, de manière uniforme ou en auto-désignation[28]. Les lois fédérales canadiennes restreignent également la capacité des agents de sécurité à être armés. Par exemple, l'article 17 de la Loi sur les armes à feu fait de la possession, par toute personne — y compris un agent de sécurité —, d'armes à feu prohibées ou à autorisation restreinte (c'est-à-dire des armes de poing), en dehors de son domicile, une infraction. Deux exceptions à cette interdiction figurent aux articles 18 et 19 de la loi. L'article 18 porte sur le transport des armes à feu, tandis que l'article 19 permet à certaines personnes de porter de telles armes sur elles pour protéger leur propre vie ou celle d'autrui, ou dans l'exercice de leur profession (convoyeurs de fonds blindés, trappeurs titulaires d'une licence), sous réserve de l'obtention préalable d'une autorisation de port (Authorization to Carry, ATC)[29].

Colombie-Britannique

La sécurité privée dans la province de Colombie-Britannique est régie par deux textes législatifs : la Security Services Act[30] et le Security Services Regulation[31]. Ces textes sont administrés et appliqués par la Security Programs and Police Technology Division[32] du ministère de la Sécurité publique et du Solliciteur général. La législation impose que les agents soient âgés d'au moins 19 ans, fassent l'objet d'un contrôle du casier judiciaire, et suivent une formation[33]. Concernant les armes, la législation de la Colombie-Britannique en restreint sévèrement l'usage par les agents de sécurité. L'article 11(1)(c) du Security Services Regulation interdit au personnel de sécurité de porter ou d'utiliser tout « objet conçu pour immobiliser ou maîtriser une personne ou un animal », une notion que le gouvernement interprète comme englobant toutes les armes. En outre, l'article 11 interdit au personnel de sécurité privée d'utiliser ou de porter des moyens de contrainte tels que des menottes, sauf autorisation du gouvernement. Toutefois, comme ailleurs au Canada, les convoyeurs de fonds blindés sont autorisés à porter des armes à feu. Par le passé, seul le personnel employé par des sociétés de sécurité sous contrat était réglementé en Colombie-Britannique. Cependant, depuis le 1er septembre 2009, les agents de sécurité internes et les détectives privés relèvent également de la Security Services Act et du Security Services Regulation. Les gardes du corps et les videurs, depuis le 1er novembre 2009, sont eux aussi soumis à cette réglementation[34].

Europe

Agents de sécurité Securitas en Norvège

Finlande

En Finlande, tous les agents de sécurité sous contrat (en finnois vartija, en suédois väktare) doivent être titulaires d'une licence délivrée par la police. Une licence temporaire est valable 4 mois, une licence standard 5 ans. La licence exige un minimum de 40 heures de formation pour la licence temporaire, et 80 heures supplémentaires pour la licence normale. Un contrôle de sécurité restreint est également requis. Le cursus de 40 heures ne permet pas à l'agent de porter un équipement spécial, comme une matraque ou des menottes. Les agents doivent suivre le cursus de 80 heures pour pouvoir les porter. Une formation distincte, avec licence propre, est requise pour porter du gaz poivré, une matraque télescopique ou une arme à feu. Des entraînements sur l'usage des armes sont obligatoires chaque année et réglementés par le ministère de l'Intérieur, afin de garantir un maniement sûr du gaz poivré et des équipements similaires. Les armes à feu ne peuvent être portées que par les gardes du corps et les convoyeurs de fonds (cash-in-transit), ou lors de la protection d'une personne ou d'un lieu d'intérêt public[35]. En Finlande, un agent de sécurité a le droit d'appréhender une personne prise « en flagrant délit », c'est-à-dire surprise en train de commettre une infraction, et de la fouiller à la recherche d'objets dangereux ou d'armes. Une personne ainsi appréhendée de force ne peut être remise en liberté que par la police. Toutes les sociétés fournissant des services d'agents de sécurité doivent également être titulaires d'une licence valide délivrée par le ministère de l'Intérieur[36].

France

En France, les agents de sécurité doivent être titulaires d'une carte professionnelle délivrée par le ministère de l'Intérieur. La carte est délivrée à l'issue d'une formation de 175 heures, pouvant être complétée par une spécialisation (par exemple : cynophile, armes à feu, sûreté maritime, etc.). Les anciens membres des forces de l'ordre et les militaires peuvent demander des dispenses partielles ou totales pour la délivrance de la carte[37]. La carte d'agent de sécurité est valable 5 ans, son renouvellement étant soumis à des obligations de formation continue.

Pays-Bas

Aux Pays-Bas, les agents de sécurité (beveiligingsbeambte) doivent faire l'objet d'un contrôle du casier judiciaire effectué par le service de police local de la zone où est implantée la société de sécurité privée. Pour devenir agent de sécurité aux Pays-Bas, une personne doit suivre la formation de base de niveau 2, dite Beveiliger 2, qui offre plusieurs spécialisations telles que la sûreté aéroportuaire, la sûreté portuaire, la sécurité des biens, ou la surveillance mobile. Il existe en outre des formations spécifiques pour certaines spécialisations, comme la protection rapprochée (garde du corps), les enquêtes privées, ou la sécurité événementielle, pour lesquelles la formation de base Beveiliger 2 n'est pas nécessaire. Pour achever la formation de base, un stagiaire doit effectuer un stage de trois mois auprès d'une société de sécurité privée ou d'une entreprise fournissant des services de sécurité, agréée par le svpb, l'organisme supervisant les examens de sécurité. Un stagiaire agent doit obtenir son diplôme dans un délai d'un an. En cas d'échec, il n'est pas autorisé à travailler tant qu'il n'a pas terminé sa formation et réussi l'examen. Après un résultat positif, une nouvelle carte de sécurité peut être délivrée, valable 3 ans ; à l'issue de cette période, l'agent doit faire l'objet d'un nouveau contrôle par la police locale pour renouveler sa carte. Les agents de sécurité aux Pays-Bas ne sont pas autorisés à porter des armes ni des menottes. Tout agent de sécurité en uniforme aux Pays-Bas doit arborer le symbole « V » sur son uniforme, indiquant qu'il s'agit d'un agent privé ; cette règle est imposée par le ministère de la Justice. Les uniformes de sécurité ne doivent pas ressembler à ceux de la police et ne peuvent comporter aucun insigne de grade. Les couleurs jaune et or sont interdites, car la police néerlandaise utilise des touches dorées sur ses uniformes ; le port d'une casquette d'uniforme est également interdit. Le ministère de la Justice doit approuver tout nouveau modèle d'uniforme ou ajout avant son utilisation. Un véhicule de patrouille ne peut pas ressembler à un véhicule de police à bandes. Les seuls agents de sécurité privée autorisés à porter des armes à feu sont ceux travaillant pour l'armée ou pour la Banque nationale néerlandaise (De Nederlandsche Bank), qui détient les réserves d'or nationales. Les agents de sécurité aux Pays-Bas peuvent travailler pour une société de sécurité spécifique ou pour un service de sécurité interne à une entreprise (Bedrijfsbeveiligingsdienst). Depuis 2018, le secteur de la sécurité aux Pays-Bas a vu émerger une tendance à privilégier l'accueil (hospitality) dans les services de sécurité.

