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Aide humanitaire pendant la guerre de Gaza

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Pendant la guerre de Gaza depuis 2023, l’aide humanitaire entre dans la bande de Gaza par voie aérienne, terrestre et maritime. Elle rencontre des limitations et des difficultés dans son action voire des blocages, lesquels conduisent à ce qui est appelé une famine dans la bande de Gaza.

Des ouvriers déchargent une cargaison d'aide humanitaire iranienne vers Gaza, fin octobre 2023.
Déplacés palestiniens lors d'une distribution humanitaire de nourriture à Deir el-Balah, le .

Présentation

Au début de la guerre, d’importants problèmes apparaissent en matière d’aide humanitaire. Le blocus initial imposé par Israël à Gaza, immédiatement après les attaques du 7 octobre, empêche l'entrée de l'aide d'urgence pendant plusieurs semaines. Au fur et à mesure de la progression de la guerre, l’aide devient autorisée en quantités limitées. Un blocage délibéré de l'aide humanitaire est pointé par des organismes tels qu'Oxfam, l'Union européenne, le Royaume-Uni, ou les Nations unies[1]. Ces limitations contribuent à une grave crise humanitaire et à un risque de famine. Les frappes aériennes israéliennes et les restrictions continues à l’entrée de l’aide humanitaire entraînent des pénuries généralisées de nourriture et de fournitures. La distribution de l'aide à Gaza rencontre également des difficultés, la police refusant toute protection de convoi après la perte de huit policiers à Rafah lors de frappes aériennes[2].

Des Israéliens bloquant l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza, février 2024.

Les agences d'aide humanitaire ont mis en garde contre les conséquences humanitaires désastreuses des restrictions de l'aide, en particulier après l'annonce de l'arrêt du financement de l'UNRWA par les principaux donateurs occidentaux. À cela s'ajoute l'adoption d'une loi par Israël interdisant à l'UNRWA de travailler dans ou avec l'État d'Israël[3].

Selon l'analyste palestinien Elhasan Bakr, le nombre de camions d'aide destinés à Gaza est estimé entre 500 et 600 par jour avant la guerre, malgré des projections de 1 000 à 1 500 camions nécessaires pour empêcher la famine. Israël n’atteindra aucun de ses objectifs fixés[4]. En , le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, nomme Sigrid Kaag, alors première vice-première ministre des Pays-Bas, au poste de coordinatrice principale de l’action humanitaire et de la reconstruction pour Gaza. En , les opérations humanitaires sont « proches de l’effondrement », pointe le Programme alimentaire mondial des Nations unies[5]. En , selon Janez Lenarcic, commissaire européen chargé de la gestion des crises, la majorité de la population de Gaza est « entièrement dépendante » de l’aide humanitaire[6]. En , les Nations unies constatent qu’Israël a bloqué arbitrairement 83 % de l’aide entrant à Gaza au cours de l’année précédente[7]. Selon l'UNICEF, au moins 479 travailleurs humanitaires ont été tués à Gaza pendant la guerre, un nombre inédit depuis la création des Nations unies en 1945[8],[9],[10].

Les convois humanitaires sont régulièrement en proie aux pillages par des gangs entre et [11]. Durant le mois d’, ce sont 40 % des camions d’aide internationale qui sont pillés, peu après leur entrée par le poste-frontière de Kerem Shalom. Ces pillages sont soutenus et encouragés par Tsahal. À deux reprises, les 8 et , des drones israéliens ciblent les escortes des convois, tout en épargnant les pillards, qui vont parfois jusqu'à tuer les chauffeurs[12].

Selon des responsables de la santé en , au moins 8 Palestiniens ont été tués et des dizaines d'autres blessés lors d'une fusillade près de points de distribution de nourriture soutenus par Israël et les États-Unis dans la bande de Gaza[13].

Le , à la suite du rapport de l'organisme indépendant IPC[14], l'Organisation des Nations unies déclare l'état de famine à Gaza, en « raison de l'obstruction systématique d'Israël » dans l'acheminement des vivres[15],[16]. Responsables de l'approvisionnement alimentaire dans les zones sous occupation militaire selon le droit international[15], le gouvernement israélien réfute cette accusation, parlant de « préjugés antisémites » et de « mensonges »[17],[18].

Entre le cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, le , et le , 530 camions de l'organisation entrent à Gaza, livrant ainsi plus de 6 700 tonnes de nourriture, ce qui est, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies pour le Moyen-Orient, suffisant « pour nourrir près d'un demi-million de personnes pendant deux semaines »[19].

Notes et références

Voir aussi

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