Aix-Noulette
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Aix-Noulette | |||||
La place Saint-Germain, l'église et le monument aux morts. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Lens | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération de Lens-Liévin | ||||
| Maire Mandat |
Tony Moulin 2026-2032 |
||||
| Code postal | 62160 | ||||
| Code commune | 62019 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Aixois | ||||
| Population municipale |
3 902 hab. (2023 |
||||
| Densité | 374 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 25′ 36″ nord, 2° 42′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 57 m Max. 172 m |
||||
| Superficie | 10,44 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Douai-Lens (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Lens - Liévin (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bully-les-Mines | ||||
| Législatives | 10e circonscription du Pas-de-Calais | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | aix-noulette.fr/ | ||||
| modifier |
|||||
Aix-Noulette [ɛks nulɛt] est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. La commune est née de la fusion, entre 1790 et 1794, de la commune d'Aix-en-Gohelle et de celle de Noulette. Ses habitants sont appelés les Aixois. Sa population est de 3 902 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin.
À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Sur le territoire communal se trouvent trois cimetières militaires britanniques de la Première Guerre mondiale.
Le patrimoine architectural de la commune comprend deux monuments historiques : l'église Saint-Germain (classée) et la motte féodale (inscrite).
Localisation
Aix-Noulette se situe près de Liévin, sur la route départementale D 937 Béthune-Arras, portion de l'ancienne route nationale 37.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes. Les communes limitrophes sont Ablain-Saint-Nazaire, Angres, Bouvigny-Boyeffles, Bully-les-Mines, Liévin, Sains-en-Gohelle et Souchez.
Géologie et relief
La superficie de la commune est de 10,44 km2 ; son altitude varie de 57 à 172 mètres[1].
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie[2].
Il est traversé par deux cours d'eau :
- le Surgeon, rivière d'une longueur de 14 km, qui prend sa source dans la commune de Bouvigny-Boyeffles et se jette dans le canal d'Aire à La Bassée, au niveau de la commune de Cuinchy[3].
- le fossé des quatre Hallots, d'une longueur de 3 km, qui prend sa source dans la commune Bouvigny-Boyeffles, et se jette dans le Surgeon au niveau de la commune de Bully-les-Mines[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 798 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à 22 km à vol d'oiseau[11], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 731,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,3 °C, atteinte le [Note 2].
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[14]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[15].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[15].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[15].
Milieux naturels et biodiversité
Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : le coteau d'Ablain-St-Nazaire à Bouvigny-Boyeffles et bois de la Haie. Ce site est composé d’une mosaïque de végétations neutrophiles à calcicoles sur un relief fortement marqué par la présence de vastes coteaux crayeux du Sénonien et du Turonien au nord d’Ablain-St-Nazaire[16].

Urbanisme
Typologie
Au , Aix-Noulette est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[19]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (68,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,8 %), zones urbanisées (17,1 %), forêts (14,8 %), zones agricoles hétérogènes (6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %), mines, décharges et chantiers (0,2 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ais en 1104[23] ; Aisse en 1122[24] ; Aisc au XIIe siècle[23] ; Haiz en 1180 ; Hais en 1202 ; Ais en 1217 ; Ez en 1255 ; Eis au XIIIe siècle ; Ays en 1272 ; Ays-en-le-Gohelle en 1343 ; Ays versus Bethuniam au XIVe siècle ; Aiz en 1425 ; Ays-en-Gohelles en 1507 ; Aix en 1663 ; Ex en 1679 ; Aix-en-Noulette en 1759 ; Aix-en-Gohelle au XVIIIe siècle[24] ; Aix en 1793 et Aix-Noulette depuis 1801[1].
Albert Dauzat a vu dans Aix-en-Issart, un des nombreux Aix présents sur le territoire de l'ancienne Gaule et qui remontent à aquis, ablatif-locatif pluriel d’aqua « eau », d'où le sens global de « (lieu des) eaux (thermales) »[25]. Cette explication n'est pas assurée par les formes anciennes, c'est pourquoi Maurits Gysseling suggère d'expliquer Aix-Noulette par le celtique *Askjo- ou proto-germanique *Askja-, qui serait un dérivé locatif à partir de l'hydronyme Askā (germanique Askō)[23].
