Alexandre Cabanel

peintre français From Wikipedia, the free encyclopedia

Alexandre Cabanel, né le à Montpellier et mort le dans le 8e arrondissement de Paris[1], est un peintre français, considéré comme l'un des grands peintres académiques[2],[3] du Second Empire, dont il est l'un des artistes les plus admirés[4].

« De tous les peintres académistes, Cabanel fut à la fois le plus adulé du public et le plus critiqué »

Décès
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Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Alexandre Cabanel
Autoportrait (1852),
Montpellier, musée Fabre.
Biographie
Naissance
Décès
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 Jean Nougaret, Académie des sciences et lettres de Montpellier[5].

Biographie

Fils d'un modeste menuisier, Alexandre Cabanel commence son apprentissage à l’École des beaux-arts de Montpellier dans la classe de Charles Matet conservateur du musée Fabre[3]. Doté d'une bourse, il s'installe à Paris en 1839.

Il entre en 1840 à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de François-Édouard Picot[6],[7].

Après deux échecs, Cincinnatus recevant les ambassadeurs de Rome en 1843 et Le Christ au Jardin des Oliviers en 1844, il est lauréat d'un second prix de Rome en 1845[6],[8],[7] et pensionnaire de la villa Médicis jusqu'en 1850[9].

À Montpellier, il réalise les portraits d'un certain nombre de membres de familles fortunées comme la famille Marès[10],[11],[12]. À la fois peintre d'histoire et peintre de genre[13], il évolue au fil des années vers des thèmes romantiques, comme Albaydé, en 1848, inspirée par Les Orientales de Victor Hugo publié en 1829[3],[14].

Il reçoit les insignes de chevalier de la Légion d'honneur en 1855[15].

La célébrité lui vient avec La Naissance de Vénus[16] exposée au Salon de 1863[17] qui est immédiatement achetée par Napoléon III[18] pour sa collection personnelle et qui entre au musée du Luxembourg en 1881[19] (le tableau est conservé à Paris au musée d'Orsay). Il passe un contrat avec la maison Goupil pour la commercialisation de reproductions en gravure de la Naissance de Vénus[20].

En 1863, Cabanel est élu membre de l'Académie des beaux-arts au fauteuil X[21],[3].

En , il est nommé professeur-chef d'atelier de peinture à l'École des beaux-arts de Paris[22] et promu au rang d’officier de la Légion d'honneur[15].

Lors de l'Exposition universelle de 1867, il est décoré de la croix de chevalier de première classe de l'ordre du Mérite de Saint-Michel de Bavière à la suite de son Paradis perdu commandé pour le Maximilianeum de Munich par Louis II de Bavière[23].

Entre 1868 et 1888, il est dix-sept fois membre du jury du Salon[24],[25], dont les années 1869[26], 1873[27], 1875[28], 1876[29], 1877[30], 1878[31], 1881[32].

Il reçoit la médaille d'honneur du Salon en 1865[33], pour le Portrait de l'Empereur, ainsi qu'en 1867 et en 1878[34].

Ses œuvres sont recherchées par les célébrités européennes et les collectionneurs américains qui lui commandent leurs portraits[13],[35],[36].

En tant que peintre officiel et membre du jury, où il fait preuve d'une farouche opposition à l'égard de toute tendance novatrice, Cabanel est régulièrement critiqué et mis en opposition avec les naturalistes et les impressionnistes[3],[37], en particulier avec Édouard Manet dont Le Déjeuner sur l'herbe, alors intitulé Le Bain, puis La Partie carrée, avait été refusé au Salon de 1863, alors que Cabanel triomphait avec sa Naissance de Vénus. Il est régulièrement brocardé par Émile Zola[38],[39],[16],[3] ou Joris-Karl Huysmans[40].

Cependant, il intervient en 1881 lors de la présentation du portrait de Pertuiset, Le chasseur de lions d'Édouard Manet et défend celui-ci en s'écriant : « Messieurs, il n’y en a pas un parmi nous qui soit fichu de faire une tête comme ça en plein air[29] ! »

Il est promu au rang de commandeur de la Légion d'honneur en 1884[41],[15],[29],[34] et est élu associé de l'Académie Royale de Belgique le . Il participe au Salon d'Anvers de 1888, à l'issue duquel il est élevé au rang d'officier de l'ordre de Léopold[42],[43].

Il meurt le 24 janvier 1889 dans son hôtel du 14 rue Alfred de Vigny, dans le 8e arrondissement de Paris.

