Agnes von Krusenstjerna

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Naissance
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Paroisse de Växjö (d) (Småland, Suède)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 45 ans)
Paroisse Hedwige-Éléonore (en) (Stockholm, Suède)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Agnes von Krusenstjerna
Biographie
Naissance
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Activité
Père
Ernst von Krusenstjerna (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Eva Sofia Hamilton (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
David Sprengel (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata

Agnes von Krusentjerna ([aŋːnəs fɔnˈkɹʉːsənʃæːŋa], née à Växjö, le et morte à Stockholm, le est une romancière et nouvelliste suédoise. Elle est une des figures les plus marquantes de la littérature suédoise de l'entre-deux-guerres. Ses écrits traitent de la folie, de l'émancipation des femmes et de sexualité. Elle est connue notamment pour les sept tomes de la série romanesque Fröknarna von Pahlen (sv) qui ont fait l'objet d'un des plus grands débats culturels de l'époque.

Jeunesse et famille

Agnes von Krusentjerna naît le à Växjö, dans la province du Småland, dans une famille aristocratique et conservatrice suédoise, qu'elle appelle plus tard "l'ancien monde". Sa mère Eva Hamilton est la petite-fille d'Erik Gustaf Geijer. Son oncle est le ministre Edvard von Krusenstjerna (sv) (1841-1907). Elle a trois frères. Elle est la plus jeune de la fratrie. La famille déménage en fonction des affectations du père Ernst von Krusenstjerna (sv) qui est militaire de carrière. La famille s'installe à Visby, puis Gävle, et à Hälsinge. Lorsque Ernst von Krusentjerna prend sa retraite, la famille déménage à Stockholm[1],[2].

Agnes von Krusenstjerna fréquente d'abord l'école de filles de Gävle puis le séminaire de formation des enseignants d'Anna Sandström à Stockholm, de 1909 à 1911. Dans la vingtaine, elle suit un cours de formation à l'école Benninge Hemskola, près de Strängnäs [1].

Plusieurs membres de la famille présentent des troubles psychiatriques[3]. Agnes von Krusenstjerna présente les premiers symptômes de trouble bipolaire dès l'adolescence, ce qui l'amène à interrompre ses études à l'âge de 17 ans. Elle est brièvement fiancée à un étudiant en médecine, Gerard Odencrantz de 1914 à 1915, mais elle tombe malade et est hospitalisée. A sa sortie d'hospitalisation, elle fréquente une école d'économie domestique et suit un cours de puériculture, pour se préparer au mariage mais, finalement, elle rompt ses fiançailles[1],[2].

Après une hospitalisation en 1918, elle voyage au Royaume-Uni avec son oncle et, ainsi qu'elle le raconte dans son journal, fait une fugue à Manchester avec un homme rencontré sur le bateau et perd sa virginité avec lui. Elle écrit qu'elle s'apprête à abandonner « [...] foyer, amour, une vie rangée – et à la place, l'incertitude, l'aventure, etc. Mais j'en ai assez de la noblesse, de la foi en Dieu et de la morale. » [2].

Elle épouse, en 1921, le critique littéraire et traducteur David Sprengel (sv), qui a 14 ans de plus qu'elle[1]. Leur mariage est marqué par des tensions et des rumeurs de divorce, mais ils vivent ensemble jusqu'à la mort d'Agnes von Krusenstjerna. David Sprengel met de côté ses propres projets d'écriture et se consacre à soutenir la carrière littéraire de sa femme[1].

En 1924, pendant la rédaction de la trilogie Tony, elle fait une fausse-couche qui l'affecte énormément. À plusieurs reprises, ses écrits laissent entendre qu'elle n'était pas une « vraie femme » car elle ne pouvait pas avoir d'enfants. Cette fausse couche a probablement aussi eu un impact décisif sur le thème central de la fertilité et de la stérilité dans son œuvre la plus ambitieuse, le roman Fröknarna von Pahlen[4].

Maison de'Agnes von Krusenstjernas à Gävle

Au début des années 1930, la maison du couple à Stockholm devient un lieu de rencontre et de fêtes animées pour la jeune génération d'écrivains, parmi lesquels figurent Gunnar Ekelöf, Eyvind Johnson, Ivar Lo-Johansson et Vilhelm Moberg. Dans les années 1920 et 1930, le couple fait plusieurs voyages en France, en Italie, en Grèce et en Espagne, où David Sprengel travaille notamment à des traductions de Jean-Jacques Rousseau tandis qu' Agnes von Krusenstjerna écrit ses romans[1].

