Alexandre-Jean Ruault

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Alexandre-Jean Ruault
Fonctions
Curé
Yvetot
jusqu'au
Membre du Conseil des Cinq-Cents
-
Maire de Saint-Wandrille-Rançon
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
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CoulommiersVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
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Membre de

Alexandre-Jean Ruault, né le à Louvigné, dans le diocèse de Rennes, mort le à Coulommiers (Seine-et-Marne), est un prêtre et un député français.

Mandat à la Convention

Ayant fait sa profession religieuse à l'abbaye de Jumièges le [1], il est prieur de l'abbaye de Saint-Wandrille au moment de la Révolution française. Après sa sécularisation, il est élu maire de Saint-Wandrille le , fonction qu'il abandonne au bout de quelques mois[2], puis devient curé d'Yvetot et prête serment à la constitution civile du clergé en .

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Alexandre-Jean Ruault est élu député suppléant du département de la Seine-Inférieure, le quatrième sur six, à l'Assemblée nationale législative, où il n'est pas appelé à siéger[3].

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu de ses fonctions et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Alexandre-Jean Ruault est élu député de la Seine-Inférieure, le quatorzième sur seize, à la Convention nationale[4].

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention puis le bannissement après l'affermissement de la République », se prononce contre l'appel au peuple mais en faveur du sursis à l'exécution[5]. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[6]. En mai, il est absent au scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[7].

Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar, prononcé au nom du Comité de sûreté générale, Alexandre-Jean Ruault est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[8]. En brumaire an II (), alors qu'il est détenu à la prison de la Force, il écrit à la Convention qu'il « abjure ses fonctions sacerdotales »[9]. En nivôse (), lui et plusieurs de ses collègues détenus à la Force adressent une lettre à Maximilien de Robespierre, dans laquelle ils le remercient de s'être opposé au déferrement des signataires de la protestation devant le tribunal révolutionnaire, et pour le prier d'appuyer leur retour à la Convention, assurant avoir été trompés[10]. En brumaire an III (), Ruault et dix-neuf de ses codétenus sont autorisés à se retirer à leurs domiciles pour rétablir leur santé[11]. Tous les protestataires sont finalement libérés et réintégrés à leur poste le 18 frimaire ().

En ventôse an III (), Ruault, aux côtés de Pierre-Bruno Boissier, est envoyé en mission « dans les ports situés sur la Manche et l'Océan [Atlantique] ». Ruault est chargé des ports « situés depuis Honfleur exclusivement jusqu'à Port-Brieuc pour y activer les travaux de construction »[12].

Mandat aux Cinq-Cents

Le 4 brumaire an IV (), il est choisi par ses collègues pour siéger au Conseil des Cinq-Cents, conformément au décret des deux tiers. Après son retrait, lors du renouvellement du , il rentre dans la vie privée.

Source principale

Notes et références

Liens externes

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