Alexandre de Horion
Peintre de la principauté de Liège (1590-1659)
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Alexandre de Horion, né vers 1590 et mort le , est un peintre liégeois actif au XVIIe siècle. Il est généralement rattaché à la première génération de l'École liégeoise de peinture, qui se développe dans la principauté de Liège sous l'influence des modèles italiens. Contemporain de Gérard Douffet, figure majeure de ce courant, il est mentionné dans les sources comme portraitiste, bien que son œuvre ne soit pas conservée ou ne puisse être attribuée avec certitude.
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Biographie
Les informations biographiques concernant Alexandre de Horion demeurent relativement limitées. Né vers 1590, il appartient à la génération des peintres liégeois formés au début du XVIIe siècle, à une époque où la principauté de Liège connaît un renouveau artistique influencé par les courants italiens
Comme plusieurs artistes de sa génération tels que Walschartz et Douffet, il séjourne en Italie, notamment à Rome, entre 1621 et 1626, afin de parfaire sa formation[1]. Ce voyage s'inscrit dans une tradition largement répandue chez les peintres du nord de l'Europe, attirés par les modèles artistiques italiens et, en particulier, par le courant caravagesque.
À son retour à Liège vers 1626, il y poursuit l'essentiel de sa carrière jusqu'à sa mort en 1659.
Carrière
Alexandre de Horion est principalement connu comme peintre de portraits. Il jouit d'une certaine reconnaissance dans la cité épiscopale, où il exerce comme peintre officiel au service des autorités locales. Il est notamment mentionné comme peintre officiel de la Cité (et donc des bourgmestres de Liège) et peintre attitré de la cathédrale Saint-Lambert[2].
Ces fonctions témoignent de son intégration dans les milieux institutionnels et religieux de la principauté, ainsi que de sa position dans le paysage artistique local.
Le développement du portrait dans la principauté s'inscrit dans une dynamique plus large de représentation du pouvoir et du statut social au XVIIe siècle[3].
Œuvre
La production d'Alexandre de Horion reste mal connue et difficilement attribuable. Un article spécialisé publié dans le Bulletin de la Société royale Le Vieux-Liège souligne qu'il s'agit d'un « important peintre liégeois du XVIIe siècle, dont aucune œuvre n'est connue »[4].
Cette situation est fréquente pour les peintres liégeois du XVIIe siècle, dont l'identification repose souvent sur des sources indirectes ou des analyses stylistiques[5].
Cette absence d'œuvres identifiées s'explique notamment par :
- l'absence d'œuvres signées,
- les pertes ou destructions,
- les confusions avec d'autres peintres liégeois contemporains.
Toutefois, certaines œuvres lui ont été attribuées a posteriori par des historiens de l'art, mais elles restent hypothétiques et ne font pas consensus.
Deux portraits de Sébastien La Ruelle, considérés auparavant de la main de Gérard Douffet, sont attribués dans les années 1980 à Alexandre de Horion par les historiens de l'art Jacques Hendrick et Pierre-Yves Kairis[2]. Il s'agit du Portrait de Sébastien La Ruelle de 1636[6] et du Portrait de Sébastien de la Ruelle sur son lit de mort de 1637[7], conservés dans les collections publiques liégeoises[2]. Le changement d'attribution se base sur les « similitudes de style, de coloris et de facture, différentes de la manière de Douffet », que présentent les deux œuvres et sur le fait que Douffet, Chiroux notoire, aurait difficilement pu être choisi dans les années 1630 pour effectuer le portrait de Sébastien La Ruelle, chef du parti opposé, celui des Grignoux[2]. De Horion serait également l'auteur de portraits du Conseiller de Haan (1625), de Marie de Hocht (vers 1625), de Michel de Sélys (1643)[2].
- Portrait de Sébastien de la Ruelle, bourgmestre de Liège, 1636 (huile sur toile ; 125 × 90 cm), Liège, La Boverie.
- Portrait de Sébastien de la Ruelle sur son lit de mort, 1637 (huile sur toile ; 77 × 92 cm), Liège, La Boverie.
Style et influences
Alexandre de Horion appartient à la première génération de peintres liégeois influencés par les modèles italiens du XVIIe siècle, aux côtés de figures comme Gérard Douffet.
Son travail s'inscrit dans le contexte du caravagisme nordique, caractérisé par :
- un usage marqué du clair-obscur,
- une attention au réalisme des figures,
- une influence des modèles romains.
Il est toutefois surtout reconnu comme portraitiste, ce qui le distingue de certains de ses contemporains davantage tournés vers la peinture religieuse.