Albert Roberti

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Décès
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BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Albert Roberti
Naissance
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Sépulture
Nationalité
Activité
Maître
Lieu de travail
Vue de la sépulture.

Albert Roberti, né le à Bruxelles et mort le à Ixelles, est un peintre belge, connu pour ses portraits, ses peintures religieuses et ses peintures d'histoire.

Initialement formé en Belgique par François-Joseph Navez, il séjourne ensuite à Paris, et en Italie. Il expose à quatorze reprises aux salons triennaux belges, de même qu'à dix Salons de Paris, où il obtient une médaille d'or en 1843 et en 1846.

Famille

Portrait de Mme Roberti, mère d'Albert Roberti, en 1833 par François-Joseph Navez, conservé au Musée des Beaux-Arts de Charleroi.

Pierre Albert Roberti, né sous le patronyme de Suykens, et nommé Roberti par arrêté royal du est né à Bruxelles rue des Pierres no 996 le . Il est le fils de Guillaume Suykens (1782), marchand d'alun, et de Marie Thérèse Roberti (1787-1859), mariés à Rhode-Sainte-Agathe en 1809[1]. Albert Roberti épouse à Bruxelles le Antoinette Theyssens (1811-1870), native d'Anvers. Ils sont parents de Marie Albertine Roberti (1848-1929)[2].

Formation

Albert Roberti est élève dans l'atelier du peintre néo-classique François-Joseph Navez, ami de sa mère, dont il a réalisé le portrait de 1831. Une correspondance suivie entre Albert Roberti et François-Joseph Navez atteste du dévouement de l'élève vis-à-vis de son professeur. Albert Roberti joue un rôle actif dans la Révolution de 1830 et participe aux opérations militaires des chasseurs-Chasteler, un corps libre de volontaires, qui le conduisent à participer, en , au combat de Walem[3]. Ensuite, il devient également étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles de 1834 à 1836. Il parfait ensuite sa formation à Paris durant toute l'année 1837, avant de voyager en Italie, accompagné par ses condisciples Jean-Baptiste Van Eycken et Jules Storms de à . Albert Roberti visite Gênes, Plaisance, Parme, Florence, Naples, et Rome, où grâce à l'intermédiaire de Navez, il entre en contact avec Jean-Auguste-Dominique Ingres. Dans les musées italiens, il copie plusieurs œuvres du Corrège et d'Annibale Carracci et admire les maîtres italiens qui l'inspirent. Il admire tout particulièrement Raphaël, estimant que chez le maître rien n'est guindé, tout est nature[4],[5].

Carrière

En 1839, Albert Roberti, s'installe durant dix ans à Paris, rue Notre-Dame-de-Lorette, no 50. Il y est le voisin des parents de Paul Gauguin au no 56, et de l'atelier et la demeure d'Eugène Delacroix au no 58. Durant son établissement à Paris, il retourne fréquemment à Bruxelles. Il expose à quatorze reprises aux salons triennaux belges de 1832 à 1863. Sa première participation a lieu au Salon de Gand de 1832, où il envoie Abraham renvoyant Agar et son fils dans le désert et Vieillard avec ses filles en prières devant une chapelle[6]. Son second envoi Acis et Galathée au Salon de Bruxelles de 1833, est acheté par le gouvernement belge[7]. Au Salon de Bruxelles de 1845, il reçoit une médaille de vermeil pour sa toile La Tenue d'un chapitre de l'Ordre de la Toison d'or par Charles-Quint[8]. Il expose, également, de 1838 à 1848, à dix Salons de Paris, où il obtient une médaille d'or en 1843 et 1846[5].

Le , Albert Roberti est nommé professeur de dessin d'après la figure antique à l'Académie de Bruxelles[9]

Albert Roberti meurt, à l'âge de 53 ans, rue de Schaerbeek, no 87, dans sa demeure à Bruxelles, le [2].

Œuvre

Références

Voir aussi

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