Ait Ammart
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| Échelon |
Tribu berbère rifaine |
|---|
| Région principale | |
|---|---|
| Province principale | |
| Territoire |
Bni Ammart, montagnes du Rif central |
| Chef-Lieu |
Bni Ammart |
| Période d'apparition |
xiiie siècle |
|---|---|
| Mode de vie |
Semi-nomade (Historiquement) Sédentaire (Actuellement) |
| Fait partie du groupe tribal | |
| Nombre de fractions |
4 clans (tharfiqt) |
| Fractions |
Ijaʿounen, Ayt Abbou, Ayt Houssein, Yin Saïd Ouxlif |
| Langue principale | |
|---|---|
| Personnages marquants |
Hajj Mohand Alloush al-Amarti (Chef de guerre) |
Ait Ammart (en berbère rifain : ⴰⵢⵜ ⵄⴰⵎⵎⴰⵕⵜ) est une tribu berbère rifaine située dans la zone montagneuse du Rif au nord du Maroc dans la province d'Al-Hoceima.
La région est peuplée de plusieurs communautés berbères faisant partie de l'espace culturel et linguistique rifain. Au Nord se trouve la tribu des Ait Waryaghar, à l'Ouest celle des Sanhadja de Srayr, à l'est celle des Igzennayen, au sud celle des Mernissa. Son centre administratif est la commune de Bni Ammart (en)[1].
Histoire
Moyen-Âge
La tribu Ait Ammart, contrairement à ses homologues plus anciennes telles que les Ait Waryaghar et les Igzennayen, aurait pris forme pendant la dynastie Mérinide. Cette période aurait été marquée par son engagement envers la dynastie émergente des Mérinides, offrant un soutien déterminant lors de leur rébellion contre la puissance almohade. La victoire décisive des Mérinides et de leurs alliés rifains lors de la bataille près de la rivière Nékor en 1216 aurait scellé le sort des Almohades, ouvrant la voie à l'ascension des Mérinides au pouvoir au Maroc[2],[3],[1].
Il est également rapporté que la tribu Ait Ammart aurait apporté son appui au dernier sultan légitime wattasside, Abu al-Hasan Abu Hasun Ali ben Muhammad en . Cette allégeance aurait été exprimée par le biais d'une correspondance collective avec plusieurs tribus rifaines, témoignant de leur soutien en faveur du sultan[2],[1].
Période moderne
Cette tribu est connue pour avoir fait partie de l'Armée rifaine, elle participa à la prise de Mehdia (1681), de Tanger (1684), ainsi que Larache et Assilah en 1690/1691 et pour finir le siège de Ceuta qui débuta en 1694 sous ordre d'Ismaïl ben Chérif, qui envoya également des contingents Jbalas en tant que soutien de l'Armée rifaine. Le siège prit fin en 1727, l'année où est mort le sultan[4],[5].
Époque contemporaine
La tribu Ait Ammart était également une des premières tribus rifaines à rejoindre Abdelkrim el-Khattabi pendant la guerre du Rif, opposant les Rifains aux forces espagnoles et françaises. Ses membres étaient réputés durant la guerre du Rif pour leurs missions d'éclaireurs et de reconnaissance derrière les lignes ennemies[1].
En 1955, les Rifains d'Ait Ammart décidèrent de rejoindre l'Armée de libération nationale (Maroc) et de combattre la France aux côtés des Rifains de la tribu des Igzenayen. Ils participèrent à la fameuse bataille de Bouzineb sous le commandement du Hajj Mohand Alloush Al-Amarti. Les combats mobilisant 15 000 soldats français, ont été d'une rare intensité et ont duré jusqu'au mois de mars 1956, exclusivement dans le territoire de Igzenayen, et au retour du Roi puis à la proclamation de l’indépendance[6],[7],[8],[9],[10]
Dès les années 1970, bon nombre d'habitants de la tribu immigrèrent vers des plus grandes villes comme Al Hoceïma, Fès, Tétouan ou Tanger, ou vers les Pays-Bas ou la France, notamment à Orléans où la majorité de la communauté marocaine provient de Aït Ammart.