Agonglo
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Agonglo est (si on exclut la reine Hangbè) le huitième roi d'Abomey. Il règne de 1789 à 1797.
Roi réformateur, il allège les taxes sur le commerce à Ouidah et prend des mesures pour soulager la souffrance des esclaves[1].
Il prend pour emblème l'ananas (« la foudre tombe sur le palmier, mais l'ananas lui échappe ») – allusion directe au danger d'être foudroyé auquel il avait échappé et à tous les obstacles qu'il avait surmontés[2].
Certains, comme Barthélemy Adoukonou, suggèrent que le roi Agonglo aurait été assassiné parce qu’il voulait se convertir au catholicisme[3],[4].
Postérité
Aimé Césaire a repris cette symbolique dans sa pièce La Tragédie du roi Christophe (1963)[5], en s'inspirant d'un objet vu au musée de l'Homme à Paris :
« Agonglo !
Toutes feuilles en dents de scie
rassemblées autour du cœur
l'ananas résiste.
Ainsi le roi du Dahomey salue l'avenir
de sa récade !
So yé djé : la foudre tombeAgonglo : résiste l'ananas !... »
En créole des Caraïbes, l'exclamation « agonglo ! » sert à inciter à résister, à tenir tête à quelqu'un, à surmonter une difficulté[6].