Alexis-Bruno-Étienne, marquis de Vassé ( à Clion - à Paris), est un général et homme politique français.
Distinctions
Il est le fils de Jacques-Armand, marquis de Vassé, maréchal de camp, colonel au régiment de Picardie, vidame du Mans, et de Louise-Madeleine de Courtavel. Ses parents étant cousins-germains, il est, deux fois, l'arrière petit-fils de Jacques Louis de Beringhen, marquis de Beringhen.
Il suit une carrière militaire, dans laquelle il débute en 1768 comme volontaire au régiment de Navarre.
en 1770, il est fait sous-lieutenant, puis promu en 1773 capitaine de cavalerie.
En 1779, il est nommé gouverneur de Rennes, puis en 1784 mestre de camp, commandant au régiment Dauphin-cavalerie. En 1785, il est fait chevalier de Saint-Louis et vidame du Mans.
En 1787, il est membre de la commission intermédiaire du Maine, procureur de Monsieur, comte du Maine, à l'assemblée provinciale, et membre de l'assemblée générale des trois provinces de la généralité de Tours. En , il est l'un des commissaires rédacteurs du cahier de doléances de la noblesse.
Son mandat lui impose le vote par ordre et il proteste contre la réunion des trois ordres, le . Retournant au Mans avec son collègue Montesson pour y obtenir de nouveaux pouvoirs de leurs commettants, ils sont agressés par des habitants de Savigné l'Evêque. Ils parviennent à leur échapper, mais préfèrent se mettre en sécurité en émigrant l'un et l'autre.
Il obtient un congé le et, avec Montesson, dont le frère a été massacré entretemps par des révolutionnaires[1], rallie l'armée des princes. Il sert dans l'armée de Condé, où il reçoit le grade de maréchal de camp en 1797. Proche de la Maison de Condé, il est premier gentilhomme de la chambre et adjudant général du duc d'Enghien et premier écuyer du prince de Condé. Son régiment est incorporé dans celui des dragons d'Enghien.
Il fonde à Minden (Saxe) une teinturerie en soie avec Marie-André-Paul-Louis du Verdier de Genouillac et son épouse, Julie-Lucie de Bégasson, ainsi que leur femme de chambre. Il séjourne ensuite en Bohème, en Autriche puis en Angleterre et ne regagne la France qu'à la première Restauration, au printemps 1814.
Il épouse à Ruffec le Louise de Broglie (Paris, paroisse Saint Sulpice, - Paris, ), fille de Charles François de Broglie, marquis de Ruffec, lieutenant-général des armées du Roi, chevalier de ses ordres, et de la princesse Louise de Montmorency. Dont trois enfants:
Jules de Vassé (Paris, paroisse Saint Sulpice, - Ivry sur Seine, ), non marié;
Armande de Vassé (Paris, paroisse Saint Sulpice, - château de Caderousse, , mariée en 1805 avec Emmanuel de Gramont, duc de Caderousse (1783-1841), pair de France, dont postérité éteinte.