Norvège

Agent de sécurité avec véhicule en Norvège

En Norvège, les agents de sécurité sont appelés « Vektere ». Il existe deux types de vektere — les agents ordinaires, en uniforme ou en civil, qui surveillent les propriétés privées et semi-publiques, et les vektere employés par l'État, qui travaillent dans des lieux publics tels que le Parlement. La loi accorde aux agents de sécurité du Parlement des pouvoirs d'intervention plus étendus que ceux des agents de sécurité privée. Les agents de sécurité doivent suivre cinq semaines de formation ainsi qu'un stage. Il est également possible de choisir la sécurité comme filière au lycée, ce qui requiert deux ans d'études et deux ans de stage rémunéré dans des entreprises privées, débouchant sur un certificat délivré par l'État. Ce certificat facilite l'obtention d'un emploi et peut permettre une rémunération légèrement supérieure. Il facilite également l'accès à d'autres postes dans le secteur de la sécurité. Les agents de sécurité privée peuvent également obtenir ce certificat avec un minimum de 5 ans d'expérience professionnelle. Aucun agent de sécurité ne peut porter de gaz poivré, de matraque, ou tout autre type d'arme. En revanche, les menottes peuvent être utilisées. La Norges Bank (Banque de Norvège) a employé des agents de sécurité armés par l'État jusqu'à fin 2013, date à laquelle le ministre des Finances les a désarmés. Les agents de sécurité affectés à des navires naviguant dans des zones à haut risque de piraterie peuvent être équipés d'armes à feu. Les uniformes ne doivent pas ressembler à ceux portés par la police, bien que certains y ressemblent. L'uniforme doit porter la mention « VEKTER » ou « SIKKERHET » au-dessus de la poche de poitrine gauche. Un agent de sécurité, ou toute autre personne, peut appréhender ou arrêter quiconque enfreint la loi, dès lors que l'infraction est passible d'au moins six mois d'emprisonnement et d'une amende. La personne appréhendée doit être libérée ou remise aux autorités dans les quatre heures suivant l'arrestation. Les agents de sécurité affectés aux transports publics, tels que trains, métros, trams et bus, disposent également de certains pouvoirs en vertu de la loi sur les transports (Transportloven). Les agents de sécurité peuvent dresser des amendes forfaitaires pour infraction au stationnement dans des zones désignées, ainsi qu'à l'encontre de passagers voyageant sans titre de transport valide. Un agent de sécurité ne peut fouiller (palper) une personne que pour prévenir l'usage d'une arme, ou de tout objet pouvant servir d'arme, ou pour le confisquer. En 2006, certains agents de sécurité (Vakt Service/Nokas) ont bénéficié d'une formation étendue et d'une autorité policière limitée pour transporter des détenus entre les cellules de garde à vue, les prisons et les tribunaux. À la suite d'un tollé du syndicat de police, ce dispositif a été abandonné après quelques mois. Outre les « vektere » classiques, il existe également une branche spéciale, les « Ordensvakter », qui travaillent typiquement comme videurs ou agents de sécurité lors de concerts et d'événements similaires. Les Ordensvakter doivent suivre une semaine de formation supplémentaire pour apprendre à gérer les personnes en état d'ivresse ou sous l'emprise de diverses substances. Ils étudient également la législation norvégienne sur l'alcool (plutôt stricte). Chaque Ordensvakt doit être approuvé par le service de police local. Ces réglementations spécifiques sont apparues à la suite d'événements survenus dans les années 1990, lorsque les videurs avaient mauvaise réputation, en particulier à Oslo, pour leur brutalité excessive envers les personnes. À l'époque, la police n'exerçait aucun contrôle sur les personnes travaillant comme videurs. Depuis la mise en place par le gouvernement d'une formation et de cartes d'identité obligatoires délivrées par la police pour les videurs, les problèmes ont diminué. La police d'Oslo indique que les Ordensvakter contribuent désormais à identifier des infractions qui, sinon, ne seraient pas signalées. En 2013, en raison d'un nombre élevé de viols et de vols avec violence, la ville d'Oslo (Oslo Kommune) a engagé une société de sécurité privée (Metro Garda) pour patrouiller dans les quartiers du centre-ville à forte population immigrée. Cette patrouille a eu un effet positif, et la ville a, en plus des agents de Metro Garda, désormais recruté ses propres agents appelés Bymiljøetaten (service municipal de l'environnement). Les municipalités norvégiennes ne sont pas autorisées à former leur propre « police ». La seule force de police en Norvège est la police nationale (politiet). En 2007, plusieurs agents de la société Securitas AB ont été arrêtés pour brutalité envers un voleur qu'ils avaient appréhendé dans une rue principale d'Oslo. La scène, filmée par des passants avec un téléphone portable, a suscité un tollé public, de nombreuses personnes dénonçant la manière dont les agents de sécurité s'étaient fait justice eux-mêmes. Il est ensuite apparu que le voleur avait d'abord attaqué les agents de sécurité lorsqu'ils s'étaient approchés de lui, et les accusations de brutalité ont été abandonnées[38]. À la suite de cet épisode, la police a annoncé qu'elle serait plus vigilante lors des contrôles du casier judiciaire des agents de sécurité. Avant 2007, les agents de sécurité étaient contrôlés lors de leur candidature à un poste, mais pas pendant qu'ils exerçaient. Les sociétés de sécurité ont également été critiquées pour ne pas avoir suffisamment vérifié les casiers judiciaires, voire pas du tout dans certains cas. Désormais, les agents travaillant dans la sécurité privée doivent faire l'objet d'un contrôle annuel. La police a le pouvoir de retirer la licence d'une société qui ne transmettrait pas la liste de ses employés à la police. La police norvégienne a été largement critiquée pour n'avoir pas correctement contrôlé les agents, et même lorsqu'elle constate un problème concernant un agent, celui-ci peut continuer à travailler pendant des mois avant que quoi que ce soit ne soit fait. La société de sécurité G4S, après avoir été critiquée par la police pour avoir employé des criminels, a déclaré ne rien pouvoir faire face à ce problème, seule la police pouvant vérifier les casiers judiciaires des agents[39]. En 2012, les médias norvégiens ont rapporté que des policiers hors service et des soldats de la Garde territoriale (Home Guard) avaient des contrats d'emploi armé sur des navires civils dans le golfe d'Aden, et que les responsables de la police envisageaient des sanctions concernant l'emploi de policiers à ces fins[40]. Aujourd'hui, environ 15 000 personnes travaillent dans la sécurité privée en Norvège. La police compte quant à elle environ 10 000 employés au total. Sociétés notables : G4S Infratek ISS A/S (anciennement Personellsikring) NOKAS Securitas

Royaume-Uni

Licence SIA En vertu du Private Security Industry Act 2001, le Royaume-Uni impose à tous les agents de sécurité sous contrat d'être titulaires d'une licence valide délivrée par la Security Industry Authority (SIA)[41]. La licence doit être présentée en service. Une dispense peut toutefois être accordée aux détectives de magasin, gardes du corps et autres personnels devant pouvoir opérer sans être identifiés comme agents de sécurité (cette dispense n'est pas ouverte aux agents d'immobilisation de véhicules). Les licences sont valables trois ans et exigent de leurs titulaires qu'ils suivent une formation formelle et réussissent les contrôles obligatoires du Criminal Records Bureau. Les licences pour les agents d'immobilisation de véhicules sont valables un an. Absence de licence SIA Certaines personnes travaillant comme agents de sécurité « internes » n'ont pas besoin de licence SIA. « Interne » signifie qu'elles sont directement employées par l'entreprise ou les personnes qu'elles protègent, comme des supermarchés, plutôt que par une société de sécurité[42]. Il existe deux exceptions concernant les agents « internes » : la surveillance des entrées (door supervision) dans des établissements titulaires d'une licence de débit de boissons ; l'immobilisation de véhicules — applicable uniquement en Irlande du Nord. Ces deux activités nécessitent une licence SIA. Gardiennage non armé Le gardiennage armé et le port d'armes dans l'exercice de la fonction sont illégaux au Royaume-Uni, la quasi-totalité des citoyens étant interdits de porter la plupart des armes à feu (comme un pistolet) ou des armes offensives (comme une matraque). La liste des équipements interdits comprend : les matraques, les aérosols incapacitants (gaz poivré, spray OC), les armes à feu, les Tasers et pistolets à impulsion électrique. Toutefois, les agents peuvent porter des menottes et des liens d'entrave pour les jambes et les bras[43],[44] (bien que cela reste rare, les motifs autorisant leur usage étant restreints), et certains peuvent porter des gilets résistants aux coups de couteau (comme les convoyeurs de fonds)[45].