Le mode de vie et les idées d'Agnes von Krusenstjerna vont à l'encontre des principes conservateurs dans lesquels elle a été élevée et finissent par entraîner une rupture entre elle et sa famille[1].

A la mort de son père en 1931, Agnes von Krusenstjerna entre dans un conflit concernant la succession et en vient à poursuivre sa propre mère pour faux[2].

Débuts littéraires

Agnes von Krusenstjerna souhaite écrire et vivre comme une femme libre, loin des conventions aristocratiques[1].

En 1917, à l'âge de 23 ans, elle publie un premier roman Ninas dagbok (sv) (Le journal de Nina), suivi, en 1918 de Helenas första kärlek (Le premier amour d'Helena). Tous deux sont des romans traditionnels pour jeunes filles décrivant le parcours amoureux et matrimonial de jeunes filles[4],[2]. À cette époque, elle s'inspire d'écrivains tels que Louisa May Alcott, Selma Lagerlöf, Charles Dickens et Zacharias Topelius[2].

Peu après sa maladie s'aggrave et elle est hospitalités pendant sept mois pour troubles psychiatriques à Solna où un diagnostic d'hystérie est posé, comme souvent pour les troubles mentaux féminins à cette époque. Tout au long de sa vie, elle séjourne dans des instituts spécialisés en soins psychiatriques, en Suède et à l'étranger[1],[2].

A cette époque, elle traduit des romans anglais et allemands et publie quelques nouvelles[1].

La trilogie Tony

Au début des années 1920, elle publie chez l' éditeur Albert Bonniers, une trilogie romanesque, inspiré de son histoire personnelle : Tony växer upp (1922, Tony grandit), Tonys läroår (1924, Les années d'école de Tony ) et Tonys sista läroår (1926, Les dernières années d’école de Tony). Elle y dépeint l’enfance et l’adolescence de Tony Hastfehr dans un milieu aisé, ses amitiés, son éveil sexuel et son expérience de la maladie mentale[5],[3].

Ce recueil est décrit comme la première œuvre de maturité d'Agnes von Krusenstjerna. Elle y aborde des thèmes tabous liés à la sexualité et la maladie mentale qui la suivront tout au long de sa carrière littéraire comme la découverte du corps de Tony à la puberté, un béguin adolescent pour deux filles et sa dépression nerveuse mais aussi la prostitution, le désir sensuel et la frustration sexuelle[5],[1].

Le succès critique est indéniable, et elle s'impose dès lors comme l'une des écrivaines les plus intéressantes de son époque[1].

Fröknarna von Pahlen (Les demoiselles de Pahlen)

Elle enchaîne avec la suite romanesque des Demoiselles von Pahlen publiée en sept volumes entre 1930 et 1935. Elle est souvent comparée aux romans de Marcel Proust et de Roger Martin du Gard en raison de son ampleur épique[1].

Les personnages principaux de cette chronique familiale sont Petra von Pahlen et sa nièce Angela, qu'elle a adoptée. Elle narre la vie de ces femmes, leur lutte contre les conventions sociales et idéologiques et leur quête d'autonomie et d'un amour égalitaire et propose une riche galerie de personnages et une multitude de relations amoureuses et amicales complexes[1]. Dans le dénouement de la série, un groupe de femmes fonde une communauté dans la ferme Eka de Petra. Angela, enceinte et ayant quitté le père de l'enfant, accouche de sa fille avec Petra à ses côtés, telle une seconde mère dans une scène familiale heureuse. La série Pahlen aborde des sujets tabous tels que l'amour lesbien, l'homosexualité masculine et l'inceste. Elle traite du désir féminin avec une grande crudité en totale opposition à l'idéal amoureux romanesque et le mythe du grand amour comme véritable but dans la vie des femmes[5],[6],[1]. Les Demoiselles von Pahlen ont des aspects balzaciens dans la description d'une société de classes, la détestation de la famille fermée, possessive et tyrannique, le mépris d'une religion officielle et d'une morale vides [3].

