Agnès d'Assise
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
Agnese d’Assisi |
| Activité | |
| Mère | |
| Fratrie |
| Ordres religieux | |
|---|---|
| Étape de canonisation | |
| Fête |
Sainte Agnès d'Assise (Caterina Offreduccio), née en 1197 à Assise (Ombrie) et morte en cette ville, le , est une religieuse de l'ordre des Pauvres Dames de Saint-Damien, dites clarisses.
Sœur cadette de sainte Claire d'Assise et disciple de saint François d'Assise, elle fut abbesse du monastère de Monticelli, près de Florence (Toscane), avant de diffuser le franciscanisme dans le Nord de l'Italie.
Concernant Agnès d'Assise, l'histoire moderne retient les données suivantes. Elle est née à Assise, en 1197, deuxième fille de Favarone Offreducio et Ortolana Fiumi, dans une famille aristocratique dont le fief était situé au château de Corano, près de Biagiano. En 1198, dans le contexte des luttes communales en Italie, la tension monte entre les marchands (minores) et les nobles (majores) de la cité. Ces derniers se voient contraints de se replier sur leurs terres, puis dans la ville de Pérouse, qui garantit leur protection. Cette situation provoque un conflit entre Assisiates minores et Pérugins, au cours duquel le jeune François Bernardone, tout à ses rêves de chevalerie, sera fait prisonnier. Quant à celle qui s'appelle encore Catherine, elle grandit, en compagnie de sa sœur aînée, Claire, au château de Corano et à Pérouse, puis, à partir de 1204, une fois la concorde revenue entre bourgeois et féodaux, dans le palais familial d'Assise[1].



Le , une dizaine de jours après la fameuse nuit où sainte Claire a quitté la maison familiale pour se consacrer à Dieu entre les mains de saint François, elle rejoint sa sœur dans la communauté féminine de Saint-Ange de Passo, où celle-ci a trouvé refuge. Désireuse de partager l'idéal franciscain de pauvreté, elle résiste héroïquement à sa famille, dont certains membres cherchent à l'arracher au monastère en usant de voies de fait. En souvenir de ces épreuves, François, lorsqu'il l'admet à la profession religieuse, lui donne le nom d'Agnès, vierge et martyre des premiers temps de la chrétienté, très populaire au Moyen Âge. Avec l'autorisation de l'évêque Guido, le saint installe ensuite les deux sœurs dans la campagne d'Assise, à côté de la chapelle Saint-Damien, qu'il avait restaurée peu après sa conversion. Quelques femmes de la région viendront bientôt se joindre à elles, parmi lesquelles, un peu plus tard, Ortolana d'Assise et sa troisième fille, Béatrice. Ainsi sera fondé l'ordre des Pauvres Dames de Saint-Damien, dites Clarisses[2].
En 1219, Agnès est choisie comme abbesse d'une abbaye de moniales bénédictines, Santa-Maria-de Monticelli, près de Florence, qui désirait être rattachée à la règle de Saint-Damien. Par la suite, elle établira cette règle dans des monastères de Mantoue et de Venise, non sans échanger avec sa sœur une correspondance, dont seule une lettre a subsisté[3]. Agnès revient cependant à Assise, en 1253, Claire étant gravement malade. Elle assiste aux derniers jours de son aînée, puis à la mort de celle-ci, à Saint-Damien. Trois mois plus tard, le , Agnès décède à son tour. Inhumé au monastère, son corps sera transféré en 1260 à la basilique Sainte-Claire d'Assise. En 1751, le pape Benoît XIV autorise son culte. Sa fête se célèbre le chez les franciscains[4] et le selon le calendrier Martyrologe romain[5],[6].

