Albany Debriège
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Louise Albanie Rivière |
| Pseudonyme |
Albany Debriège |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Fratrie |
Louise Albanie Rivière, dite Albany Debriège[1], née le à Toulouse[2] et morte à Paris 16e le [3], est une chanteuse, danseuse, actrice de théâtre et de cinéma, de la fin du XIXe et début du XXe siècle, alternativement au concert et au théâtre.
Elle a remporté des succès et créé de nombreux rôles, aux Nouveautés, aux Variétés, aux Menus-Plaisirs, à La Cigale, à la Scala de Paris, aux Ambassadeurs.
Vie privée
Albany Debriège est issue d'une famille d'artistes. Son père, Auguste Rivière, était le chanteur attitré de la cour du roi Louis-Philippe ; son frère, Théodore Rivière, est sculpteur. Elle a une sœur ainée, Louise Françoise Gabrielle Rivière (1860-1931)[note 1].
Elle débute au théâtre des Nouveautés, dans les Saturnales[4]. Elle parait ensuite dans le Puits qui parle[5],[note 2], dans la Cantinière, dans L'Enlèvement de la Toledad. Elle crée son rôle dans Quel coquin d'amour. Elle parait également sur la scène des Folies-Bergère, où elle compose un numéro de chant inédit, qui consacre son talent.
Les directeurs des scènes étrangères, aguichés par sa réputation, la réclament[4]. Elle voyage à travers le monde entier, pendant des années : au Caire, à Alexandrie au Théâtre Kédivial, en Allemagne, au Brésil, à Barcelone (1902), à Bucarest (1904) et, fin , en Russie pendant la révolution russe.
Elle inspire des artistes comme son frère, pour qui elle posa pour Salammbô[5], Carolus-Duran, Jean-Léon Gérôme[5].
« Cette femme a les plus belles jambes de Paris. »
— Jean-Léon Gérôme
Elle est courtisée par des notoriétés de la vie parisienne comme Jules de Glouvet[4],[note 3] ou comme Fritz Mumm von Schwarzenstein (de)[5]. Elle figure en bonne place dans la série de fascicules illustrés intitulée Les Reines de Paris chez elles en 1898[6] qui montre une frontière floue entre cabarets et demi-monde.
En 1931, elle est blessée dans un accident d'auto[7].
Elle se marie avec Edouard Jean Baptiste Guercin le à Toulouse et ils divorcent à Marseille, le .
Théâtre
- Monique Mines dans Quel coquin d’amour, vaudeville-opérette en trois actes, de L. d’Juin et Raphaël de Noter, musique d’Arnaud-Picheran, Folies-Dramatiques, 18 aout, 1887.
- Les Saturnales, opéra-bouffe en trois actes d’Albin Valabrègue, au Théâtre des Nouveautés, , 1887.
- Paris Cancans, revue en trois actes et huit scènes d’Henri Blondeau et H. Monréal, au Folies-Dramatiques, , 1888.
- Revue Paris boulevard, Théâtre des Nouveautés, 1888.
- Le Puits qui parle[5], opéra-comique en trois actes de Paul Burani, musique de Edmond Audran, Théâtre des Nouveautés, , 1888.
- L'Enlèvement de la Toledad d’Edmond Audran, Menus-Plaisirs, 1896[8].
- En Sca...la, je marche, revue, Scala (Paris), 1908[9].
- La Dame de chambre, Théâtre des Nouveautés, 1924[10].
Filmographie
- 1923 : Kœnigsmark de Léonce Perret
- 1928 : Un chapeau de paille d'Italie de René Clair