Albert Pézard
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Paul-Louis-Albert Pézard |
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Albert Pézard (Paul-Louis-Albert Pézard à l'état-civil), né le à Neuflize[1] (Ardennes) et mort le à Paris 16e[2],[3], est un physiologiste français, spécialisé dans l'étude du développement des caractères sexuels secondaires chez les oiseaux, connu pour ses travaux précurseurs en allométrie.
Fils de Gustave-Édouard-Armand Pézard et de Marie-Nicole-Christine-Névastine Basson, Albert Pézard nait dans une famille d'agriculteurs des Ardennes[1]. Il étudie à l'école normale de Charleville-Mézières, puis à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, et enseigne successivement à l'école primaire de Mouzon, à l'école nationale professionnelle de Vierzon comme maître interne, à l'école primaire supérieure de Monthermé, au collège Chaptal comme répétiteur externe, à l'école primaire supérieure Colbert (10e arrondissement de Paris) comme professeur de sciences naturelles et enfin à l'école primaire supérieure Jean-Baptiste-Say (16e arrondissement de Paris)[2].
Le , il épouse Gabrielle Lucie Godefroy à la mairie du 16e arrondissement arrondissement[1].
À l'issue de sa thèse, Albert Pézard obtient le poste de professeur à l'École normale supérieure de Saint-Cloud en 1919. Il est nommé sous-directeur de la station physiologique du Collège de France en 1925[2]. L'avancement de sa carrière est toutefois empêché par « des intrigues », selon son directeur de thèse Eugène Gley : il se voit refuser un poste de maître de conférence et doit continuer des enseignements multiples en même temps qu'il mène ses recherches[4],[5].
Albert Pézard développe de ce déficit de reconnaissance institutionnelle une certaine rancœur : à son retour d'un déplacement à Berlin en vue d'une présentation au Ve Congrès international de génétique en 1927, il exprime ainsi à ses collègues son étonnement à constater la différence de traitement du personnel scientifique par les figures officielles de la République de Weimar[3],[6].
Lorsqu'il meurt soudainement d'une angine de poitrine, le , ce déficit de reconnaissance se trouve souligné dans les hommages qui lui sont rendus[4],[6]. Son enterrement a lieu au cimetière de Boulogne, à Boulogne-Billancourt, après une cérémonie religieuse à l'église Notre-Dame d'Auteuil, dans le 16e arrondissement de Paris[2].