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Alessandra Korap

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Université fédérale du Pará occidental (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Alessandra Korap
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Alessandra Korap (née en 1985 à Munduruku, Itaituba, Pará) est une militante écologiste et leader indigène brésilienne de l'ethnie munduruku. Ses actions visent à défendre la démarcation des territoires indigènes et à dénoncer l'exploitation et les activités illégales des industries minière et forestière. En 2020, elle reçoit le prix Robert F. Kennedy des droits de l'homme aux États-Unis et en 2023, le prix Goldman pour l'environnement[1],[2].

Dès son plus jeune âge, Alessandra Korap s'intéresse à la politique et assiste aux réunions des conseils tribaux, à une époque où la présence des femmes est inhabituelle. Face à l'empiètement progressif sur les terres autochtones et à la perte de leurs droits, elle s'engage davantage dans un militantisme. En 2019, elle s'installe à Santarém pour étudier le droit à l'Université fédérale du Pará (UFOPA), afin d'être mieux préparée face à son militantisme,.

Korap est la première femme à diriger l'Association autochtone Pariri, qui regroupe dix villages de la région du Moyen Tapajós, dans l'État du Pará. Alessandra dénonce les activités minières en raison de l'impact du mercure, causé par celles-ci. Une étude menée par la Fiocruz en partenariat avec le WWF-Brésil indique que tous les participants d'une recherche étaient affectés par ce contaminant et que six participants sur dix présentaient des taux de mercure supérieurs aux limites de sécurité : environ 57,9 % des participants avaient des taux de mercure supérieurs à 6 µg/g, soit la limite maximale de sécurité établie par les agences de santé[1].

En 2020, Korap acquiert une reconnaissance internationale en recevant le prix Robert F. Kennedy des droits de l'homme, devenant ainsi le deuxième Brésilien à être honoré[3],[4],[5]. Elle reçoit le prix pour son effort à délimiter les territoires indigènes[3]. Lors de la remise du prix, Alessandra déclare que : « ce prix ne lui revient pas seulement à elle, mais récompense la lutte du peuple munduruku et de tous ceux qui demandent de l’aide, qui crient leur détresse sans être entendus ». Elle s’efforce également de minimiser l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les peuples autochtones.

En raison de son militantisme, Korap reçoit des menaces de mort et dix jours après son voyage à Brasília pour dénoncer l'exploitation minière et forestière illégale et exiger la démarcation des terres autochtones, son domicile est cambriolé. Selon Greenpeace, la déforestation sur les terres des Munduruku a été multipliée par six entre 2018 et 2019. En réaction, des députés allemands ont adressé une lettre au président Jair Bolsonaro et l'ont remise à l'ambassade du Brésil à Berlin, demandant aux autorités brésiliennes d'ordonner aux responsables de l'enquête de mener une investigation approfondie et de lui accorder protection, dans un cas où la situation des défenseurs de droits humains semble compromise au Brésil[6].

Honneurs

Références

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