Alfred de Montigny
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Alfred de Montigny, né le à Lille et mort le à Toulouse, est un aviateur français, détenteur du Brevet n°69, il fait partie des pionniers de l'aviation française et des cent premiers aviateurs brevetés au monde[1],[2].
Alfred de Montigny est né le à Lille, il est le fils d’Alfred Gustave Méry de Montigny et de Marie-Thérèse de Bellissen. Il est l’une des figures emblématiques de l’aviation naissante en France. Il effectue son baptême de l’air avec René Dumanest, pilote de l’Antoinette, avant de se former à l’école Blériot[3]de Pau, sous la direction d’Alfred Leblanc. Il y obtient le le brevet de pilote n°69 délivré par l’Aéro-Club de France[4], rejoignant ainsi le cercle des cent premiers aviateurs brevetés[2],[5],[6].

Passionné par cet art nouveau du vol, il consacre sa vie au développement de l’aviation, tant sur le plan technique que social. À l’issue de la Première Guerre mondiale, il devient l’un des pilotes privés les plus actifs de la région Nord. Très impliqué dans les rallyes aériens et les cercles d’aviation, il contribue à structurer et dynamiser les clubs aéronautiques de cette région[7]. il fut notamment vice-président puis président du "Nord Aviation"[8] ainsi que président de "la Ligue aéronautique du Nord"[9]. En 1922 il devient Trésorier des Vieilles Tiges[10],[11], Association Amicale des Pilotes Aviateurs d'avant-guerre. En 1933 il crée l'Aéro-club de Lille[12] dont-il prend la présidence.
Conquis par le Maroc lors d’un rallye aérien[13], il décide de s’y installer. Sa personnalité affirmée et son expérience dans le domaine aérien lui permettent rapidement de s’imposer comme une autorité locale : il devient vice-président, puis président de l’Aéro-Club du Maroc[14]. Son action y joue un rôle clé dans la diffusion de l’aviation civile en Afrique du Nord pendant l’entre-deux-guerres. Tombé malade, il quitte le Maroc pour rejoindre Toulouse, où il décède le . Il est enterré dans la chapelle familiale du château de Castelmir.
Nommé chevalier de La légion d'honneur[7],[15],[16] en 1913, puis promu au grade d'officier de la Légion d’Honneur[11],[17],[18] en 1932, le comte Alfred de Montigny a laissé une empreinte durable dans l’histoire de l’aviation française.