Hong Kong

Guetteur en service dans un immeuble résidentiel à Hong Kong

À Hong Kong, le terme Security Officer désigne un membre du personnel senior supervisant une équipe d'agents de sécurité. Le personnel travaillant sous la supervision de ces security officers est appelé security guards.

Législation

Avant le 1er octobre 1996, le personnel de sécurité privée était réglementé par la Watchmen Ordinance (chapitre 299). Ce régime posait toutefois de nombreux problèmes — par exemple, rien ne restreignait la création de sociétés de sécurité privée fournissant des services de sécurité à des clients. De même, aucune réglementation n'encadrait les personnes installant des systèmes de sécurité. Certains employeurs recrutaient des « gardiens d'immeuble » (caretakers) plutôt que des agents de sécurité afin de contourner leurs obligations au titre de l'ordonnance (par définition, les caretakers sont censés fournir des services de gestion des installations, bien que les services de sécurité fournis aux immeubles résidentiels comportent certains aspects de gestion des installations). En conséquence, le gouvernement de Hong Kong a promulgué une nouvelle loi, la Security and Guarding Services Ordinance (chapitre 460), remplaçant la Watchmen Ordinance. Selon la Security and Guarding Services Ordinance : Nul ne peut exercer, accepter d'exercer, ou se présenter comme exerçant ou disponible pour exercer un travail de sécurité pour le compte d'autrui, sauf : en vertu d'un permis ; ou autrement que contre rémunération[46]. Le travail de sécurité désigne l'une quelconque des activités suivantes : garder un bien ; garder une personne ou un lieu afin de prévenir ou de détecter la commission d'une infraction ; (remplacé par 25 de 2000, art. 2) installer, entretenir ou réparer un dispositif de sécurité ; concevoir, pour des locaux ou un lieu particulier, un système intégrant un dispositif de sécurité. Un dispositif de sécurité désigne un dispositif conçu ou adapté pour être installé dans des locaux ou un lieu, à l'exception d'un véhicule, aux fins de détecter ou d'enregistrer : (modifié par 25 de 2000, art. 2) la commission d'une infraction ; ou la présence d'un intrus ou d'un objet que des personnes ne sont pas autorisées, pour des raisons de sécurité, à introduire dans les locaux ou le lieu concernés, ou dans tout autre lieu[47].

Singapour

Les agents de sécurité à Singapour sont strictement réglementés et supervisés par la police de Singapour (SPF). Des sociétés de sécurité tant nationales qu'internationales opèrent à Singapour[48]. Certaines conditions doivent être remplies pour devenir agent de sécurité titulaire d'une licence. Celles-ci incluent, entre autres[48] : être âgé d'au moins 18 ans ; avoir suivi avec succès un programme de formation obligatoire dans un centre de formation agréé ; ne pas avoir de casier judiciaire. La licence d'un agent de sécurité doit être approuvée par le Police Licensing and Regulatory Department (PLRD), et est renouvelable tous les 5 ans. Les grades des agents de sécurité à Singapour sont organisés de manière similaire à ceux d'une force de police. En 2023, il existe cinq grades standardisés, la promotion reposant sur l'ancienneté de l'agent et le nombre de formations obligatoires qu'il a suivies pour chaque grade. Ces grades suivent également un modèle de salaire progressif. Agent de sécurité (Security Officer, SO) Agent de sécurité senior (Senior Security Officer, SSO) Superviseur de sécurité (Security Supervisor, SS) Superviseur de sécurité senior (Senior Security Supervisor, SSS) Chef de la sécurité (Chief Security Officer, CSO) Des grades supérieurs, de niveau cadre, existent également, un diplôme universitaire étant souvent requis pour ces postes. Ces grades comprennent : Cadre de sécurité (Security Executive, SE) Responsable des opérations (Operations Manager, OM) Cadre des opérations (Operations Executive, OE)

Qualification

Les conditions de qualification pour les agents de sécurité varient selon les pays. Certaines exigences doivent être satisfaites avant de pouvoir postuler à cet emploi.

Hong Kong

Un groupe d'agents de sécurité avant leur prise de service à Hong Kong

Tout candidat souhaitant obtenir un permis de personnel de sécurité (Security Personnel Permit, SPP) doit : résider à Hong Kong depuis au moins 5 ans (cette exigence a pu être modifiée depuis) ; ne pas avoir de casier judiciaire ; être âgé d'au moins 17 ans au moment du dépôt de sa candidature ; avoir suivi avec succès une formation obligatoire de 16 heures et obtenu le certificat correspondant ; si le candidat est âgé de plus de 65 ans, fournir un bilan de santé.

Permis

Le permis de personnel de sécurité se décline en quatre types : A, B, C et D. Les titulaires d'un permis de type A sont autorisés à travailler dans un immeuble résidentiel isolé (« single-block* ») ; ils ne sont pas autorisés à porter d'armes à feu — aucune limite d'âge. Les titulaires d'un permis de type B sont autorisés à travailler dans tout type de bien immobilier, mais ne sont pas non plus autorisés à porter d'armes à feu. La limite d'âge de ce permis est fixée à 70 ans. Le titulaire d'un permis de type C est autorisé à exercer en tant qu'agent armé (généralement, il s'agit de membres d'équipages de véhicules de transport de fonds). La limite d'âge de ce permis est fixée à 55 ans. Le titulaire d'un permis de type D est autorisé à concevoir, installer et réparer des dispositifs de sécurité — sans limite d'âge maximale. Le permis est valable cinq ans. Tous les titulaires doivent le renouveler avant son expiration, faute de quoi ils perdent leur droit de travailler jusqu'à son renouvellement. Les services de sécurité de type A et B sont progressivement intégrés aux services de gestion immobilière, bien que la frontière entre ces deux secteurs demeure floue.

Pouvoir d'arrestation

Les agents de sécurité à Hong Kong ne disposent d'aucun pouvoir d'arrestation particulier au-delà de celui d'un simple citoyen, c'est-à-dire l'arrestation citoyenne, également appelée localement « pouvoir d'arrestation de l'article 101 » (101 arrest power). L'article 101 de la Criminal Procedure Ordinance dispose qu'un particulier peut arrêter un contrevenant dans certaines circonstances, si celui-ci tente de commettre une infraction donnant lieu à arrestation. Une fois l'arrestation effectuée, le suspect doit être remis à un poste de police dans les meilleurs délais. Une infraction donnant lieu à arrestation est définie comme toute infraction passible d'une peine de plus de 12 mois d'emprisonnement. Le personnel de sécurité n'est pas autorisé à fouiller autrui ni à obtenir des informations personnelles, sauf dans des circonstances spécifiques.

