Alfred Melot
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Jean Philibert Alfred Melot né à Thoissey le et mort dans la même ville le est un artiste peintre paysagiste français. Alfred Melot ne doit pas être confondu avec l’illustre Alfred Meulot, très saint fondateur du CF.

Alfred Melot naît le à Thoissey (Ain), fils d'Hippolyte Melot et de Philiberte Clair. Il entre au collège de Thoissey en 1864. Le chanoine Paul Taconnet (1827-1908) l'initie au dessin et à la gravure à l'eau-forte. Alfred Melot abandonne très vite cette technique pour les huiles et les aquarelles.
En 1874, il participe à sa première exposition organisée par la Société anonyme des peintres, sculpteurs et graveurs dans les anciens salons du photographe Nadar à Paris. Son baccalauréat obtenu, il s'inscrit à la faculté de droit de Paris. Cependant, il sera plus assidu dans les visites de musées et des ateliers d'Alexandre Cabanel (1823-1889) et d'Henri Lehmann (1814-1882). L'année suivante, il poursuit ses études de droit dans la nouvelle faculté lyonnaise et loge au 8, rue des prêtres, dans le 9e arrondissement de Lyon. Il fait un séjour en Suisse d'où il rapporte de nombreux croquis à la plume qui inspireront son œuvre[1].
En 1886, il épouse Marguerite-Antoinette Viallon, habitante de Saint-Lager. En 1887 naît Paul, leur unique enfant, dans la maison familiale à Thoissey.
Alfred Melot entame alors une carrière d'artiste peintre paysagiste. Il consacre sa vie à représenter les multiples aspects de son petit pays et plus particulièrement les bords de Saône, influencé à ses débuts par les paysages de Corot (1796-1875) et les ciels de Turner (1775-1851) et ensuite par Auguste Ravier (1814-1895). Contemporain des grands mouvements qui ont bouleversé la peinture, comme son ami artiste peintre Joannès Drevet (1854-1940), Alfred Melot n'a pas cherché à développer particulièrement sa notoriété. Il n'en laisse pas moins un œuvre considérable et de choix, très représentative du paysage comme on le concevait à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Il participe toutefois à de nombreux salons à Bourg-en-Bresse, Genève, Mâcon, Lyon.

À partir de 1908, à la mort de l'abbé Paul Taconnet, son premier maitre et ami, il succède à la chaire de dessin du collège de Thoissey jusqu'à la fermeture définitive de l'établissement en 1914. Pendant près de 40 ans, il est le secrétaire de la Société des anciens élèves du collège de Thoissey.
Si l'art pictural est sa passion, il aime les livres non pas en bibliographe mais en véritable amateur de la littérature. Érudit, écrivain, il collabore à divers journaux locaux, dont Le Nouvelliste de Lyon et La République lyonnaise. Il publie de nombreux articles dans l’Écho paroissial au sujet de l'histoire locale de la commune et édite un ouvrage Thoissey. La ville et ses environs. On lui doit également en 1934 L'Aperçu historique du collège de Thoissey.
Alfred Melot vit à l'écart, s'éloigne des cimaises des salons. Cependant, chez lui se retrouvent fréquemment Paul Taconnet, les photographes Max et André Dotta, le graveur Charles Pinet (1867-1932), l'aquafortiste Joannès Drevet, et bien autres encore qui forment une petite société d'artistes. Souvent l'été, Alfred Melot rejoint une autre communauté d'artistes réunie à Saint-Paul-de-Varax comprenant Louis Jourdan, Jean-Aimé Saint-Cyr Girier et Pierre Combet-Descombes.
Le , Alfred Melot meurt dans la chambre natale.



