Alexandre Okinczyc

médecin français From Wikipedia, the free encyclopedia

Alexandre Okinczyc, né le à Sialec (en) (actuelle Biélorussie) et mort le à Villepreux (Seine-et-Oise), est un médecin français d'origine polonaise-biélorusse.

Naissance
Nationalité
française
Formation
Faculté médicale de l'université de Moscou (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Alexandre Okinczyc
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
française
Formation
Faculté médicale de l'université de Moscou (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Okińczycowie herbu Aksak I (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
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Déporté par les Russes en Sibérie pour avoir participé à l'insurrection de Janvier 1863 contre le Tsar, il réussit à s'évader et à gagner le Danemark, puis la France, où il devient médecin des pauvres (médecin fonctionnaire de l'État, chargé de soigner les pauvres et les indigents) à Villepreux.

Biographie

Chambre
La chambre nuptiale d'Alexandre Okinczyc dessinée par lui-même en 1871 à Fontainebleau.

Alexandre Okinczyc fait ses études secondaires à Proujany (dans le gouvernement de Grodno), puis ses études de médecine à la faculté de Moscou de 1856 à 1861. En 1862, il s'installe à Cherechev à proximité de Proujany et commence à exercer[1]. Lorsqu'éclate dans le gouvernement de Grodno l'insurrection d' contre l'occupant russe, il se joint aux insurgés au nombre de 200 sous le commandement du capitaine Charles Sassulicz.

L'insurrection ayant échoué, Alexandre Okinczyc est arrêté en chez ses parents, emmené à Proujany, jugé et condamné à 12 ans de travaux forcés en Sibérie.

Après sa déportation et son évasion décrites par lui-même dans un manuscrit, il s'installe en France où, tout en étant secrétaire de l'Immigration polonaise en France, il doit recommencer une partie de ses études de médecine puis exerce sa profession à Villepreux-les-Clayes, non loin de Versailles. Il y meurt le , victime d'une épidémie de grippe contractée au chevet de ses malades[2].

La nationalité française lui est accordée par décret en date du [3].

Tombe à Villepreux.

À Villepreux une rue porte son prénom, la « rue du Docteur-Alexandre »[4] et sur sa tombe dans le cimetière de cette ville on peut lire « esclave du devoir, victime de son dévouement »[5].

Famille

En 1852, la famille reçoit confirmation de son inscription au livre de la noblesse de la région de Bialystok, le titre de noble ayant été attribué par le roi de Pologne Jean III Sobieski en 1683 à son ancêtre Kasper dit « Aksak » (mot signifiant « boiteux » en turc) avec le commandement de la ville de Mstsilav, à la frontière avec la Russie, que Kasper doit défendre notamment contre les raids de Tatars.

À la suite des partages successifs de la république des Deux Nations dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la famille se retrouve déplacée à l'Ouest et perd ses terres.

Un premier mariage le à Hyères[6] avec la fille du poète Josef Bohdan Zaleski lui a donné une fille :

  • Bohdane, née le à Villepreux, morte en 1942.

Marié en secondes noces à Villepreux le à Anna Krekowiecka, Alexandre Okinczyc a eu quatre fils :

  • Joseph Théodore, né le à Villepreux, mort le Saint-Chamassy (Dordogne), chirurgien, sans descendance ;
  • Wladimir Paul, né le à Villepreux, mort le à Villepreux, sans descendance ;
  • Bronislas Marie, né le à Villepreux, mort le à Villefranche-sur-Saône, ingénieur ;
  • Bernard Séverin Bohdan, né le à Villepreux, mort en 1915 à Aix-Noulette (Pas-de-Calais), enterré à la sépulture nationale de N.-D. de Lorette, sans descendance.

Son fils aîné, Joseph Okinczyc[7], est chirurgien, membre de l'Académie de chirurgie, et auteur de plusieurs ouvrages, dont celui intitulé Humanisme et médecine[8].

Récit d'une évasion

Alexandre Okinczyc a raconté son évasion dans un manuscrit écrit de sa main en polonais, puis traduit en français[9] par sa fille Bohdane, puis retraduit en anglais[10]. Le manuscrit original, qui fut longtemps conservé par la famille, n'a cependant pas été retrouvé à ce jour.

Ouvrage

  • Mémoires du docteur Alexandre Okinczyc.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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