Israël

En Israël, la quasi-totalité des agents de sécurité portent une arme à feu, principalement pour prévenir les attentats terroristes. La grande majorité d'entre eux sont d'anciens militaires. Les agents de sécurité sont omniprésents : ils effectuent des contrôles d'entrée dans les centres commerciaux, les terminaux de transport, les bâtiments publics et gouvernementaux, ainsi que dans de nombreux commerces. De nombreux lieux à forte fréquentation, comme la gare routière centrale de Jérusalem, utilisent des appareils à rayons X pour contrôler les bagages des passagers ; ailleurs, les sacs sont ouverts et inspectés visuellement. Depuis 2009, des sociétés d'agents de sécurité privées, comme Mikud, ont également remplacé les forces de sécurité officielles à certains points de contrôle situés en Cisjordanie et à sa frontière, ainsi qu'aux points de passage vers la bande de Gaza. Les agents de sécurité doivent suivre une formation obligatoire et être titulaires d'un certificat valide pour exercer, et doivent présenter ce certificat lorsqu'ils exercent leurs pouvoirs, par exemple pour fouiller une personne ou exiger une pièce d'identité. Cette formation est dispensée par des organismes privés spécialement agréés, sous la supervision de la police israélienne ou, plus rarement, du Shin Bet. S'il est armé, l'agent doit, comme tout autre citoyen, être titulaire d'un permis de port d'arme. La société employant l'agent doit également être titulaire d'un agrément et, si l'agent est armé, d'un agrément général spécifique pour le stockage et l'usage d'armes à feu.

Pouvoirs

Fouille et saisie — fouiller une personne et ses effets, et confisquer les biens illicites. Contrôle d'accès — empêcher une personne d'entrer ou l'expulser, y compris par le recours à la force. Identité — le droit d'exiger une pièce d'identité et d'employer une force raisonnable si elle n'est pas produite. Détention — comparable à une arrestation citoyenne : l'agent peut détenir une personne, à charge pour lui de la remettre à la garde de la police.

Malaisie

Agents de sécurité au KK Times Square, à Kota Kinabalu.

Le secteur de la sécurité privée est réglementé par le ministère de l'Intérieur (Kementerian Dalam Negeri). Depuis 2018, toutes les sociétés de sécurité privée en Malaisie doivent faire suivre à un minimum de 80 % de leurs employés une formation certifiée d'agent de sécurité (Certified Security Guard Training Course)[49] afin d'obtenir l'approbation nécessaire au renouvellement de leur licence d'agence privée. La Malaisie péninsulaire autorise le recours à des agents de sécurité Népalais, alors que la politique d'immigration de la Malaisie orientale n'autorise pas l'emploi de travailleurs étrangers dans le secteur de la sécurité.

Afrique du Sud

Agents de sécurité privée à Johannesburg pendant la Coupe du monde de football 2010.

Les agents de sécurité, comme l'ensemble du secteur de la sécurité privée, sont réglementés par la loi n° 56 de 2001, Private Security Industry Regulation Act[50].

États-Unis

Les agents de sécurité privée sont plus nombreux que les officiers de police depuis les années 1980, soit avant même la préoccupation accrue pour la sécurité née des attentats du 11 septembre 2001. Les plus d'un million d'agents de sécurité sous contrat, auxquels s'ajoute un nombre équivalent d'agents estimés travailler directement pour des entreprises américaines, représentent un effectif bien supérieur aux près de 700 000 agents des forces de l'ordre assermentés aux États-Unis[51]. La plupart des États exigent une licence pour exercer en tant qu'agent de sécurité[1]. Cette licence peut inclure un contrôle du casier judiciaire ou des exigences de formation obligatoire. Les agents de sécurité disposent des mêmes pouvoirs d'arrestation qu'un simple citoyen, ce que l'on désigne par « arrestation par une personne privée » (private person arrest), « arrestation par toute personne » (any person arrest), ou arrestation citoyenne. Si des armes sont portées, des permis et formations supplémentaires sont généralement requis. Le personnel de sécurité armé est en général employé pour protéger des sites sensibles, notamment des installations gouvernementales et militaires, des transports de fonds blindés, des casinos, des banques et autres établissements financiers, ainsi que des centrales nucléaires. Cependant, la sécurité armée devient rapidement une norme pour les agents en patrouille motorisée et pour de nombreux autres sites non gouvernementaux. Les responsabilités des agents de sécurité aux États-Unis s'élargissent progressivement. Par exemple, on observe une tendance croissante au recours à la sécurité privée pour assurer des services auparavant fournis par les services de police. James F. Pastor examine les questions juridiques de fond et de politique publique liées directement ou indirectement à la fourniture de services de sécurité. La logique de prestataires de services alternatifs ou complémentaires peut être illustrée par ces exemples. Le recours à la police privée présente un intérêt particulier, car les propriétaires de biens ou d'entreprises peuvent directement contracter des services de sécurité publique, ce qui soulage d'autant les budgets municipaux. Enfin, les fonctions de police privée peuvent s'adapter avec souplesse à la situation financière, organisationnelle, politique ou autre du client[52]. Arizona — Les sociétés de sécurité titulaires d'une licence sont tenues de fournir huit heures de formation préalable à l'affectation à toute personne employée en tant qu'agent de sécurité, avant qu'elle n'exerce cette fonction[53]. Un programme est fixé par l'État et doit obligatoirement être enseigné ; il doit notamment couvrir le droit pénal et les règles d'arrestation, la tenue et la présentation, les communications, l'usage de la force, les procédures générales de sécurité, la préservation des scènes de crime, la déontologie et l'intervention initiale[54].

Un véhicule de patrouille ADT Bel-Air

Californie — Les agents de sécurité doivent obtenir une licence du Bureau of Security and Investigative Services (BSIS), rattaché au département des Affaires des consommateurs de Californie. Les candidats doivent être âgés d'au moins 18 ans, faire l'objet d'un contrôle du casier judiciaire auprès du ministère de la Justice de Californie (DOJ) et du Federal Bureau of Investigation (FBI), et suivre une formation obligatoire de 40 heures. Cette formation est répartie en plusieurs modules et échéances. Le premier module comprend 8 heures d'enseignement défini par le BSIS sur les pouvoirs d'arrestation et l'usage approprié de la force. Le certificat correspondant est requis pour pouvoir demander une licence individuelle d'agent (guard card). Puis, dans les 30 jours suivant l'obtention de cette licence individuelle, l'agent doit suivre 16 heures de formation réparties entre modules obligatoires et modules optionnels. Enfin, dans les 6 mois suivant l'obtention de sa licence, il doit suivre 16 heures supplémentaires de formation, également réparties entre modules obligatoires et optionnels. Les agents de sécurité californiens doivent également suivre 8 heures de formation annuelle de renouvellement, agréée par le BSIS, sur des thèmes liés à la sécurité. La formation et l'examen peuvent être dispensés par tout exploitant de patrouille privée agréé ou par l'un des nombreux centres de formation certifiés. Cette formation peut se faire en salle ou en ligne[55],[56].

Un agent de prévention des pertes pour l'enseigne Target. Les agents de prévention des pertes ou de protection des actifs sont spécifiquement chargés de prévenir le vol à l'étalage et d'appréhender les auteurs.

