Albert Fossey-François

militaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Albert Fossey-François est un militaire, résistant et compagnon de la Libération français, né le à Juaye-Mondaye et mort le à l'hôpital militaire Robert-Piquet de Villenave-d'Ornon près de Bordeaux.

OrigineDrapeau de la France France
Allégeance Armée française -  FFI
Faits en bref Naissance, Décès ...
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Biographie

Issu d'une modeste famille de meuniers du Calvados, Albert Fossey poursuit d'abord des études au séminaire de Caen (institution Sainte Marie), puis à la faculté de lettres de la ville, avant de travailler dans l'imprimerie et l'édition, aux éditions Aubier-Montaigne et aux Presses universitaires de France.

À partir des années 1930, il milite en région parisienne au sein de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) et du Syndicat CGT du Livre. Il est également président du comité du Front populaire d'Orsay et membre de la direction de la fédération socialiste de Seine-et-Oise. En 1938, il est licencié pour avoir fait grève[1]. Il devient en 1939 directeur commercial des Presses universitaires du Massif Central à Guéret (Creuse). Mobilisé, il participe à la campagne de France, échappe à la captivité et revient à Guéret.

Il entre en résistance très vite après son retour du front en 1940. Affilié au mouvement Libération-Sud en novembre 1941 (alias "François"), il en devient le responsable départemental adjoint en 1942 (Adjoint de Roger Cerclier alias "Jean Pierre"). Il est nommé responsable départemental du noyautage des administrations publiques (NAP) en .

Il est ensuite chef départemental des maquis de l'Armée secrète en , puis chef départemental des FFI de la Creuse et du Cher zone sud (R5/D2) en . Il est nommé lieutenant-colonel FFI en . Il est fait Compagnon de la Libération par décret le .

Intégré à l'armée d'active, il participe aux opérations du front de l'Ouest et aux opérations en Algérie (). Il part ensuite pour l'Indochine comme officier parachutiste, puis combat en Algérie et à Suez. Il a notamment commandé le 2e régiment de parachutistes coloniaux (2e RPC) en 1957-1958.

Il meurt le à l'hôpital militaire Robert-Piquet de Villenave-d'Ornon près de Bordeaux, victime d'un traumatisme crânien lors d'un saut en parachute au cours d'un meeting aérien sur la base de Mérignac. Il est inhumé au cimetière parisien de Thiais.

Carrière militaire

  • 1948 : chef d'état major du Sud tunisien
  • 1951-1952 : deuxième séjour en Indochine comme chef d'état major de secteur (Tonkin)
  • 1953-1954 : troisième séjour en Indochine comme chef du bureau d'action psychologique auprès de l'état major d'Extrême Orient
  • Juin 1955 : chef du bureau régional d'action psychologique de la Xe Région militaire (Alger)
  • - : commandant du secteur de Palestro (Algérie)
  • 1956 : nommé Lieutenant-colonel et second du chef de corps (colonel Château-Jobert) du 2e régiment de parachutistes coloniaux (2e RPC)
  • 1957 : nommé chef de corps du 2e RPC (Koléa)
  • 1958 : nommé chef de corps de la Brigade École des Parachutistes Coloniaux à Bayonne.

Décorations

Notes et références

Annexes

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