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Sa formation spirituelle initiale terminée, Salombrini est infirmier au collège de Milan puis à Rome, où il assiste Louis de Gonzague durant sa dernière maladie (1590). À Rome, il est en contact avec le père Diego de Torres Bello (1601), procureur du Pérou. Enthousiasmé par ce qu’il entend raconter à propos des missions du Nouveau Monde, il se porte volontaire. Le supérieur généralClaudio Acquaviva répond favorablement à sa demande et, en compagnie du père Diego de Torres Bello, Salombrini débarque à Lima, capitale de la vice-royauté du Pérou, le . Il y est immédiatement nommé pharmacien-infirmier du prestigieux collège Saint-Paul[1].
Pharmacien à Lima
Durant trente-huit ans, c’est-à-dire jusqu'à sa mort, le frère Salombrini est infirmier au collège Saint-Paul —qui par ailleurs est un centre culturel, intellectuel et scientifique de première importance dans l’empire colonial espagnol[1]. Il s’occupe des trousses médicales à envoyer aux différents postes de missions, et, surtout, y développe un jardin médicinal sans pareil dans le Nouveau Monde.
Au fil des années, Salombrini recueille diverses plantes recommandées par les indigènes. Il les cultive dans son jardin médicinal, expérimente dans son laboratoire professionnel, et envoie le fruit de ses découvertes dans les diverses missions du Chili, Paraguay, Bolivie et ailleurs.
Dès les années 1620, la réputation du frère Salombrini et de sa pharmacopée dépasse les murs du collège et des établissements jésuites, et même de la capitale de l'empire colonial espagnol[1]. Cela se transforme même en commerce, ce qui ne manque pas d'inquiéter ses supérieurs religieux.
Ayant établi les propriétés médicinales du quinquina, Salombrini en fait la distribution dans les missions avoisinantes. Le succès remarquable obtenu fait qu'en 1642 le père Alonso Messia Venegas est chargé d'en emporter avec lui à Rome. Très rapidement, son extraordinaire efficacité comme médicament fébrifuge (contre le paludisme) est connue à travers toute l'Europe.
123Arthur Blache, «Histoire des remèdes contre le paludisme: du Cinchona à l’Artemisia annua», Sciences pharmaceutiques, (lire en ligne[PDF], consulté le ).