La licence individuelle d'agent, en Californie, expire tous les deux ans et doit être renouvelée. Illinois — Les agents de sécurité de l'Illinois doivent être titulaires d'une carte d'enregistrement permanent d'employé valide (Permanent Employee Registration Card, dite « carte PERC »). Ils doivent également être âgés d'au moins 18 ans pour exercer en tant qu'agent de sécurité non armé, et d'au moins 21 ans pour exercer en tant qu'agent armé. Une carte valide d'identification du détenteur d'arme à feu (Firearm Owner's Identification Card, FOID) est également requise pour les agents de sécurité armés[57]. New Jersey — Depuis 2006, l'ensemble du personnel de sécurité employé par une « société d'agents de sécurité » fournissant des services de sécurité à d'autres entités sous contrat doit suivre un programme de formation certifié imposé par l'État. Cette loi, communément appelée SORA, constitue l'effort de l'État visant à améliorer la qualité du personnel de sécurité. Le personnel de sécurité employé par d'autres types d'entreprises n'a pas besoin de la certification SORA. Toutefois, les employés des casinos d'Atlantic City doivent être titulaires d'une carte d'enregistrement d'employé de casino (Casino Employee Registration) délivrée par l'État. Nouveau-Mexique — Depuis 2008, tous les agents de sécurité doivent faire l'objet d'un contrôle par le FBI et suivre un programme de formation certifié. Les agents portant une arme à feu doivent également suivre une formation complémentaire au maniement de l'arme, dispensée par un instructeur agréé, et réussir un examen psychologique. Le secteur de la sécurité est réglementé par la New Mexico Regulation and Licensing Division. La Nouvelle-Orléans, Louisiane — Le service de police de la ville de La Nouvelle-Orléans, conformément à la section 4-502 (2) (a) (b) de la charte d'autonomie municipale (Home Rule Charter) et au code municipal 17-271 MCS 90-86, confère aux agents de sécurité armés, détectives privés, policiers des campus universitaires, ainsi qu'aux agences municipales, étatiques et fédérales, dans les limites de la ville, un pouvoir de police limité en qualité d'officiers spéciaux de la police de La Nouvelle-Orléans (New Orleans Police Special Officers). Le code municipal 17-271 MCS 30-1122 dispose qu'il est illégal pour toute personne d'exercer une fonction de garde armé sans être un agent de la paix (Peace Officer). L'article R.S. 40:1379.1(b) de Louisiane dispose que l'officier spécial, lorsqu'il exécute les tâches nécessitant une commission d'officier spécial, dispose des mêmes pouvoirs et devoirs qu'un agent de la paix. Les officiers spéciaux peuvent procéder à une arrestation pour crime ou délit sur la propriété ou dans la zone qu'ils sont chargés de protéger, de patrouiller, ou en lien avec leur mission directe. L'officier spécial, lors d'une arrestation, peut palper la personne arrêtée à la recherche d'armes. Les officiers spéciaux doivent remettre les personnes arrêtées et les éléments de preuve pertinents à un policier de La Nouvelle-Orléans. Les officiers spéciaux doivent répondre à toute assignation liée à une arrestation effectuée et comparaître devant le tribunal pour témoigner. En dehors de toute mission particulière, les officiers spéciaux sont considérés comme de simples citoyens et ne disposent d'aucun pouvoir de police. Ils peuvent toutefois procéder à une arrestation pour crime, que celui-ci ait été commis en leur présence ou non, même en dehors de toute mission particulière, en vertu de l'article CCRP 214 de la loi de Louisiane relatif à l'arrestation par un particulier.

Agent de sécurité au 13ᵉ World Beer Festival annuel, à Durham, Caroline du Nord

Caroline du Nord — Les agents de sécurité de Caroline du Nord doivent s'enregistrer et être certifiés auprès du Private Protective Services Board (PPSB), l'autorité de sécurité privée relevant du département de la Justice de Caroline du Nord. Ce conseil a pour mission d'administrer les exigences de licence, d'enseignement et de formation applicables aux personnes, sociétés, associations et entreprises exerçant des activités de protection privée en Caroline du Nord. Le conseil est intégralement financé par des redevances, son personnel relève du ministère, et sa direction quotidienne est assurée par un directeur nommé par le procureur général de l'État (Attorney General). Il existe deux catégories d'agents : armés et non armés. Un agent non armé doit suivre une formation certifiée de 16 heures, tandis qu'un agent armé doit suivre des heures de formation supplémentaires en salle et réussir une qualification au tir avec l'arme qu'il portera en service. Oklahoma — Les agents de sécurité de l'Oklahoma sont agréés par le CLEET (Council on Law Enforcement Education and Training). Pour être agréé en tant qu'agent non armé, une personne doit être âgée d'au moins 18 ans, suivre 40 heures de formation en salle, et réussir un contrôle du casier judiciaire. Les agents armés doivent être âgés de 21 ans, suivre 40 heures de formation supplémentaires en salle, se qualifier avec leur arme, et réussir une évaluation psychologique. Oregon — Les agents de sécurité de l'Oregon doivent être agréés en tant qu'agent non armé, armé, ou professionnel de la sécurité événementielle par le département de la Sécurité publique, des Normes et de la Formation de l'Oregon pour pouvoir être employés dans la fourniture de services de sécurité. Les professionnels non armés et événementiels doivent être âgés d'au moins 18 ans, et les professionnels armés d'au moins 21 ans. Tous les professionnels de la sécurité doivent suivre un enseignement en salle, et les professionnels armés doivent également suivre un cours de tir de base. Les superviseurs et responsables suivent une certification complémentaire par formation en salle. Les agents de prévention des pertes doivent être titulaires d'une certification, armée ou non armée. Pennsylvanie — Aucune exigence de licence pour exercer en tant qu'agent de sécurité non armé. Cependant, toute personne portant une arme à feu ou une autre « arme létale » dans le cadre de son emploi doit être formée en qualité d'« agent certifié » (Certified Agent) et suivre une formation de 40 heures (incluant un passage au stand de tir) pour être certifiée à porter une arme en service, en vertu du Lethal Weapons Training Act (communément appelée certification « Act 235 »). Cette certification comprend un examen médical, un examen psychologique, une formation en salle, et une qualification sur un stand de tir au pistolet, avec le tir de 50 cartouches d'un calibre supérieur au .380 ACP. Les agents doivent également se qualifier avec un fusil à pompe. La certification est valable cinq ans ; à son terme, une formation de remise à niveau de huit heures doit être suivie, faute de quoi la certification est révoquée[58]. Caroline du Sud — Tous les agents de sécurité disposent de la même autorité et du même pouvoir d'arrestation que les adjoints du shérif, sur la propriété qu'ils sont rémunérés pour protéger, et sont considérés, selon le procureur général Alan Wilson, comme relevant des forces de l'ordre aux fins de procéder à des arrestations et de faire prêter serment à un mandat devant le juge de paix (magistrate)[59]. Les agents privés peuvent répondre à des appels de service, procéder à des arrestations, et utiliser des gyrophares[60] ainsi que des radars de circulation. Ils peuvent également être spécialement autorisés par la State Law Enforcement Division (SLED) à dresser des contraventions routières uniformes (Uniform Traffic Tickets) aux contrevenants[61]. Les agents de sécurité sont agréés ou enregistrés (selon le cas) par la SLED pour une durée d'un an. La formation des agents non armés est de 8 heures, à laquelle s'ajoutent 8 heures pour un permis d'arme de sécurité ou un permis d'arme de sécurité dissimulée. Des heures de formation supplémentaires doivent être justifiées pour les agents habilités à dresser des contraventions publiques ou privées, ainsi que pour les agents amenés à utiliser une matraque, du gaz poivré ou un Taser. Saint-Louis, Missouri — Les agents de sécurité doivent être agréés par le Département de police du comté de Saint-Louis ou le Département de police de Saint-Louis. Dans le comté de Saint-Louis, la formation des agents de sécurité consiste en une formation de deux jours et une formation de renouvellement annuelle. Les agents armés doivent s'entraîner au tir deux fois par an pour conserver leur statut d'agent armé. La licence du comté, dite « licence métropolitaine », est valable à la fois pour la ville et le comté de Saint-Louis[62]. Le site de la ville de Saint-Louis fournit l'ensemble des informations relatives aux exigences de licence, celles-ci étant identiques dans la ville et le comté[63]. Texas — Il existe trois types de licences d'agent de sécurité dans l'État du Texas. Chacune requiert un niveau de formation spécifique. L'ensemble de la formation et de l'agrément est réglementé par le Private Security Bureau, qui relève du Department of Public Safety[64]. Les trois types de licences sont :