Ses obsèques ont lieu à Paris le en l'église Saint-Philippe du Roule puis son corps est transporté à Montpellier au cimetière Saint-Lazare où il est inhumé le . Un monument est érigé en 1892 par l'architecte Jean Camille Formigé orné d'un buste en marbre de Paul Dubois et une sculpture, Regret, d'Antonin Mercié[41],[44].

Une rue porte son nom à Paris, la rue Alexandre-Cabanel dans le 15e arrondissement, à Montpellier, à Béziers ainsi qu'à Toulon.

Les controverses autour de La Naissance de Vénus

Œuvres principales

Davantage d’informations Titre, Date ...
TitreDateLocalisation et notesTypeHauteur[45]Largeur[45]Image
Étude Nu académique?Art Institute of Chicago (Illinois)[46]Dessin57,242,9
Un homme nu debout
(en) A Male Nude, Standing
?inconnue[47]Huile77,549,5
Portrait d'une jeune fille?Collection privée[48]Huile12778
Portrait d'une jeune femme assise?Musée Fabre à Montpellier[49]Dessin à la sanguine4726
Portrait d'une jeune fille debout, de face?Musée Fabre à Montpellier[49]Dessin3823
Portrait d'une jeune fille en costume d'Amazone?Musée Fabre à Montpellier[49]Sanguine4021
Autoportrait de Cabanel enfant (peint par lui-même à l'âge de 13 ans)1836Musée Fabre à Montpellier[49]Huile51,542
Portrait de l'artiste à l'âge de 17 ans1840Musée Fabre à Montpellier[49]Huile sur toile46,533,5
Portrait de jeune homme1840Musée Fabre à Montpellier[49]Dessin35,529
Scène non identifiée1841Musée Fabre à Montpellier[49]Huile3846
La Tunique de Joseph 1841 Musée Fabre à Montpellier Huile 32,5 40,5
Coriolan condamné à l'exil1842Musée Fabre à Montpellier[49]Huile32,841
Cincinnatus recevant les ambassadeurs de Rome1843Musée Fabre à Montpellier[50]Huile114146,5
Mme François Cabanel1844Musée Fabre à Montpellier[49], Mme François Cabanel était la mère de Pierre et la belle-sœur d'AlexandreHuile59,551,5
Le Christ au jardin des Oliviers ou Agonie du Christ au jardin des Oliviers1844Presbytère de l’église Saint-Roch de Montpellier[26],[51]
La Mort de Priam1844-1845Musée Fabre à Montpellier[49]Huile sur toile marouflée sur bois32,541
Saint Paul entouré par les lions1844-1845Musée Fabre à Montpellier[49]Huile sur toile32,440,5
Portrait de Pierre Ossian-Bonnet1845Collection privée
Pierre-Ossian Bonnet est un ami d'enfance de Cabanel[52]
Jésus dans le Prétoire1845École nationale supérieure des beaux-arts à Paris[53], cette œuvre est récompensée par un prix de RomeHuile146113,5
Portrait d'Alfred Bruyas1846Musée Fabre à Montpellier[54]Huile sur toile7462
Oreste suppliant au temple d'Apollon ou Oreste réfugié au temple d’Apollon1846inconnue[55],[56]220235
Paysage d'Italie1845-1847 à RomeMusée de l'ancien évêché d'Évreux[57]Dessin35,526
Portrait de Victor Massé1847 à RomeCollection privéeHuile6148,9
L'ange déchu1847Musée Fabre à Montpellier[58],[55],[49]Huile121189,7
Respha protège de l'atteinte des vautours les corps de ses fils, suppliciés sur une montagne1848 à Romeinconnue[59]Huile5278
Oreste ou le soldat de Marathon1846-1848Musée Fabre à Montpellier[49], esquisse pour la toile conservée à BéziersHuile sur toile marouflée sur bois2731,5
Oreste1848 aprèsMusée des beaux-arts de BéziersHuile sur toile
Un penseur, jeune moine romain1848Musée Fabre à Montpellier[26],[49]Huile sur toile91,572,5
La chiarrucia1848 à RomeMusée Fabre à Montpellier[26]Huile9981,5
Albaydé ou Albaydé aux yeux de gazelle1848 à RomeMusée Fabre à Montpellier[26]Huile sur toile9880.5
L'Ange du soir1848Musée Fabre à Montpellier[60]Dessin19,223
Saint-Paul au milieu des fidèles de Césarée1849 à Romeinconnue[55]7395
Saint Jean-Baptiste ou Saint Jean-Baptiste prêchant dans le désert1849 à RomeMusée Fabre à Montpellier[61]Huile195141,5
La Dispute du saint sacrement (œuvre d'après Raphaël)1850École nationale supérieure des beaux-arts à Paris[62],[63]
