Alfred de Fougères
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Fidèle des comtes de Rennes
Alfred est un chevalier, cité entre 1008 et 1033 dans trois actes du duc de Bretagne Alain III de Bretagne, actes qu'il souscrit[1]. Dans une charte datée de 1009/1019, il est expressément qualifié de miles (chevalier), alors que cette précision est alors assez rare, y compris pour des personnages dont on sait par ailleurs qu'ils sont chevaliers. Selon Michel Brand'honneur, cette précision s'explique par le fait qu'Alfred vient alors d'être fait chevalier, rite de passage suffisamment important pour être souligné[2].
Alfred est cité dans une donation en faveur de l'abbaye de Marmoutier datée des années 1040 faite par son fils, Main II de Fougères, qui se dit fils d’Alfred, lui-même fils de Main Ier[3],[4]. C'est la seule trace de Main Ier, contrairement à Alfred[1],[5].
Ancêtre du lignage de Fougères
Si Alfred s'est peut-être installé à Fougères, c'est à propos de son fils, Main II, que ce fait est certain[4]. En effet, Main II est appelé Main de Fougères, château qui apparaît dans les actes vers 1040-1045/1047[6],[7], surnom toponymique transmis à ses descendants. Il est le premier de sa famille à être l'auteur de plusieurs actes dans les années 1030-1050, où il apparaît comme un riche propriétaire, doté d'un patrimoine important, dont Fougères[5].
Alfred est donc l'ancêtre du lignage de Fougères, ce qui montre qu'il a un statut important de son vivant[8]. La mémoire familiale conserve son souvenir, puisqu'il est encore cité dans une charte de vers 1150-1157[5], émanant de son descendant Raoul II[9].
Alfred a aussi un fils bâtard nommé Alvered, qui épouse Guidogonia, fille de Gradelon[10]. Le nom d'Alvered indique probablement qu'il est destiné à succéder à son père Alfred, avant la naissance du fils légitime, Main II, qui finalement hérite du pouvoir[11].
Notes et références
- 1 2 Brand'honneur 2001, p. 112.
- ↑ Brand'honneur 2001, p. 144.
- ↑ Mazel 2006, p. 107.
- 1 2 Bachelier 2011, p. 425.
- 1 2 3 Mazel 2006, p. 108.
- ↑ Mazel 2006, p. 112.
- ↑ Bachelier 2011, p. 441.
- ↑ Brand'honneur 2001, p. 145.
- ↑ Mazel 2006, p. 130.
- ↑ Brand'honneur 2001, p. 113.
- ↑ Brand'honneur 2001, p. 178.
Voir aussi
Bibliographie
- Julien Bachelier, « Une histoire en Marche : Fougères et la Normandie au Moyen Âge (début XIe siècle – milieu du XIVe siècle) », Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, vol. 88, , p. 423-529 (lire en ligne).
- Michel Brand'honneur, Manoirs et châteaux dans le comté de Rennes : Habitat à motte et société chevaleresque (XIe – XIIe siècles), Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 317 p. (ISBN 978-2-86847-561-9 et 978-2-7535-2564-1, DOI 10.4000/books.pur.11260, lire en ligne).
- Florian Mazel, « Seigneurs, moines et chanoines : pouvoir local et enjeux ecclésiaux à Fougères à l’époque grégorienne », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, nos 113-3, , p. 105–135 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.796, lire en ligne, consulté le ).