Agent de sécurité non commissionné (niveau II)
Un agent non armé, tenu de porter un uniforme distinctif approuvé par le DPS. La fonction principale de ce type d'agent correspond à l'expression la plus associée à la sécurité : « Observer et signaler ». L'agent de sécurité est en général présent pour servir de témoin fiable.

Formation requise : le niveau II / agent non commissionné requiert 6 heures de formation en salle. Ce cours peut être dispensé par toute société agréée directement à ses nouvelles recrues. Le propriétaire, le responsable qualifié, ou un délégué de ce dernier, peut enseigner le cours. À l'issue de la formation, le candidat doit réussir un examen à choix multiples. Aucun prérequis n'est exigé pour ce cours ou cette licence[65]. Contrôle : vérification du casier judiciaire par le FBI et relevé électronique des empreintes digitales. Renouvellement : versement des frais de renouvellement tous les deux ans. Aucun cours de renouvellement n'est requis.

Agent de sécurité commissionné (niveau III)
Véhicule de patrouille utilisé par Priority Protection & Investigations, au Texas
Un agent de sécurité commissionné porte ouvertement une arme de poing[66] et peut également porter une matraque[67], un aérosol chimique (gaz OC)[68], un Taser, etc. Les agents commissionnés doivent également porter un uniforme distinctif approuvé par le DPS[69] et ne peuvent en aucun cas dissimuler leur arme en service et/ou en uniforme[70]. La fonction principale de ce type d'agent est de prévenir et de dissuader activement la criminalité. « Observer et signaler » devient une fonction secondaire, l'agent étant chargé de protéger activement les clients et les biens conformément aux procédures du client ainsi qu'au droit fédéral et étatique.

Formation requise : le niveau III / agent commissionné requiert un cours de 40 heures. Cette formation comprend un enseignement en salle, des techniques de défense, le menottage et une formation au tir. À l'issue du cours, le candidat doit réussir un test d'aptitude au tir et un examen à choix multiples. Cette licence requiert d'avoir déjà suivi le cours de niveau II. Ce cours ne peut être enseigné que par un instructeur de niveau III agréé, exerçant au sein d'une école de formation à la sécurité de niveau III agréée par l'État[71]. Contrôle : vérification du casier judiciaire par le FBI et relevé électronique des empreintes digitales. Renouvellement : versement des frais de renouvellement et justification de l'achèvement d'un cours de remise à niveau de 6 heures, enseigné par un instructeur de niveau III au sein d'une école de niveau III. Ce cours de remise à niveau requiert la réussite d'un examen à choix multiples et d'une qualification au tir. Cette procédure s'effectue tous les deux ans.

Agent de protection rapprochée (niveau IV)
Un agent de protection rapprochée (Personal Protection Officer, PPO) protège directement la vie de son client. Les PPO sont le seul type de licence autorisant le port de vêtements civils en service. Les PPO en civil DOIVENT dissimuler leur arme à feu, et sont le seul type de licence autorisé à le faire. La licence de niveau IV / agent de protection rapprochée est liée à la licence de niveau III / agent commissionné. Pour délivrer une licence de PPO, le candidat doit en faire la demande simultanément à sa licence de niveau III / agent commissionné, ou être déjà titulaire de cette dernière. Les licences de niveau III et IV de l'agent de sécurité partagent également la même date d'expiration, indépendamment de leur date de délivrance respective.

Formation requise : le niveau IV / agent de protection rapprochée requiert un cours de 15 heures portant sur des éléments de droit complémentaires, des techniques de défense, des considérations propres à la protection rapprochée d'un client, et une formation au gaz OC. Cette licence requiert d'avoir déjà suivi les cours de niveau II et III. Ce cours ne peut être enseigné que par un instructeur de niveau IV agréé, exerçant au sein d'une école de formation à la sécurité de niveau IV agréée par l'État[72]. Contrôle : vérification du casier judiciaire par le FBI et relevé électronique des empreintes digitales. Examen psychologique : outre la formation et le contrôle du casier judiciaire, un PPO doit également se soumettre à un test MMPI (test psychologique) administré par un psychologue agréé au Texas[73]. Renouvellement : versement des frais de renouvellement et présentation d'une licence de niveau III / agent commissionné en cours de validité, ou d'un renouvellement en instance de cette licence.

Un gardien de musée en 1935

Virginie — Depuis les années 1980, les agents de sécurité de Virginie doivent être certifiés par le DCJS (Department of Criminal Justice Services, la même agence qui certifie les officiers des forces de l'ordre)[74]. Pour être certifié en tant qu'agent de sécurité non armé, il faut suivre 18 heures de formation en salle avec un instructeur certifié, afin d'obtenir cette carte. Cette formation doit être suivie dans les 90 jours suivant l'embauche par une société de sécurité. Tous les deux ans, la carte doit être renouvelée en suivant une session de formation continue avec un instructeur certifié. Pour être certifié en tant qu'agent de sécurité armé, il faut suivre 24 heures supplémentaires de formation au maniement d'armes à feu, 8 heures de formation à la procédure d'arrestation légale, et se qualifier avec le type et le calibre d'arme que l'on entend porter. Les mentions « armes à feu » doivent être renouvelées chaque année en suivant une formation continue et en réussissant une qualification au tir. Les agents de sécurité armés certifiés sont habilités par le code de l'État à procéder à des arrestations[75] pour toute infraction commise en leur présence pendant leur service, sur le lieu qu'ils sont employés à protéger. Les agents non armés ne disposent d'aucun pouvoir d'arrestation. La loi de l'État leur accorde également le pouvoir de délivrer une convocation à comparaître devant le tribunal[76] pour crimes et délits. La Virginie permet également aux agents de sécurité de suivre 40 heures de formation supplémentaires afin d'être certifiés « gardiens de la paix » (Conservators of the Peace, police spéciale) pour le compte de la société qui les emploie. Cette nomination est prononcée par un juge de la cour de circuit (Circuit Court), l'agent étant alors assermenté et disposant des pouvoirs d'un officier de police sur la propriété où il travaille, ainsi que du devoir légal d'agir en cas de crime constaté et de la faculté de poursuivre les criminels en fuite. Ces agents assermentés sont également autorisés à utiliser des sirènes et des gyrophares rouges. Ceux qui utilisent des équipes cynophiles, travaillent comme répartiteurs, agents d'intervention sur alarme, détectives privés, instructeurs, chasseurs de primes, convoyeurs de fonds blindés et spécialistes de la protection rapprochée sont réglementés par le DCJS, qui encadre également d'autres catégories de formation avec des exigences supplémentaires. Tous ces postes nécessitent un contrôle par la police d'État de Virginie et le FBI.