Étude pour La Mort de Moïse1851 avantMusée d'art Dahesh à New York (État de New York)[64]Dessin2027
Étude pour La Mort de Moïse1846-1851Musée Fabre à Montpellier[49]Huile35,448,7
La Mort de Moïse1851Musée d'art Dahesh à New York (État de New York)[65]Huile279391
La Mort de Moïse (réduction ?)1846-1851Musée Fabre à Montpellier[58]Huile140204
Portrait de Madame Louise Marès née Bidreman1851Musée Fabre à Montpellier[66]Huile
Portrait de Mademoiselle Louise Marès 1851 Musée Fabre à Montpellier Huile
Portrait de l'artiste par lui-même (à 29 ans)1849 - 1852Musée Fabre à Montpellier[49]Huile62,447
Portrait de Madame Paton née Pacini1852Collection privée[67]Peinture
Velléda1852Musée Fabre à Montpellier[68], œuvre récompensée par une médaille de 2e classe au SalonHuile sur toile12889
Glorification de Saint-Louis1853-1855Musée du château de Lunéville[69]Huile442432
Un soir d'automne1855 saloninconnue[70]
Michel Ange visité dans son atelier par Jules II 1856 Musée Fabre à Montpellier
Martyr chrétien descendu dans une barque1855Musée des beaux-arts de Carcassonne[71]286200
Les Mois1854-1856 ca[72]Hôtel de ville de Paris, salon des Cariatides, il réalise les allégories des Mois (architecte Jean-Baptiste Lesueur), détruites dans l'incendie de 1871. Achille Jacquet, grand prix de Rome, avait effectué des gravures au burin de ces compositions avant leur disparition, celles-ci ont été publiées en 1870[73],[74]Grand décor
Othello racontant ses batailles1857The Speed à Louisville (Kentucky)Huile sur toile115130
Aglaé et Boniface1857Cleveland Museum of Art (Ohio)[75]Huile6268
Peintures murales de l'hôtel Pereire1859 inaugurationHôtel des frères Pereire, no 35 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré dans le 8e arrondissement de Paris, il réalise les décors du premier étage avec Auguste Gendron. L'hôtel abrite aujourd'hui les services de l'ambassade de Grande-BretagneGrand décor
La Veuve du maître de chapelle1859 saloninconnue[76]Huile67110
Portrait de Jules Paton à l'âge de 30 ans1859Musée des beaux-arts de Troyes[77]Huile55,346,4
Nymphe enlevée par un faune1860Lille, Palais des Beaux-Arts[78]Huile243142
La Jeunesse1861Musée Fabre à Montpellier[49], étude pour la décoration de l'hôtel Constant Say place VendômeFusain et craie sur papier marouflé sur toile259298,5
La Poésie1861Musée Fabre à Montpellier[49], étude pour la décoration de l'hôtel Constant Say place VendômeFusain et craie sur papier marouflé sur toile299262,5
Les moissonneurs1861Musée Fabre à Montpellier[49], étude pour la décoration de l'hôtel Constant Say place VendômeFusain et craie sur papier marouflé sur toile296,5263
La Famille1861Musée Fabre à Montpellier[49], étude pour la décoration de l'hôtel Constant Say place VendômeFusain et craie sur papier marouflé sur toile259,5298,5
Le Poète florentin1861Metropolitan Museum of Art à New York (État de New York)[79]Huile30,550,5
La Naissance de Vénus1863Musée d'Orsay à Paris[80],[81]Huile130225
La Naissance de Vénus (reproduction)1864Musée d'art Dahesh à New York (État de New York)[82], reproduction de la Vénus de 1863 (Maison Goupil - Artiste: Adolphe Jourdan)Huile85136
Ensemble de la décoration du grand salon de l'hôtel Constant Say no 14, place Vendôme1861-1865Au plafond composition le Rêve de la vie et Les Quatre Éléments sur les hémicycles des ouvertures[83],[84],[85], l'hôtel abrite actuellement la banque JPMorgan ChaseGrand décor
Portrait de l'Empereur (esquisse)1865Musée Fesch d'Ajaccio[86]Huile sur bois3222
Portrait de l'Empereur (esquisse)1865Walters Art Museum à Baltimore (Maryland)[87]Huile sur bois4132
L'Empereur1865 salonMusée national du château de Compiègne[88],[34],[89], cette œuvre est récompensée d'une médaille d'honneur du SalonHuile sur toile230171
Adam et Ève après la faute1866-1867Musée Fabre à Montpellier[49]Huile sur toile2935
