Alfred Breuillé

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Nom de naissance
Alfred François Breuillé
Alfred Breuillé
Alfred Breuillé vers 1890 photographié par Marmand.
Fonctions
Conseiller général
Seine
-
Conseiller municipal
Goutte-d'Or
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Alfred François Breuillé
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Le Démocrite, La Libre pensée, La Marseillaise, La Patrie en danger, La Nouvelle République, L'Affranchi, Ni Dieu ni Maître
Idéologie
Membre de

Alfred Breuillé, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un journaliste et homme politique français.

Journaliste d'opposition et militant blanquiste sous le Second Empire, il rejoint la Commune de Paris avant de s'exiler en Belgique. De retour en France, il participe à la création du Comité révolutionnaire central (CRC) en 1881 puis rallie le mouvement boulangiste et suit Ernest Granger quand celui-ci fonde le Comité central socialiste révolutionnaire (CCSR). À la fin de sa vie, il se rapproche du Parti radical et radical-socialiste (PRRS).

Jeunesse blanquiste sous le Second Empire

Né en 1847 à Paris, Alfed Breuillé entame des études de sciences une fois ses études primaires terminées. Ayant obtenu son baccalauréat ès science en , il devient journaliste et s'engage activement dans le mouvement des écoles en compagnie de ses camarades blanquistes Gustave Tridon, Raoul Rigault, Gaston Da Costa. C'est en effet avec eux qu'il est arrêté en début d'année, avec une vingtaine d'autres amis, comme faisant partie de la société secrète dite du « Café de la Renaissance » à Saint-Michel[1]. Perquisitionné chez lui par les autorités, Breuillé n'est finalement pas condamné. L'année suivante, le , il est présent avec Charles Longuet, Félix Ducasse et quelques autres pour crier « Vive Garibaldi » et « A bas l'intervention » lors de la sortie de l'Hôtel de ville de Paris par Napoléon III et de l'empereur d'Autriche. Vite arrêtés, ils sont déférés devant la 6e Chambre du tribunal correctionnel et Breuillé est condamné, en , à une quinzaine de jours de prison pour « cri séditieux »[1].

Durant ses années d'études, Breuillé participe, en plus des manifestations publiques, à la rédaction de plusieurs articles à caractères républicains, socialistes et athées dans les colonnes de journaux comme Le Démocrite fondé par Raoul Rigault en , La Marseillaise lancé par Henri Rochefort en et la 2ème Libre pensée lancée par Henri Verlet (pseudonyme de Henri Place)[2] en .

La Commune de Paris

Alfred Breuillé vers 1870.

Durant la guerre de 1870, Breuillé continue son activité de journaliste et rédigeant des articles dans La Patrie en danger, journal d'Auguste Blanqui, Le Cri du peuple de Jules Vallès et les journaux appartenant à Paschal Grousset (La Nouvelle République, L'Affranchi)[1]. Après le , Breuillé rejoint la Commune de Paris et est fait chef du personnel au sein de la Préfecture de police par Raoul Rigault[3]. Le , il est nommé substitut du procureur de la Commune en remplacement de Théophile Ferré[4].

Après la Semaine Sanglante, Breuillé ayant fui en Angleterre, le 4e conseil de guerre le condamne par contumace, le , à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation civique puis, seulement, deux mois plus tard, le , le tribunal correctionnel de la Seine lui inflige deux ans de prison pour usurpation de fonctions. En contact avec les blanquistes exilés à Londres, Breuillé signe, en , le manifeste Aux Communeux[1]. Aussi, avec Ernest Granger, il va tenter de se lancer dans la vente de papiers peints pour subvenir à ses besoins mais sans succès[5].

Alfred Breuillé en 1885.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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