Australie

En Australie, les réglementations et restrictions applicables au secteur de la sécurité privée varient selon les États. Dans l'État de Victoria, les personnes employées dans le secteur de la sécurité privée, ou souhaitant y être employées, doivent être titulaires d'une « licence de sécurité privée » (Private security licence) valide, qui les qualifie et précise les activités qu'elles sont autorisées à exercer. Les licences de sécurité privée à Victoria sont délivrées et gérées par la division des licences et de la réglementation de la police de Victoria (Victoria Police Licensing and Regulation Division)[77]. La liste des activités relevant d'une licence de sécurité privée à Victoria comprend : agent de sécurité ; contrôleur de foule ; garde du corps ; enquêteur.

Police

Le personnel de sécurité n'est pas composé de policiers, sauf s'il s'agit de police de sécurité. Le personnel de sécurité tire ses pouvoirs des lois étatiques ou provinciales, qui lui permettent de conclure un accord contractuel avec des clients lui conférant des pouvoirs d'« agent du propriétaire » (Agent of the Owner). Cela inclut un pouvoir quasi illimité d'interroger, sans être soumis aux exigences de cause probable qui contraignent fréquemment les officiers des forces de l'ordre publiques. En substance, les agents de sécurité assurent la protection des biens ou des personnes privées contre des dangers, tandis que les officiers de police protègent des communautés entières en faisant appliquer les lois et en procédant à l'arrestation des auteurs présumés d'infractions. Certaines juridictions confèrent une commission ou une habilitation aux agents de sécurité, leur accordant des pouvoirs supplémentaires limités, en particulier lorsqu'ils sont employés pour protéger des biens publics, tels que les stations de transport en commun. Il s'agit d'un cas particulier, souvent propre à une juridiction ou une localité donnée. En outre, les agents de sécurité peuvent être appelés à agir en qualité d'auxiliaires des forces de l'ordre si un officier de police, un adjoint du shérif, ou un fonctionnaire similaire a un besoin immédiat d'assistance et ne dispose d'aucun renfort disponible. Certains agents de sécurité disposent effectivement de pouvoirs de police de réserve et sont généralement employés directement par des organismes gouvernementaux. Il s'agit typiquement de personnels des forces de l'ordre assermentés, dont les fonctions concernent principalement la sécurité d'une installation gouvernementale — un autre cas particulier. D'autres gouvernements locaux et étatiques concluent parfois des contrats spéciaux avec des agences de sécurité pour assurer des services de patrouille dans des espaces publics. Ce personnel est parfois désigné sous le nom d'« officiers de police privée ». Il arrive également que des officiers de police exercent une activité de personnel de sécurité en dehors de leur service, généralement pour un revenu complémentaire, notamment dans des emplois à risque tels que garde du corps ou videur à l'extérieur de boîtes de nuit. La police intervient lorsqu'une situation exige un degré d'autorité supérieur pour agir sur la base d'observations rapportées, que la sécurité n'est pas habilitée à traiter. Cependant, certains États accordent aux agents de sécurité titulaires d'une licence des pouvoirs d'arrestation complets, équivalents à ceux d'un adjoint du shérif. En 1976, la Commission consultative nationale sur les normes et objectifs de la justice pénale (National Advisory Commission on Criminal Justice Standards and Goals) de la Law Enforcement Assistance Administration déclarait :

Une ressource considérable, dotée d'effectifs nombreux, armée d'un large éventail de technologies, et dirigée par des professionnels ayant consacré toute leur vie d'adulte à apprendre à prévenir et à réduire la criminalité, n'a pas été mise à profit par les pouvoirs publics dans la lutte contre la délinquance. Le secteur de la sécurité privée, avec plus d'un million de travailleurs, des systèmes d'alarme sophistiqués et des dispositifs de protection périmétrique, des véhicules blindés, des mini-ordinateurs perfectionnés et des milliers d'experts hautement qualifiés en prévention de la criminalité, offre un potentiel de lutte contre la criminalité qu'aucun autre remède ou approche ne saurait égaler [...]. Sous-exploité par la police, quasiment ignoré par les procureurs et l'appareil judiciaire, et inconnu des services pénitentiaires, le professionnel de la sécurité privée pourrait bien être la seule personne, dans notre société, à disposer des connaissances nécessaires pour prévenir efficacement la criminalité[78].

À New York, le programme Area Police/Private Security Liaison a été mis en place en 1986 par le commissaire du NYPD et quatre anciens chefs de police travaillant dans le secteur de la sécurité privée, afin de promouvoir le respect mutuel, la formation croisée et le partage d'informations liées à la criminalité entre la police publique et la sécurité privée.

Tendances

Australie

En 2006, un rapport du Bureau australien des statistiques indiquait que le personnel de sécurité privée était plus nombreux que la police, avec 52 768 agents de sécurité à temps plein dans le secteur, contre 44 898 officiers de police. Toutefois, depuis l'adoption du Security Industry Regulation Act de 2007, ce nombre est retombé à moins de la moitié.

Bangladesh

Un agent de sécurité bangladais gardant un lotissement résidentiel de nuit

Au Bangladesh, les entreprises privées et les autorités de gestion résidentielle peuvent affecter des agents de sécurité. La demande d'agents de sécurité événementielle est élevée. La plupart des agents issus de sociétés de sécurité réputées reçoivent une formation sur le terrain, sont qualifiés au combat à mains nues, à l'usage des armes à feu, et à la gestion des situations d'urgence. L'usage d'armes à feu dans les métiers de la sécurité dépend de l'appréciation du gouvernement. Dans de nombreux cas, les agents ne sont recrutés que pour leur force physique et leur présence.

Royaume-Uni

La tendance au Royaume-Uni est à la polarisation. Le gardiennage humain (manned guarding), terme employé dans le secteur pour désigner les agents de sécurité les plus familiers au grand public, se divise vers deux extrêmes opposés : d'un côté un agent de sécurité hautement formé et bien rémunéré, de l'autre des agents rémunérés au salaire minimum ou à peine au-dessus, avec seulement la formation minimale exigée par la loi. Au sein du secteur « interne », où le personnel de sécurité n'est pas soumis à la licence prévue par le Private Security Industry Act 2001 (délivrée par la Security Industry Authority), la même divergence s'observe, certaines entreprises optant pour une sécurité interne afin de garder le contrôle de leurs normes, tandis que d'autres l'utilisent comme moyen d'accéder à une sécurité moins coûteuse et non réglementée. Dans de très rares cas, comme celui du Northern Ireland Security Guard Service, des agents de sécurité peuvent être assermentés (attested) en tant que constables spéciaux.