Le Paradis perdu ou L'éternel apparaissant à Adam et Ève après leur faute (esquisse)1866-1867Musée Fabre à MontpellierHuile sur toile6551,5
Adam, étude pour Le Paradis perdu1867 avantMusée Fabre à Montpellier[90]Huile92,273,5
Adam, étude pour Le Paradis perdu 1867 et avant Paris, collection privée Huile 80 64
Satan chassé du Paradis1867 ca[72]Musée Fabre à Montpellier[58],[49]Dessin45,555
Le Paradis perdu1867Maximilianeum de Munich (Landtag de Bavière), commandé par Louis II de Bavière et détruit pendant la seconde guerre mondiale[23]
Ève après la chute, étude pour Adam et Ève chassés du Paradis1867Collection privée[91]Huile7596
Le Paradis perdu
(réduction du Paradis perdu
1867Paris, musée d'Orsay[92]Huile121,994
Portrait de Cyrus Hall McCormick1867Wisconsin Historical Museum à Madison (Wisconsin)[93]Huile
Repos de Ruth ou Ruth en repos ou Ruth revenant des champs1868Collection privée[94],[95]Huile sur toile163,8123,1
La Druidesse1868Musée des beaux-arts de BéziersHuile
Ruth et Booz (esquisse)1868 ca[72]Musée Fabre à Montpellier[49]Huile5396
Portrait du Prince Konstantin Gorchakov1868Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg (Russie)[96]Huile6756
Portrait de Madame Carette, née Amélia Bouvet1868Musée national du château de Compiègne[97]Huile12585
Portrait de la Duchesse de Vallombrosa, née Geneviève des Cars1869Collection privée[98],[67]Huile85,465,1
La Gouvernante (en) The Governess1865-1870Philadelphia Museum of Art (Philadelphie)[99]Huile114,9100
La Mort de Francesca de Rimini et de Paolo Malatesta1870Musée d'Orsay à Paris[100]Huile184255
Ben-Raba prisonnier arabe à l'île Sainte-Marguerite près Cannes1870inconnue[59]
Jeune Pifferaro couché sur un mur1871 à FlorenceCollection privée[101]Huile
Portrait de jeune fille de la campagne au Moyen Âge1871 à Florenceinconnue
Giacomina1871 à Florenceinconnue[70]Huile16076
Jeune fille à la colombe1871 à Florenceinconnue
Autoportrait1871Galerie des Offices à Florence (Italie)[102]Huile sur toile6149
Portrait de la baronne Paul Von Derwies1871Musée des beaux-arts de Nice[103],[104]140105
Triomphe de Flore (esquisse)1870 ca[72]Musée du Louvre, département des Peintures, à Paris
Esquisse pour le plafond de l'ancien escalier du pavillon de Flore, actuellement salle de consultation du département des Arts graphiques[105]
Huile (ovale)1,130,72
Triomphe de Flore1870-1872palais des Tuileries, en 1869 il est chargé par l'architecte Hector-Martin Lefuel du plafond du grand escalier du pavillon de Flore, endommagé par l'incendie de 1871, repris en 1872[106]Grand décor, huile sur plafond (ovale)
Sarah Bernhardt1872inconnue (Espace Pierre Cardin en 1976)Huile4368
Les Deux Nièces de l'auteur1872Musée Fabre à Montpellier[107]Huile65110
Portrait de Mrs Pinchot et ses enfants en costume florentin du XVe siècle1872Grey National Historic Site - Milford[108]huile sur toile
Portrait de la comtesse de Keller
née Maria Riznich
Marquise de Saint-Yves d'Alveydre
1873Musée d'Orsay à Paris[109]Huile9973
Portrait de la comtesse de Keller
née Maria Riznich
1873Champs-Élysées Plaza, no 35 rue de Berri[110]Huile
Portrait de la comtesse de Keller
née Maria Riznich
1873 ca[72]Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg (Russie)[111]Huile9976
Portrait de la comtesse Elizabeth Vorontsova-Dashkova1873Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg (Russie)[112]Huile9973
Christina Nilsson en Pandora1873Walters Art Museum à Baltimore (Maryland)[113]Huile70,249,2
Christina Nilsson en Ophélie1873Musée Fabre à Montpellier[114],[115]Dessin préparatoire
Christina Nilsson en Ophélie1873Nationalmuseum de Stockholm (Suède)[116]Huile15390
Première extase de saint Jean- Baptiste1872-1874inconnue[117],[118]
Écho ou La nymphe Écho1874Metropolitan Museum of Art à New York (État de New York)[119]Huile97,866,7

