Robert Lacoste (homme politique)
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| Robert Lacoste | ||
Robert Lacoste en 1944. | ||
| Fonctions | ||
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| Sénateur français | ||
| – (9 ans et 5 jours) |
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| Élection | 26 septembre 1971 | |
| Circonscription | Dordogne | |
| Groupe politique | SOC | |
| Député français | ||
| – (5 ans, 5 mois et 24 jours) |
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| Élection | 25 novembre 1962 | |
| Réélection | 12 mars 1967 | |
| Circonscription | 4e de la Dordogne | |
| Législature | IIe et IIIe (Cinquième République) | |
| Groupe politique | SOC (1962-1967) FGDS (1967-1968) |
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| Prédécesseur | Michel Diéras | |
| Successeur | Pierre Janot | |
| – (12 ans et 7 jours) |
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| Élection | 10 novembre 1946 | |
| Réélection | 17 juin 1951 2 janvier 1956 |
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| Circonscription | Dordogne | |
| Législature | Ire, IIe et IIIe (Quatrième République) | |
| Groupe politique | SOC | |
| – (1 an et 21 jours) |
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| Élection | 21 octobre 1945 | |
| Réélection | 2 juin 1946 | |
| Circonscription | Dordogne | |
| Législature | Ire Constituante IIe Constituante |
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| Groupe politique | SOC | |
| Gouverneur général et ministre de l'Algérie | ||
| – (2 ans et 3 mois) |
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| Président | René Coty | |
| Gouvernement | Mollet Bourgès-Maunoury Gaillard |
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| Prédécesseur | Georges Catroux | |
| Successeur | André Mutter | |
| Maire d'Azerat | ||
| – (37 ans) |
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| Prédécesseur | Émile Coulon | |
| Successeur | Guy Bonnelie | |
| Président du Conseil général de la Dordogne | ||
| – (30 ans) |
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| Prédécesseur | Édouard Dupuy | |
| Successeur | Michel Manet | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Azerat (France) | |
| Date de décès | (à 90 ans) | |
| Lieu de décès | Périgueux (France) | |
| Sépulture | Azerat | |
| Nationalité | Française | |
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| Sénateurs de la Dordogne | ||
| modifier |
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Robert Lacoste, né le à Azerat (Dordogne)[1] et mort le à Périgueux[2], est un syndicaliste, résistant et homme politique français, député socialiste de la Dordogne de 1945 à 1958 et de 1962 à 1967, sénateur de 1971 à 1980. Il est surtout connu comme gouverneur général et ministre de l'Algérie de (gouvernement de Guy Mollet) à .
Formation et débuts professionnels
Robert Lacoste fait des études de droit à l'université de Paris.
Il devient ensuite fonctionnaire des finances et militant syndical CGT.
Seconde Guerre mondiale
Signataire du Manifeste des Douze en novembre 1940, il est cofondateur du mouvement résistant Libération-Nord[3], puis déménage et rejoint la Résistance en Haute-Savoie. Il devient alors membre de la direction de Libération-Sud. À la demande de Jean Moulin, il participe à l'élaboration du programme du Conseil national de la Résistance (CNR)[4]. Son père Constant Lacoste, également résistant, est exécuté par les nazis en mars 1944[5].
En 1944, Robert Lacoste est délégué général adjoint du Comité français de Libération nationale pour la France occupée et devient ministre à la Production industrielle dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Il accompagne ce dernier lors de sa visite à Oradour-sur-Glane, le .
Son entrée au gouvernement provisoire est le prélude d'une longue carrière à des postes divers mais essentiels pendant l'immédiat après guerre. D'abord à la Production industrielle, puis en devenant le ministre de l’Industrie. Il retrouve l’Éducation nationale et réorganise le vieux Parti radical en Dordogne, puis devient ministre de l'industrie et du commerce. Il est constamment ministre sauf durant le bref intermède où il est remplacé par le communiste Marcel Paul.
Lacoste a été considéré comme une tête de pont du patronat français au sein de la SFIO, ce que traduit aussi son attitude durant la grève des mineurs du Nord Pas de Calais en 1947. Il était déjà proche des milieux patronaux avant la guerre avec son ami Bélin[6].
Après-guerre
Élu maire d'Azerat en 1945, il le reste jusqu'en 1983[7].
Membre des deux assemblées constituantes, député socialiste de la Dordogne, il est ministre de l’Industrie jusqu'en 1950. En 1948, il supprime des avantages acquis à la Libération par les mineurs, et doit faire face aux importantes grèves des bassins houillers qui sont sévèrement réprimées[8].
Il est nommé ministre des Finances et de l’Économie en 1956.
Guerre d'Algérie
Tout juste après la visite en Algérie de Guy Mollet, accueilli par des Français d’Algérie qui lui jettent des tomates (la « journée des tomates »), des œufs pourris et aussi des billes d’acier, Lacoste accepte de remplacer le général Catroux et devient ministre résident et gouverneur général de l’Algérie. Il conserve le Ministère de l’Algérie jusqu’aux événements du 13 mai 1958. Partisan du maintien de l’Algérie dans la République française, une Algérie nouvelle profondément modifiée par la « loi-cadre » , il est l’un des principaux adversaires du FLN. Partisan d'une forte répression contre le FLN, il pourfend ceux qui, en métropole ou dans les couloirs de l’ONU, ne sont selon lui qu’indulgence à l’égard des attentats et des assassinats fomentés par l’organisation[9]. Il déclare par exemple le à Alger devant des anciens combattants : « Sont responsables de la résurgence du terrorisme, qui a fait à Alger, ces jours derniers, vingt morts et cinquante blessés, les exhibitionnistes du cœur et de l'intelligence qui montèrent la campagne contre les tortures. Je les voue à votre mépris [10]. »
Témoignant pour la défense du général Salan lors de son procès, le , Robert Lacoste déclarera également, à propos des partisans du FLN et des accords d'Évian[11] : « J’ai quand même le droit de dire cette espèce d’écœurement que j’ai aujourd’hui parce que ceux-là qui ont tué femmes et enfants à la terrasse des cafés, aux arrêts d’autobus, à la sortie des écoles, dans les stades et dans les bals populaires, sont amnistiés [11]. »
Dans un article publié dans Le Monde au lendemain de la mort de Robert Lacoste, Jean Planchais estime que « Robert Lacoste est le symbole et la victime des contradictions de la IVe République finissante. Il a voulu être le Clemenceau d'une guerre qui n'était pas, aux yeux de l'opinion, une guerre nationale [12]. »
Après 1962
Il siège à nouveau à l’Assemblée nationale de 1962 à 1967. De 1971 à 1980, il est élu sénateur socialiste de la Dordogne, tout en assumant, de 1974 à 1979, la vice-présidence du conseil régional d'Aquitaine.
Président du Conseil supérieur de l’électricité et du gaz de France en 1950, il est maire d’Azerat jusqu’en 1983. Robert Lacoste est mort dans la nuit du au , à l'hôpital de Périgueux. Il est inhumé dans son village d'Azerat[13].
Décorations
Médaille de la Résistance française, avec rosette
Commandeur de l'ordre du Mérite commercial, ex officio en tant que ministre du Commerce et président du conseil de l'ordre (1947)[14]