Le déterminant complémentaire Noulette, attesté sous les formes Noellet en 1159 ; Noilete en 1164 ; Novelete en 1268, Nouelete, Nowelete en 1334 ; Noelettes en 1344 ; Noulette-en-Gohelle en 1636 ; Noielette-en-Gohelle en 1739 ; Noullette en 1768[26], serait un dérivé du mot noué (noë cf. Delanoë) qui signifie « terrain humide »[27].
La commune est née de la fusion, entre 1790 et 1794, de la commune d'Aix-en-Gohelle[28] et de celle voisine de Noulette[1].
Histoire
La commune était située sur la ligne de front pendant la Première Guerre mondiale.
En octobre 1914, des combats ont lieu sur la commune. Le , a lieu sur la place du village la remise de décoration d'officier de la Légion d'honneur au général Henri Marie Alfred de Cadoudal[29].
Le la 11e brigade d'infanterie (24e et 28e régiments d'infanterie) rejoint les tranchées situées au sud-est d'Aix-Noulette[30]. En mai 1915, ce secteur fait l'objet de plusieurs attaques par les Français et par les Allemands, les pertes, tués et blessés, sont quotidiennes[31]. La situation est fort difficile pour les Français : les tranchées sont incomplètes, une partie d'entre elles a été fort abîmée au cours des combats. Les abris dans les tranchées n'existent quasiment pas. Les boyaux sont très peu nombreux et souvent impraticables, bouleversés par les bombardements et insuffisamment profonds, surtout à proximité de la première ligne. De plus, en ce mois de mai, les pluies détrempent complètement le terrain. Finalement, les troupes sont très exposées et le feu de l'ennemi ou les bombardements provoquent chaque jour des pertes sensibles[32]. Le Journal de Marche et des Opérations (J. M. O.) des troupes concernées rend compte pour la journée du d'une offensive française qui s'avère meurtrière, suivie d'un nouvel ordre d'attaque pour le lendemain avec des troupes déjà décimées. Cette double opération illustre la violence de cette guerre avec des officiers paraissant parfois peu préoccupés par les pertes humaines : pertes pour la journée du 25 mai pour les deux régiments : 7 officiers tués, 8 blessés, 6 disparus, 118 hommes tués, 389 blessés, 286 disparus[33].
La commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918 par décret du , distinction également attribuée à 276 autres communes du Pas-de-Calais[34].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune d'Aix-Noulette se situe dans le département du Pas-de-Calais et fait partie de la région Hauts-de-France. Elle appartient à l'arrondissement de Lens (à 11 km) et au canton de Bully-les-Mines (à 2 km).
La commune est membre de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin, qui rassemble 36 communes (Ablain-Saint-Nazaire, Acheville, Aix-Noulette, Angres, Annay, Avion, Bénifontaine, Billy-Montigny, Bouvigny-Boyeffles, Bully-les-Mines, Carency, Éleu-dit-Leauwette, Estevelles, Fouquières-lès-Lens, Givenchy-en-Gohelle, Gouy-Servins, Grenay, Harnes, Hulluch, Lens, Liévin, Loison-sous-Lens, Loos-en-Gohelle, Mazingarbe, Méricourt, Meurchin, Noyelles-sous-Lens, Pont-à-Vendin, Sains-en-Gohelle, Sallaumines, Servins, Souchez, Vendin-le-Vieil, Villers-au-Bois, Vimy et Wingles) pour une population totale d'un peu moins de 250 000 habitants.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Jumelages
La commune est jumelée avec :
| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Elsdorf[39] | Allemagne | depuis | ||
Équipements et services publics
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre l'école maternelle Saint-Exupéry-Mendès France et l'école élémentaire Prévert-Mendès France[40].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal de proximité de Lens, du conseil de prud'hommes de Lens, du tribunal judiciaire de Béthune, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants de Béthune[41].
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Aixois'[42].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[44].
En 2023, la commune comptait 3 902 habitants[Note 8], en évolution de −0,1 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,9 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 1 857 hommes pour 2 058 femmes, soit un taux de 52,57 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.