Portrait d'un arabe1875 ca[72]Musée Fabre à Montpellier[49]Huile sur toile6554,5
Thamar ou Thamar et Absalon1875Musée d'Orsay à Paris[120]Huile180248
La Naissance de Vénus, reproduction de la Vénus de 18631875Metropolitan Museum of Art à New York (État de New York)[121]Huile106182,6
Vénus victorieuse ou Vénus victorieuse tenant à la main la pomme d'or qu'elle a reçue du berger Pâris (Vénus Victrix)1875Musée Fabre à Montpellier[49],[122]Huile14896,5
Portraits de madame la duchesse de Luynes et de ses enfants1876 avantCollection privée[67]
La Sulamite1876non connue[38]Huile
La Sulamite1876La Sulamite de Cabanel est gravée (eau-forte) la même année par François Flameng[123]Eau-forte
Portrait de Catharine Lorillard Wolfe (en)1876Metropolitan Museum of Art à New York (État de New York)[124]Huile171,5108,6
Lucrèce et Sextus Tarquin1877inconnue[125],[126]Huile6149
Harmonie1877 ca[72]Collection privéeHuile
Tamar and Absalom1878 salonNYPL Digital Gallery[127]
Étude (en) Man's Upturned Head1878 ca[72]Art Institute of Chicago (Illinois)[128]Dessin22,225,1
Étude pour la Vie de Saint-Louis (en) Woman Reaching Over a Wall1878 ca[72]Art Institute of Chicago (Illinois)[129]Dessin26,828,4
Étude pour la Vie de Saint-Louis1878 ca[72]Art Institute of Chicago (Illinois)[130]Dessin48,832,7
Vie de Saint-Louis : Saint Louis enfant et Blanche de Castille1878Panthéon à Paris (1 panneau)[71]Grand décor, huile
Vie de Saint-Louis : Saint Louis rendant la justice et fondant les grandes institutions qui ont fait sa gloire1878Panthéon à Paris (2 panneaux)[71]Grand décor, huile
La Vie de Saint-Louis : Saint Louis captif des sarrasins qui le demandent pour roi1878Panthéon à Paris (1 panneau)[71]Grand décor, huile
John William Mackay (1831-1902)1878Collection privée[131]Huile129,585,1
Samson et Dalila1878Collection privée[132]Huile92,764,8
La fille de Jephté1879 ca[72]Collection privée[133]Huile100,364,8
Phèdre1880Musée Fabre à Montpellier[134]Huile sur toile194286
Page ou Jeune page en costume florentin1881Collection Privée Fred & Sherry Ross[135]Huile
Le marchand de Venise1881inconnue[136]Huile87,3122,9
Patricienne de Venise1881 ca[72]Collection privée[137]Huile130,580,3
Miss Fanny Clapp1881Yale University Art Gallery à New Haven (Connecticut)[138]Huile7355,9
Diane chasseresse1882Musée préfectoral des Beaux-arts de Tochigi (Japon)[139]Huile
Portrait de Mrs. Collis Huntington1882Fine Arts Museums of San Francisco (Californie)[98]Huile sur toile216,5128,3
Rebecca et Eliézer1883 salonNYPL Digital Gallery[140]
Le Messager de l'Amour1883inconnue[141]. Le messager de l'Amour de Cabanel est gravée la même année par Gustave Levy[142]Huile80,647,6
Portrait d'Alfred Armand1883Musée d'Orsay à Paris[143]Huile175127
Portrait de Pierre Cabanel1883Musée Fabre à Montpellier[144]Huile74,353
Ophélie ou Ophelia1883Collection privée[145]Huile75116
Portrait de Mary Frick Garrett (Mrs Henry Barton Jacobs)1885Musée d'art de Baltimore à Baltimore (Maryland) The Mary Frick Jacobs Collection[98]Huile13888
Autoportrait1885Musée royal des beaux-arts à Anvers (Belgique)[146]Huile12393,5
Portrait d'une jeune femme1886Musée d'art de Shimane (Japon)[147]Huile sur toile60,850
Portrait du fondateur de l'ordre des petites sœurs des pauvres1886 saloninconnue[148],[149]
Portrait de la fondatrice de l'ordre des petites sœurs des pauvres1886 saloninconnue[148],[149]
Ruth glanant dans les champs de Booz1886Musée Garinet à Châlons-en-Champagne[150]
Cléopâtre, étude pour Cléopâtre essayant des poisons sur des condamnés à mort1887 avantMusée des beaux-arts de Béziers[151]Huile
Cléopâtre essayant des poisons sur des condamnés à mort1887Musée royal des beaux-arts à Anvers (Belgique)[152]Huile165290
Portrait d'Olivia Peyton Murray Cutting (1855–1949)1887Museum of the City of New York (État de New York)[153]Huile276149
Portrait de Mary Victoria Leiter
(Mary Curzon de Kedleston (en) (1870-1906)
1887Kedleston Hall (Derbyshire)[98]Huile
Figure de la Tragédie1888Musée Fabre à Montpellier[49], dessin préparatoire pour La TragédieDessin3927,9
La Tragédie1888inconnue, un des derniers tableaux de Cabanel, qui a servi d'étude pour une composition dessinée destinée à l'Art poétique de Boileau[59]4129
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Décor du Panthéon