États-Unis

L'économiste Robert B. Reich, dans son ouvrage de 1991 The Work of Nations, affirmait qu'aux États-Unis, le nombre de gardes et d'agents de sécurité privée était comparable à celui des officiers de police publiquement rémunérés. Il utilisait ce phénomène comme exemple du retrait général des populations aisées des communautés existantes où les pouvoirs publics fournissent des services publics. À la place, les plus riches paient pour se doter de leurs propres services haut de gamme, au moyen d'associations volontaires et exclusives. À mesure que la résistance des contribuables a limité les budgets publics et que la demande de logements sécurisés dans des quartiers fermés a augmenté, ces tendances se sont poursuivies dans les années 1990 et 2000. Dans les suites des attentats du 11 septembre 2001, la tendance aux États-Unis est à une transformation discrète du rôle des agents de sécurité, qui deviennent des premiers intervenants (first responders) en cas d'attentat terroriste ou de catastrophe majeure. Cela s'est traduit par un allongement des heures de formation des agents, une formation supplémentaire aux tactiques antiterroristes, et un renforcement, dans certains États, des lois encadrant les sociétés de sécurité privée.

Histoire

Standing Guard

Les vigiles étaient des soldats chargés de garder la ville de Rome, souvent considérés comme à l'origine à la fois du personnel de sécurité et de la police. Leur mission principale était toutefois celle d'un corps de pompiers. Des gardes de nuit existent en Europe depuis au moins le Moyen Âge ; les villes fortifiées de l'Antiquité disposaient également d'agents de sécurité. Une chaise particulière est apparue en Europe à la fin du Moyen Âge, appelée « chaise du guetteur » (watchman's chair) ; cette chaise en bois non rembourrée avait une assise inclinée vers l'avant afin d'empêcher le guetteur de s'endormir pendant son service.

Exemples notables

En juin 1972, Frank Wills, agent de sécurité au complexe de bureaux du Watergate, à Washington, D.C., remarqua un morceau de ruban adhésif recouvrant le loquet d'une porte d'entrée de l'un des bâtiments, l'empêchant ainsi de se verrouiller. La police, que Wills a par la suite alertée, arrêta cinq hommes dans la partie du bâtiment occupée par le siège du Comité national démocrate (DNC). Les enquêtes et révélations qui suivirent — rendues possibles par les découvertes et les actions de Wills — conduisirent finalement à la démission du président Richard Nixon, dans ce que l'on appelle aujourd'hui le scandale du Watergate, considéré comme l'un des plus grands scandales politiques américains. Christoph Meili, veilleur de nuit dans une banque suisse, devint un lanceur d'alerte en 1997. Il révéla que la banque détruisait des documents relatifs aux fonds des victimes de l'Holocauste, dont l'argent devait être restitué aux héritiers des victimes. En 1999, l'agent de sécurité Pierlucio Tinazzi trouva la mort en tentant de secourir des victimes lors de l'incendie du tunnel du Mont-Blanc. En 2001, Gary Coleman, ancien enfant acteur, était employé comme agent de sécurité armé, titulaire de permis pour arme à feu et matraque délivrés par le Bureau of Security and Investigative Services de Californie, dans la région de Los Angeles. Alors qu'il faisait l'achat d'un gilet pare-balles pour son travail, Coleman agressa une chasseuse d'autographes. Coleman déclara s'être senti « menacé par son insistance » et l'avoir frappée à la tête[79]. Richard Jewell, agent de sécurité au Centennial Olympic Park d'Atlanta, en Géorgie, pendant les Jeux olympiques d'été de 1996, fut faussement accusé de l'attentat du Centennial Olympic Park. Jewell fut par la suite innocenté et fut en réalité celui qui sauva des centaines de vies en remarquant le premier le colis suspect et en ordonnant l'évacuation de la zone. Jewell obtint par la suite gain de cause dans plusieurs procès intentés contre des organes de presse ayant faussement rapporté qu'il était l'auteur de l'attentat. Joseph Trombino, agent de sécurité de la société Brink's, fut abattu et blessé lors du braquage de Brink's de 1981. Trombino survécut à ses blessures et continua à travailler pour Brink's pendant les vingt années suivantes ; il échappa de peu à la mort lors de l'attentat du World Trade Center de 1993, et fut tué lors des attentats du 11 septembre 2001 alors qu'il effectuait une livraison dans la tour nord du World Trade Center.

Syndicalisation

Canada

De nombreux agents de sécurité au Canada sont syndiqués. Les principaux syndicats représentant les agents de sécurité au Canada sont les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC)[80], section locale 333, et la section canadienne des Métallurgistes unis d'Amérique (USW). Contrairement aux restrictions légales en vigueur aux États-Unis, les commissions canadiennes des relations de travail acceptent d'accréditer des unités de négociation d'agents de sécurité au bénéfice d'un syndicat affilié au Congrès du travail du Canada (CTC), ou du même syndicat que celui représentant d'autres catégories d'employés.

Singapour

Les agents de sécurité à Singapour sont syndiqués au sein de l'Union of Security Employees (USE), affiliée au National Trades Union Congress (NTUC)[81].

États-Unis

En juin 1947, le Congrès des États-Unis adopta le Taft-Hartley Act, imposant de nombreuses restrictions aux syndicats. La section 9(B)(3) de cette loi interdit au National Labor Relations Board (NLRB) d'accréditer, aux fins de négociation collective, une unité mêlant des employés de sécurité à des employés n'exerçant pas de fonctions de sécurité. Cette disposition restreint la capacité des employés de sécurité à adhérer à un syndicat représentant également d'autres catégories d'employés. Ils peuvent faire partie d'un syndicat indépendant « exclusivement sécurité », non affilié à une quelconque coalition d'autres syndicats, telle que l'American Federation of Labor and Congress of Industrial Organizations (AFL-CIO). Un syndicat représentant également des employés non liés à la sécurité peut aussi représenter et négocier au nom des employés de sécurité, avec le consentement de l'employeur. Deux des plus importants syndicats d'agents de sécurité sont la Security, Police, and Fire Professionals of America (SPFPA) et la United Government Security Officers of America (UGSOA), mais le plus grand syndicat d'agents de sécurité est SEIU 32BJ, qui comptait, en 2018, plus de 30 000 agents de sécurité[82].

Security, Police, and Fire Professionals of America

En 1948, alors que les restrictions du Taft-Hartley Act étaient pleinement en vigueur, les agents de sécurité de la section locale 114 amalgamée du syndicat United Auto Workers (UAW), dans la région de Détroit, au Michigan, furent contraints de se scinder et de créer un « comité d'organisation des gardiens d'usine » distinct (Plant Guards Organizing Committee). Le NLRB jugea qu'en tant qu'affilié du CIO, ce comité était indirectement lié à des syndicats de production et donc inéligible à l'accréditation en vertu des nouvelles restrictions. Le comité fut alors contraint de se retirer entièrement du CIO et de former le syndicat indépendant United Plant Guard Workers of America. Dans les années 1990, ce syndicat avait évolué pour inclure de nombreux autres types d'agents de sécurité et changea de nom pour devenir la SPFPA.

United Government Security Officers of America

En 1992, l'UGSOA fut créée. Elle s'est spécialisée dans l'organisation des agents de sécurité gouvernementaux fédéraux, étatiques et locaux, mais est ouverte à la représentation d'autres types de personnel de sécurité depuis mai 2000.

Autres

Le Service Employees International Union (SEIU) a également cherché à représenter les employés de sécurité. Toutefois, le Taft-Hartley Act a compliqué ses efforts, dans la mesure où il représente également des concierges, des éboueurs et d'autres employés de services aux bâtiments.

Voir aussi

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