Alexander Eaglerock
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| Constructeur |
|
|---|---|
| Type | Sport et tourisme |
| Premier vol | [N 1] |
| Nombre construit | 893 |
| Moteur |
Curtiss OX-5 Wright J5 |
|---|---|
| Puissance | 90 ch / 220 ch |
| Envergure | 10,97 m |
|---|---|
| Longueur | 7,62 m |
| Hauteur | 3,05 m |
| Surface alaire | 3,35 m2 |
| Nombre de places | 2 |
| Masse à vide | 644 kg |
|---|---|
| Masse maximum | 989 kg |
| Vitesse de croisière | 110 km/h |
|---|---|
| Vitesse maximale (VNE) | 160 km/h |
| Distance franchissable | 635 km |
L'Alexander Eaglerock était un biplan doté d'un habitacle fermé conçu dans les années 1920. Alexander Aircraft Company l'a produit à 893 exemplaires entre 1926 et 1932.
Le biplan Alexander Eaglerock est le premier avion conçu et produit par la jeune entreprise Alexander Aircraft Company. Conçu en 1925 il est novateur avec sa roulette sous la queue ou des ailes repliables au sol (pour minimiser la place nécessaire à son stockage)[1]. Mais des problèmes majeurs de conception (ratio masse/portance trop élevé, surchauffe moteur) l'empêche de décoller[2]. L'avion est repensé dès 1926 par Albert Mooney (en) pour aboutir au modèle A-1, plus conventionnel[3] et débarrassé de ses problèmes initiaux. Il effectue son premier vol le .C'est avec ce modèle que le succès de l'avion démarre. En six ans l'entreprise coloradienne en produit 893 exemplaires sur les sites d'Englewood puis de Colorado Springs[4]. Ce succès contribue à faire de l'Alexander Aircraft Company le plus gros fabricant mondial d'avions de la fin des années 1920, avec une capacité totale de huit appareils par jour[5].
Dans sa configuration initiale l'appareil pouvait atteindre une vitesse maximale de 160 km/h pour une vitesse de croisière de 110 km/h et avait une autonomie de 635 km[2],[6], avec une masse à vide de 644 kg pour une masse maximale de 989 kg[1].
Histoire
Le nom de l'avion serait un mot-valise formé de Eagle pour l'aigle royal soigné (en vain) par les employés de l'usine alors qu'il s'était blessé en percutant un câble électrique et Rock pour les montagnes Rocheuses (Rocky Moutains en anglais) proches du lieu de production[3],[7].
En , Charles Lindbergh est entré en contact avec l'AAC pour qu'ils lui adaptent un Eaglerock[2]. Le temps imparti (deux mois) pour les modifications demandées (nouvelle motorisation Wright J5, réservoir additionnel, renforcement des ailes et du train d'atterrissage pour supporter le poids du carburant supplémentaire), le manque de ressources et le carnet de commandes rempli de l'entreprise les pousse finalement à renoncer à cette commande[8]. Lindbergh traverse l'Atlantique quelques mois plus tard, les 20 et , à bord du Spirit of St. Louis fabriqué par le petit constructeur aéronautique Ryan Aeronautical Company sur la base d'un Ryan M-1.
Dès 1928, alors que l'Eaglerock est un succès commercial, J.Don Alexander se lance avec Mooney dans la conception d'un nouvel appareil. Un monoplan aile-basse pouvant accueillir quatre personnes, au train d'atterrissage rétractable et à l'objectif affiché d'atteindre une vitesse de croisière au moins équivalente à 1 mph par cheval-vapeur fourni par le moteur. Le l'Alexander Bullet effectuait son premier vol[9]. Dès 1928, alors que l'Eaglerock est un succès commercial, J.Don Alexander se lance avec Mooney dans la conception d'un nouvel appareil. Un monoplan aile-basse pouvant accueillir quatre personnes, au train d'atterrissage rétractable et à l'objectif affiché d'atteindre une vitesse de croisière au moins équivalente à 1 mph par cheval-vapeur fourni par le moteur. Le l'Alexander Bullet effectuait son premier vol[9].