Alexandre Cabanel fait partie des vingt et un artistes ayant reçu une commande de la part du marquis de Chennevières en 1874, alors directeur de l'Académie des Beaux-Arts, pour s'occuper des décors du Panthéon de Paris[154].

Il est initialement chargé de représenter deux sujets sur un total de quatre panneaux « Saint Louis fondant les institutions qui font sa gloire, et Saint Louis captif des Sarrasins »[154], ainsi qu'une frise pour le niveau supérieur. Cependant l'artiste outrepassa ces instructions et décida de peindre trois sujets : Saint Louis enseigné par sa mère sur un premier panneau, Saint Louis rendant la justice sur les deux panneaux suivant, et Saint Louis prisonnier en Palestine sur le dernier panneau[155].

Pour la frise supérieure il choisit de représenter Saint Louis, pieds nus et arborant la Couronne d’Épines, accompagné des personnages marquants de son époque.

Il présenta ses productions à l'Exposition universelle de Paris de 1878[156] avant de que ses toiles ne soient marouflées dans le bras nord du transept du mur ouest.

La Vie de Saint Louis (montage). En bas, de gauche à droite : Saint Louis enseigné par sa mère (Panneau 1), Saint Louis rendant la justice (Panneaux 2 et 3), Saint Louis prisonnier en Palestine (Panneau 4). En haut : Saint Louis est représenté pieds nus, portant la Couronne d’Épines, entouré de personnages de son époque.


Publications

  • La Tradition dans la peinture française (1898)[157]
  • Dessins d'Alexandre Cabanel 1823-1889 (1989)[158]

Rétrospective

La tradition du beau, première rétrospective consacrée à Alexandre Cabanel, du au au musée Fabre à Montpellier[159], puis du au au Wallraf-Richartz Museum de Cologne (Allemagne).

Cette exposition a obtenu le label « exposition d’intérêt national » décerné par le ministère de la Culture et de la Communication[160].

De nombreux élèves

L'atelier de Cabanel à l'école des Beaux-Arts,1883, peinture de Tancrède Bastet, 1883, Musée de Grenoble
Alexandre Cabanel, médaillon de Jules Chaplain, 1888, Metropolitan Museum of Art, New York

Entre 1864, date de l'ouverture de l'École réformée des Beaux-Arts de Paris, et 1889, date de la mort du peintre, Cabanel dirige l'un des trois ateliers de peinture[161]. Il y a « formé » de très nombreux peintres, dont plusieurs lauréats du prix de Rome, dont Henri Regnault et Camille Bourget[162]. Il n'était cependant présent, dans son atelier, qu'une ou deux fois par semaine et donnait également quelques cours à son domicile à des élèves particuliers[161].

Il y enseigna le nu académique, prônant l'emploi de couleurs claires dans la palette, formant de nombreux naturalistes[161].

Cabanel est resté, cependant, à l'écoute des bouleversements picturaux de son temps. Il participa ainsi à la formation d'Aristide Maillol et d'Étienne Terrus, et essaya de mieux exposer certaines œuvres d'Auguste Renoir au Salon[161].

Tancrède Bastet a représenté l'atelier en 1883 (Tancrède Bastet, L'Atelier Cabanel à l'école des Beaux-Arts, 1883. Coll. Musée de Grenoble).

Quelques-uns de ses élèves « entre cent autres »[163] :

Notes et références

Annexes

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