Albert Febvre-Longeray

From Wikipedia, the free encyclopedia

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
Nom de naissance
Albert Joseph LongerayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Albert Febvre-Longeray
Albert Febvre-Longeray
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 55 ans)
Nom de naissance
Albert Joseph LongerayVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Mouvement

Albert Febvre-Longeray est un compositeur, critique musical et architecte français, né à Lyon le [1] et mort à Royan le .

Le musicien

Dans sa ville natale, il est l'élève de Antoine Mariotte, Augustin Savard et G.M. Witkowski au Conservatoire de musique, tout en accomplissant ses études d'architecture à l'École des beaux-arts de Lyon. Il est membre du cénacle amical de "l'Académie du Pot au Feu", où il côtoie Henri Béraud, Charles Dullin, Albert Londres, les frères Louis et Romain Bouquet, s'attachant ainsi à fréquenter à la fois des personnalités du monde littéraire et des Beaux-Arts, comme dans sa vie parisienne ultérieure.

Ses débuts de compositeur ayant été interrompus par la guerre, il se fixe en 1919 à Paris, où il mènera de multiples activités, compositeur, pianiste (et à l'occasion chef d'orchestre), critique musical (article bimensuel « Notes et Documents de Musique » dans la Revue de la Quinzaine du Mercure Musical, où il commente notamment les parutions d'ouvrages sur la musique). Les premières auditions de ses œuvres sont régulièrement commentées dans la presse. Parmi les sommets de sa carrière seront les créations par Walther Straram de deux partitions symphoniques, Stèle pour le Pêcheur de lune et Trois Danses à écouter, aux Concerts Straram[2].

Malgré l'oubli dans lequel il est tombé de nos jours, il semble avoir été une figure reconnue du milieu musical parisien. Le Journal des débats le mentionne comme un des invités lors d'une réception prestigieuse donnée en par la pianiste Magda Tagliaferro en l'honneur de Leopold Stokowski. Le chef d'orchestre américain avait dirigé, le mois précédent, Stèle pour le Pêcheur de lune avec son orchestre à Philadelphie.

Peu abondante, son œuvre musicale révèle une harmonie post-debussyste, parfois proche de celle de Jean Roger-Ducasse, et des préoccupations esthétiques à rapprocher de son métier parallèle d'architecte. L'écrivain André Delacour, dans L'Européen du , y voit « Un accent profond qui révèle l'intensité de sa vie intérieure ; une passion contenue que sa contrainte rend d'autant plus forte ; un mélange de mysticisme et de sensualité ; quelque chose de confortable à la fois et d'aventureux ; beaucoup de raison alliée à beaucoup d'élan ; l'âme qui anime et ennoblit la matière, et la matière qui, par sa résistance, permet à l'âme d'aller jusqu'au bout de son pouvoir ».

Il restera très lié sa vie durant au compositeur Antoine Mariotte, réalisant l'illustration de couverture de la partition de son opéra "Esther, princesse d'Israël". Quand celui-ci est nommé administrateur général de l'Opéra-Comique (1936-1939), il engage Febvre-Longeray comme secrétaire général.

Il épouse en la pianiste Marcelle Ruff-Longeray (1896-1990), qui jouera souvent ses œuvres et accompagnera maints solistes en concert et à la radio. Un enregistrement Gramophone subsiste d'elle : En Blanc et Noir (Scherzando) de Debussy - Suite Brève, Air de Ballet de L. Aubert, par Marcelle Ruff et Dominique Jeanès à deux pianos ().

L'architecte

L'architecte Febvre-Longeray est répertorié comme membre de l’Union Syndicale des Architectes Français (U.S.), son bureau étant situé à l'adresse de son domicile de la rue Montenotte (Paris 17e). On lui doit notamment un immeuble du 16e arrondissement, 6 rue Picot (1933-34)[3], dont l'originalité de la façade tranche avec le style environnant[4].

Très attaché au Pays basque et séjournant souvent à Guéthary, il est secrétaire de la société des "Amis de Guéthary", "Gapelua", créée fin 1929, pour laquelle il réalisera le monument à Paul-Jean Toulet (enchâssant une sculpture d'Auguste Guénot) érigé à proximité de la villa du poète[5]. Dans la même commune de Guéthary, on lui doit plusieurs constructions de style néobasque, dont les villas Iduskian[6], Etchecarola, ainsi que le "Café de Madrid", devenu de nos jours "Hôtel de Madrid".

Une exposition parisienne "Les Bourbons de la restauration à nos jours" pour le centenaire de Charles X en 1936 mentionne de lui un « projet de monument au prince Sixte de Bourbon ».

Il apparaît également aux expositions des "Musiciens Peintres" (1932,1934) aux côtés d'œuvres de Pierre Jamet, Henry Merckel, Pierre Pasquier

Par ailleurs, il est reçu membre de la Société française d'archéologie en .

Œuvres musicales

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI