Akata Witch

roman de Nnedi Okorafor From Wikipedia, the free encyclopedia

Akata Witch (titre original : Akata Witch) est un roman de fantasy de Nnedi Okorafor, publié en 2011 et traduit en français en 2020. Ce roman est le premier de la série Akata, suivi par Akata Warrior paru en 2017. Il suit Sunny Nwazue, une adolescente née aux États-Unis, installée au Nigeria, qui découvre qu’elle appartient à une société secrète de magiciens appelés les Léopards. Il s'inspire de la culture nigériane et notamment de ses mythes, pour proposer un récit initiatique ancré dans des traditions africaines. En , le magazine Time le classe parmi les meilleurs romans de fantasy de tous les temps.

Faits en bref Auteur, Pays ...
Akata Witch
Auteur Nnedi Okorafor
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman
Fantasy
Version originale
Langue Anglais américain
Titre Akata Witch
Éditeur Viking Press
Lieu de parution New York
Date de parution
Nombre de pages 349
ISBN 978-0-670-01196-4
Version française
Traducteur Anne Cohen Beucher
Éditeur L'École des loisirs
Collection Médium +
Lieu de parution Paris
Date de parution
Type de média Livre papier
Nombre de pages 384
ISBN 978-2-211-31014-7
Chronologie
Série Akata
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Résumé

Sunny Nwazue, douze ans, est née à New York de parents nigérians et a déménagé au Nigeria à l’âge de neuf ans[1]. Elle est atteinte d’albinisme, ce qui la marginalise dans son environnement et lui vaut d’être moquée et qualifiée d'« Akata », un terme péjoratif désignant les Afro-Américains[2]. Sunny découvre cependant qu’elle est une « Léopard », capable de pratiquer la magie, ou juju, bien que ses parents n’en aient aucun pouvoir[3].

Guidée par ses camarades Orlu, Chichi et Sasha, Sunny explore la ville fictive magique de Leopard Knocks et rencontre Anatov, un érudit qui devient son mentor[3]. Elle apprend à développer ses pouvoirs, notamment son identité mystique liée à son héritage familial[4]. Avec ses amis, Sunny est intégrée à un coven destiné à combattre les forces du mal[5].

Le groupe est bientôt chargé d’arrêter un tueur en série pratiquant des rituels occultes sur des enfants[1]. Après de multiples épreuves, Sunny utilise son pouvoir unique pour empêcher la libération d'un entité démoniaque et découvre que sa grand-mère défunte, également Léopard, avait autrefois affronté ce même ennemi[3]. À la fin du roman, Sunny doit poursuivre son apprentissage, car elle risque de faire face à des menaces plus grandes encore[3].

Analyse

Akata Witch combine les codes du récit initiatique et de la fantasy young adult, avec un ancrage dans les traditions et cosmologies africaines[6]. Plusieurs critiques soulignent la richesse de l’univers imaginaire, où la magie est associée à la connaissance, et où les valeurs des Léopards contrastent avec celles des personnes dépourvues de pouvoirs, davantage centrées sur la richesse matérielle[6].

Le roman explore des thèmes d’identité, de marginalité et de double appartenance culturelle. L’albinisme de Sunny, motif de stigmatisation sociale, devient dans l’univers magique une source de pouvoir, lui permettant de circuler entre monde physique et monde spirituel[3]. Son statut reflète aussi sa condition de Nigériano-Américaine partagée entre deux cultures[6].

Okorafor décrit elle-même le roman comme « a thorough mix of the real and my own twisted concoctions » (« un mélange complet du réel et de [ses] propres inventions »)[6]. Plusieurs éléments fantastiques sont inspirés de pratiques réelles, telles que les mascarades traditionnelles qui convoquent les esprits[6]. L’autrice insiste sur la dimension décoloniale de son œuvre : en intégrant des voix marginalisées et en recentrant la fantasy sur l’Afrique, elle cherche à déstabiliser l’hégémonie blanche dans les littératures de l’imaginaire[5].

Le roman s’inscrit aussi dans une démarche de littérature jeunesse où les figures d’adultes mentors jouent un rôle central : l'autrice montre des relations éducatives qui dépassent le cadre parental[6].

Publication

Le livre paraît en . Il est d'abord publié sous le titre What Sunny Saw in the Flames au Nigeria et au Royaume-Uni, avant que l’éditeur américain n’opte pour Akata Witch, suivant le choix de l’autrice de se réapproprier le terme « Akata », jugé péjoratif[2],[3]. Une édition de poche est rééditée par Penguin Books en , à l’occasion de la sortie de la suite, avec une couverture réalisée par Greg Ruth[7]. Le roman est traduit en portugais en , sous le titre Bruxa Akata, puis français en , sous son titre original[8],[9].

Réception

À de sa parution en , Akata Witch est salué par la critique pour son originalité et son ancrage culturel. Le Los Angeles Times met en avant son regard « rafraîchissant » sur le genre du roman initiatique, en raison de son enracinement dans la culture nigériane[1]. Kirkus Reviews souligne également la richesse de son univers magique[10], tandis que Publishers Weekly apprécie son mélange de merveilleux et de réalisme social[4]. La critique compare fréquemment le roman à la série Harry Potter, tout en soulignant ses spécificités culturelles : le New York Times le surnomme le « Harry Potter nigérian »[3], une formule reprise par de nombreux médias, bien qu’Okorafor rejette cette qualification et insiste sur son inspiration directe dans les mythes et littératures nigérians[11].

En , le magazine Time inclus Akata Witch dans sa liste des « 100 meilleurs romans de fantasy de tous les temps »[11]. La série connaît un succès critique et commercial suffisant pour que ses suites, Akata Warrior et Akata Woman, soient publiées par le même éditeur et traduites dans plusieurs langues[12].

Éditions

Prix et distinctions

Lauréat

Finaliste

Notes et références

Voir aussi

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