Albert Bartholomé

peintre et sculpteur français From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul Albert Auguste Bartholomé, né le à Thiverval-Grignon (Yvelines) et mort le à Paris, est un sculpteur et peintre français

Nom de naissance
Paul-Albert BartholoméVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Albert Bartholomé
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Paul-Albert BartholoméVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Bartholome, Albert, Bartholomé, Paul-AlbertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Œuvres principales
Dans la serre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature d'Albert Bartholomé
Signature.
Vue de la sépulture.
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Il compte parmi les plus importants sculpteurs français de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Biographie

Enfance, famille et formation

Albert Bartholomé est le fils de Paul Frédéric et de Louisa Elisa de Rodrigues Duplessis[1].

Élève du lycée Hoche à Versailles[2], il est bachelier en lettres.

Il épouse Prospérie-Gabrielle de Fleury dite Périe, fille du marquis Prosper de Fleury le à Genève[3],[4].

Carrière

Albert Bartholomé entame une carrière de peintre à Genève, puis s'installe à Paris où il devient l'ami intime d'Edgar Degas (1834-1917). Il fréquente les peintres suisses installés dans la pension de famille de l'hôtel de Nice au 4, rue des beaux-arts. Il se lie ainsi d'amitié avec les peintres Charles Giron (1850-1914)[Note 1], Gustave Henri de Beaumont (1851-1922) et Max Leenhardt (1853-1941). Mu par un grand sens de la camaraderie, il recevra régulièrement Max Leenhardt à sa table durant l'hiver 1879, alors que celui-ci se retrouve seul à Paris, sans tous ses amis en séjour à l'étranger[réf. nécessaire].

Il n'aborde la sculpture qu'en 1886 pour s'y consacrer entièrement, développant une technique mêlant la simplicité à l'émotion contenue, « proche de l'atticisme paisible des figures d'un Pierre Puvis de Chavannes »[Note 2]. Il conçoit toutefois un univers singulier et élégiaque qui s'inscrit dans le contexte du symbolisme des années 1890. Son chef-d'œuvre, le Monument aux morts du cimetière du Père-Lachaise à Paris, appelé aussi par l'artiste Porte de l'au-delà, reflète l'idéalisme et le questionnement métaphysique de toute la fin de siècle. Cette sculpture monumentale et spectaculaire, à laquelle l'artiste a travaillé pendant de longues années, lui apporte la célébrité.

Il expose avec Puvis de Chavannes à la Libre Esthétique et les deux hommes se rencontrent à la Société nationale des beaux-arts, dont Puvis de Chavannes est le président et où Bartholomé expose dès 1891 et fait partie de la commission d'examens avec René de Saint-Marceaux et Constantin Meunier.

En 1918, il organise une exposition de cartons préparatoires de Puvis de Chavannes, dans une salle consacrée aux grands artistes présidents de la Société nationale des beaux-arts, avec Edgar Degas et Auguste Rodin.

Albert Bartholomé est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (4e division). Son gisant en pierre a été sculpté par Henri Bouchard[5].

Thérèse Burollet a rédigé le catalogue raisonné de son œuvre et une monographie en 2017[6],[7].

La question de la Croix de guerre : on a longtemps cru que Bartholomé avait réalisé en 1915 le dessin définitif de la Croix de guerre qui honorera des milliers de soldats. De nombreuses références l'indiquent toujours[8]. En réalité, de récentes recherches montrent qu'il s'agit d'une création de la maison Arthus-Bertrand[9].

Œuvres dans des collections ou des lieux publics

Collections publiques

Belgique
États-Unis
France
Italie

Lieux publics

De nombreuses sculptures d'Albert Bartholomé sont érigées en France dans des lieux publics.

  • Monuments aux morts :
    • Cognac : Monument aux morts, 1923[13] ;
    • Cormeilles-en-Parisis : Monument aux morts, adaptation de la figure en bronze de La Gloire du Monument à Jean-Jacques Rousseau du Panthéon de Paris[14],[15] ;
    • Crépy-en-Valois : Monument aux morts de la Première Guerre mondiale, 1925, gisant de soldat et bas-relief de pleureuse en pierre[16],[17] ;
    • Montbrison : Monument aux morts de la Première Guerre mondiale ; commande initiale en 1915 d'un monument à Émile Reymond, transformé en 1917 en monument aux morts, inauguré en 1920 et transféré en 1980 au jardin d'Allard[18] ;
    • Paris :
    • Plazac : Monument aux morts de la Première Guerre mondiale[21], vers 1925 ; réduction de la figure allégorique La Gloire ' du Monument à Jean-Jacques Rousseau du Panthéon de Paris ;
    • Saint-Jean-d'Angély : Monument aux morts de la Première Guerre mondiale, 1921[22],[23], adaptation de la figure en bronze de La Gloire du Monument à Jean-Jacques Rousseau du Panthéon de Paris ;
    • Soissons : allégorie de la ville de Soissons, commandée en 1913, terminée et 1914, mais érigée en 1924 sur le monument aux morts ; l’œuvre, refusée par les anciens combattants, est remplacée en 1935 par une sculpture réalisée par Raoul Lamourdedieu[24].

Distinctions, récompense et hommages

Décorations

Albert Bartholomé est titulaire de la légion d'honneur et de la croix de l'ordre de Léopold[1] :

Distinctions

Récompense

  • Grand prix de sculpture en 1900.

Hommages

Plusieurs voies de communes françaises portent son nom :

Galerie

Notes et références

Annexes

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