Les trois premiers tomes reçoivent un accueil assez favorable mais, sous l'influence du nazisme, des attaques ont lieu envers l'éditeur Albert Bonniers.Alors que les épreuves des quatrième et cinquième tomes sont déjà prêtes chez l'éditeur, celui-ci écrit ne pas oser « défier l'opinion pro-allemande en publiant ce que le public « respectable » commençait à considérer comme « dissipatif » ». Il demande des coupes importantes dans les textes. « En l’état actuel de vos deux volumes, je ne peux ni n’ose les publier – d’une part parce que je déteste le dégoût et tout ce qui est contre nature, d’autre part parce que ma maison d’édition en subirait un préjudice considérable. » [7]. Il suggère de publier plutôt les livres chez un éditeur moins exposé. C’est ce qui se produit, mais malheureusement, la maison d'édition d'avant-garde Spektrum (sv) est aussi moins respectée et réputée moins prudente, ce qui ne passa pas inaperçu[2],[4],[5].

La publication des derniers ouvrages est accueillie par un long silence que Karin Boye brise en avec la publication d'un article incisif dans Social-Demokraten Elle y dénonce les tendances réactionnaires et condamne la campagne d’assassinat menée contre Agnes von Krusenstjerna, la qualifiant de menace pour la poésie elle-même[4].

C'est le prélude à une bataille qui sévit durant deux ans, en 1934 et 1935 et prend le nom de « Pahlen-feud », ou « Krusenstjernafejden » (querelle Pahlen ou querelle Krusensternaa[4],[8]

Le débat porte sur les limites de la liberté morale littéraire[6]. Editoriaux, pétitions, interventions parlementaires et diverses initiatives religieuses et politiques se succèdent[6],[4]. Durant cette querelle, Agnes von Krusenstjerna et Albert Bonniers sont tous deux victimes d'attaques antisémites virulentes de la part de la presse nazie[1],[4]. Le journal Svenska Morgonbladet recommande un autodafé : « On comprend l'amertume qui s'est emparée de l'Allemagne contre toute cette littérature de séduction décadente, qu'elle soit ou non approuvée par les marxistes, une amertume qui a poussé les gens à se rassembler et à brûler publiquement des tas entiers de ces immondices. ». Le journal Biblioteksbladet, plus modéré, le juge « malsain avec des passages brillants mais illisible en l'état par un large public »[9],[10],[5].

Dans ce conflit, Agnes von Krusenstjerna bénéficie du soutien de quelques écrivains comme Eyvind Johnson et Karin Boye, qui établit un parallèle avec la censure qui pèse alors sur certaines œuvres littéraires dans l'Allemagne nazie[6],[10]. Son mari, David Sprengel signe, avec le journaliste Torgny Segerstedt (sv), une défense intitulée « Förläggarna, författarna, kritikerna » (Les éditeurs, les auteurs, les critiques)[11]. La querelle atteint son paroxysme en 1935 lors du congrès des poètes de Sigtuna, où l'un des sujets abordés est "poésie et morale"[6]. Au centre de cette polémique réside le droit des femmes à s'exprimer librement et la lutte pour une plus grande liberté de mœurs sexuelles[6].

Agnes von Krusenstjerna est cependant profondément affectée par les critiques et les accusations injurieuses. Son état mental se dégrade, elle sombre dans l'alcool et abuse de médicaments. À plusieurs reprises durant cette période, elle est interpellée par la police dans les tavernes de Stockholm et devient la cible de commérages et de mépris[5],[2].

Le tome 1 de la série des Demoiselles de Pahlen est publié en français chez Gallimard[12].

Fattigadel (Pauvres gens)

Durant l'été 1934, Agnes von Krusenstjerna et David Sprengel fuient les événements traumatisants qui se déroulent en Suède et se réfugient en Espagne. En août, elle fait une nouvelle dépression nerveuse et, après une tentative de suicide, est admise dans une clinique psychiatrique de Malaga. C'est là, qu'elle commence à écrire ce qui va être son dernier roman[2].

Fattigadel, paru en 1935, est le plus féministes et le plus critiques à l'égard des classes sociales de tous ses écrits. Il constitue une confrontation mordante et douloureuse avec la famille bourgeoise conservatrice dans laquelle elle a grandi. Agnes von Krusenstjerna dépeint la liberté d'action restreinte des femmes dans l'aristocratie et leur aspiration vaine à la liberté dans une société patriarcale. Elle défend également la liberté artistique et individuelle à une époque où l'idéologie fasciste gagnent du terrain et où les valeurs démocratiques et humanistes sont menacées[5],[1].

