Ahmed Raza Khan Barelvi
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| Grand mufti (en) | |
|---|---|
| - | |
| رضائے مصطفےٰ (d) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom dans la langue maternelle |
احمد رضا خان ou अहमद रज़ा खान |
| Noms de naissance |
محمد, Muhammad, محمد |
| Pseudonyme |
احمد رضا |
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Formation | |
| Activités |
Muhaddith, poète, mathématicien, Naat Khawan, traducteur, écrivain |
| Période d'activité |
- |
| Père |
Naqi Ali Khan (en) |
| Mère |
Hussaini khanum (d) |
| Fratrie |
Hassan Raza Khan (en) (frère) |
| Conjoint |
Irshad Begum (d) |
| Enfants |
| Mouvements | |
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| Maîtres | |
| Influencé par |
ʿAlī Ibn-Abī-Bakr Marġīnānī (en), Djalâl ad-Dîn Rûmî, Abou Hanîfa, Ali al-Qari |
| A'la-Hazrat (en) | |
|---|---|
| Imam e Ahle Sunnat (d) |
Ahmed Raza Khan, communément appelé Ala Hazrat, Ahmed Raza Khan Barelvi ou Ahmed Rida Khan en arabe, (Bareli, - ), est un savant, muhaddith, traducteur, poète, et écrivain indien.
Origines familiales
Il a écrit sur le droit, la religion, la philosophie et les sciences.
Il a créé le mouvement Barelvi en Asie du Sud[1],mouvement prédominant.
Ahmed Raza est né le dans une famille musulmane indienne dans le mohallah de Jasoli, dans le district de Bareili, dans les Provinces du Nord-Ouest, en Inde britannique.
La famille appartenait à la tribu Barech des Pachtounes ; son ancêtre Saeed-ullah Khan, un guerrier qui accompagnait Nader Shah, avait migré de Kandahar (actuel Afghanistan) à Lahore (actuel Pakistan) avant que la famille ne s'installe plus tard à Bareili.
Son père, Naqi Ali Khan, était un érudit islamique.
Le nom correspondant à l'année de sa naissance était al-Mukhtar. Son nom de naissance était Muhammad. Ahmed Raza utilisait l'appellation "Abdul Mustafa" ("serviteur de l'élu") avant de signer son nom dans la correspondance.
Ordre spirituel soufi
En l'an 1294 A.H. (1877), à l'âge de 22 ans, Ahmed Raza est devenu le Mureed (disciple) de Shah Aale Rasool Marehrawi. Son Murshid lui a conféré la Khilafat dans plusieurs Silsilas soufis. Certains érudits islamiques ont reçu de lui l'autorisation de travailler sous sa guidance.
L'un des professeurs de Ahmed Rida étais le mufti de la mecque, et le Sheikh-ul-Islam du Hijaz de l'école de jurisprudence chaféite, Ahmed Zayni Dahlan
Fondation du mouvement Barelvi
Imam Ahmed Rida a écrit abondamment pour défendre ses opinions, a contré les mouvements wahhabite et deobandi et, par ses écrits et son activité, a créer le mouvement Barelvi.
Le mouvement s'est répandu dans le monde entier avec des adeptes au Pakistan, en Inde, en Afrique du Sud et au Bangladesh. Aujourd'hui, le mouvement compte plus de 200 millions de fidèles à l'échelle mondiale. Le mouvement, qui était en grande partie un phénomène rural à ses débuts, est désormais populaire parmi les Pakistanais et les Indiens urbains et éduqués, ainsi que la diaspora sud-asiatique à travers le monde.
Les efforts de Ala Hazrat et de ses savants associés pour établir un mouvement visant à contrer les mouvements deobandi et Ahl-i Hadith ont abouti à l'institutionnalisation de divers mouvements soufis et de leurs alliés dans différentes régions du monde.
Mort
Ahmed Raza Khan est décédé le (Safar 1340 AH) à l'âge de 65 ans. Il est enterré dans sa ville natale de Bareili.
Croyances
Voir aussi : Barelvi § Croyances et pratiques
Ahmad Rida Khan constatait un déclin intellectuel et moral des musulmans dans l'Inde britannique. Son mouvement était un mouvement de masse défendant le soufisme populaire, né en réponse à l'influence du mouvement deobandi en Asie du Sud et du mouvement wahhabite ailleurs.
Imam Ahmad Rida Khan soutenait le Tawassul, le Mawlid, la conscience de Muhammad de la connaissance complète de l'invisible, ainsi que d'autres pratiques qui étaient opposées par les salafistes et les deobandis.
Dans ce contexte, il soutenait les croyances suivantes :
- Muhammad est un être humain fait de nur (lumière) et est omniprésent. Cela contraste avec le point de vue deobandi selon lequel Muhammad était l'insan-i-kamil (homme parfait), mais restait un être humain mortel.
- Muhammad est haazir naazir (Haazir-o-Naazir sur les actions de sa Ummah), ce qui signifie que Muhammad voit et témoigne des actions de son peuple.
- Ce concept a été interprété par Shah Abdul Aziz dans le Tafsir Azizi par ces mots : Le prophète observe tout le monde, connaît leurs bonnes et mauvaises actions, et connaît la force de la foi (Imaan) de chaque musulman individuel et ce qui a entravé son progrès spirituel.
Nous ne soutenons pas que quiconque peut égaler la connaissance d'Allah, le Très-Haut, ou la posséder de manière indépendante, ni nous n'affirmons que le don de connaissance d'Allah au Prophète (qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix) est autre chose qu'une partie. Mais quelle différence patente et immense entre une partie [celle du Prophète] et une autre [celle de quiconque d'autre] : comme la différence entre le ciel et la terre, ou même encore plus grande et plus immense.
— Ahmed Rida Khan, al-Dawla al-Makkiyya. Ahmad Rida Khan était ferme dans son opposition aux influences chiites et hindoues sur l'identité musulmane. Pour différencier entre musulmans et infidèles, il a catégoriquement déclaré :
Si l'on devait choisir de donner de l'eau à un infidèle assoiffé ou à un chien assoiffé, un croyant (musulman) devrait faire l'offrande au chien.
Il a formulé des jugements concernant certaines pratiques et croyances dans son livre Fatawa-e-Razvia, notamment :
- La loi islamique est la loi ultime et son suivi est obligatoire pour tous les musulmans ;
- Il est essentiel de s'abstenir de la Bid'ah ;
- Il est interdit d'imiter les Kuffar, de se mêler aux égarés [et aux hérétiques], et de participer à leurs festivals.