Quatre romans composent cette série inachevée : « Fattigadel (Pauvres gens, 1935), « Dunklet mellan träden » (L'obscurité entre les arbres, 1936), « Dessa lyckliga år » (Ces années heureuses, 1937) et « I livets vår » Au printemps de la vie, (1938). Ils présentent une tonalité autobiographique et les personnages sont facilement identifiables pour quiconque connait sa famille[1]. Agnes von Krusenstjerna utilise cette fois un style nouveau, avec un récit-cadre auquel s’ajoutent des histoires indépendantes et en fait son œuvre la plus vivante dans laquelle chaque personnage se révèle avec sa propre singularité et où la description minutieuse des lieux est d'un réalisme saisissant[5].

Fin de vie

Après la publication de I livets vår, Agnes von Krusenstjerna tombe malade. Début 1940, on lui diagnostique une tumeur au cerveau, et elle meurt peu après, le , sur la table d'opération. Sa mère, malgré leurs conflits, est à son chevet. Elle est inhumée au Cimetière du Nord de Solna, près de Stockholm, sous une pierre tombale sculptée par Carl Eldh à son effigie[4],[1].

Postérité

Malgré ses graves problèmes de santé et de longues hospitalisations, Agnes von Krusenstjerna est une autrice prolifique. Durant un peu plus de vingt ans, elle publie 17 romans, cinq recueils de nouvelles, un recueil de poésie ainsi que des articles, des récits de voyage, des nouvelles et des poèmes pour des journaux et des revues.

Ses romans, réédités à de nombreuses reprises, sont aujourd'hui considérés comme des classiques de la littérature suédoise.

En 1964, Mai Zetterling s'inspire des Demoiselles de Pahlen pour son film Älskande (Les Amoureux). Elle réalise en 1986, Amorosa, qui retrace le parcours d'Agnes von Krusentjerna[1].

Centre culturel Agnes à Gävle

En 2016, une centaine de ses lettres est publiée sous le titre Och jag vet att jag är genial: Agnes von Krusenstjernas brev 1903–1940 (Et je sais que je suis une génie : Lettres d'Agnes von Krusenstjerna 1903-1940[13].

Distinctions

  • 1922, 1924, 1930, 1937 : Albert Bonniers stipendiefond för författare (Fonds de bourses d'études Albert Bonnier pour les écrivains) [14]
  • 1931, 1933 : Statliga fonden för stipendier till inhemska skönlitterära författare av utmärkt förtjänst (1Fonds d'État pour des bourses d'études destinées aux auteurs de romans familiaux de grand talent)[15]
  • 1933, 1934 : Grand prix des Neuf
  • 1938 : Stipendiefonden Albert Bonniers 100-årsminne (Fonds de bourses d'études du centenaire d'Albert Bonnier)[16]

Œuvres

Romans

  • (sv) Ninas dagbok,
  • (sv) Helenas första kärlek Le Premier amour d'Helena »],
  • (sv) Fru Esters pensionat La pension de Mme Esther »], bonn,

Trilogie Tony

  • (sv) Tony växer upp : scener ur ett barndomsliv. Tony grandit : scènes de son enfance. »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Tonys läroår : episoder ur en ungdom Les années d'école de Tony : épisodes de sa jeunesse »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Tonys sista läroår : resa till kejsarens hotell. Dernière année scolaire de Tony : voyage à l'hôtel Emperor's. »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,

Pahlensviten

  • (sv) Den blå rullgardinen Le Store bleu »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Kvinnogatan Rue des femmes »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Höstens skuggor Les Ombres de l'automne »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Porten vid Johannes La Porte de Johannes »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Älskande par Couples amoureux »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Bröllop pa Ekered Mariage à Ekered »], Stockholm, Spektrum,
  • (sv) Av samma blod De même sang »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,

Fattigadel

  • (sv) Fattigadel Noblesse pauvre »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Dunklet mellan träden L'Ombre entre les arbres »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) Dessa lycliga år Heureuses années »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,
  • (sv) livets vår Au printemps de la vie »], Stockholm, Albert Bonniers förlag,

Recueils de nouvelles

  • (sv) En dagdriverskas anteckningar Notes d'une femme paresseuse »],
  • (sv) Händelser på vägen Événements sur la route »],
  • (sv) Delat rum pa Kammakaregatan Chambre partagée à Kammakaregatan »],
  • (sv) En ung dam far till Djurgardsbrunn Une jeune femme se rend à Djurgårdsbrunn »],
  • (sv) Vivi, flicka med melodi Vivi, la fille à la mélodie »],

Poésie

  • (sv) Nunnomas hus Recueil de poèmes »],

Œuvres disponibles en français

Notes et références

Liens externes

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