Alice Cordier

militante identitaire française From Wikipedia, the free encyclopedia

Alice Cordier, née le à Rennes, est une activiste, influenceuse et chroniqueuse identitaire française se réclamant du féminisme.

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (28 ans)
Rennes (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Alice KervielVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Alice CordierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Présidente Collectif Némésis, depuis octobre 2019 ...
Alice Cordier
Alice Cordier en 2024
Fonction
Présidente
Collectif Némésis
depuis
Biographie
Naissance
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Rennes (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Alice KervielVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Alice CordierVoir et modifier les données sur Wikidata
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Connue pour être une figure médiatique de l'extrême droite française, pour ses polémiques et pour ses multiples arrestations à la suite des happenings de son association, elle est, depuis , cofondatrice et présidente du Collectif Némésis. Elle est proche de groupuscules néonazis.

Biographie

Famille

Originaire de Rennes[1],[2], où elle est née le [3], Alice Kerviel[4],[5],[6] est la deuxième d'une fratrie de trois enfants, au sein d'une famille catholique[7].

Formation

Elle est « formée à l'activisme au sein de l'Action française, dont elle ne renie pas l'héritage et dont la charte graphique transparaît dans celle du collectif Némésis »[4],[8]. Elle passe également par l'Institut de formation politique (IFP), un organisme libéral-conservateur, dont l'objectif est d'abattre les frontières entre droite et extrême droite en France[9],[10],[11],[12].

Collectif Némésis

Elle prend le pseudonyme d'Alice Cordier[13] lorsqu'elle crée le Collectif Némésis avec quelques amies, en . Elles ne se reconnaissent pas dans ce que Cordier décrit comme l'« idéologie gauchiste » des mouvements féministes contemporains, défendant elle-même une ligne d'extrême droite[14]. Elle en est la présidente[15],[4] et la salariée[13].

En , dans un bar du 5e arrondissement de Paris, elle est victime d'une agression de Baptiste Deodati (dit Baptiste Marchais), membre connu de la fachosphère (réseaux d'extrême droite sur Internet), qui lui aurait mis, selon Alice Cordier, « une violente gifle ». Il reconnaît son geste mais le minimise par rapport à la description d'Alice Cordier, qui dépose plainte. L'incident ferait partie d'un contexte de « bataille entre influenceurs d'extrême droite », et s'inscrirait dans le cadre d'« une rancœur ancienne et tenace » entre les deux personnalités[1],[16].

En , Alice Cordier et plusieurs militantes lèvent des fonds et passent trois semaines en Slovaquie, à la frontière polonaise, officiellement pour apporter de l'aide humanitaire aux réfugiés ukrainiens. La portée de leur action humanitaire est contestée, l'action ressemblant davantage à une opération de communication, notamment sur le thème d'une division entre réfugiés ukrainiens qui eux, ne seraient, selon Alice Cordier, « pas dangereux » contrairement aux « migrants » « extra-européens »[17].

Le , au cours de la braderie de Lille, elle est arrêtée et mise en garde à vue pour le déploiement de banderoles racistes dans la rue Nationale et sur la façade de l'hôtel Carlton, avec deux autres militantes de Némésis. L'une d'elles affiche la phrase « Lectures salafistes dans les lycées de votre ville : vous sentez-vous en sécurité à la Braderie de Lille ? ». Les « lectures » évoquées par le collectif, qui font référence à une polémique ancienne, sont infirmées par un article de Libération, et ne concernent qu'un seul des lycées de la ville. Alice Cordier « évoque de supposées agressions sexuelles par des auteurs en situation irrégulière sur le territoire français ». La ville de Lille porte plainte contre le collectif pour incitation à la haine raciale et le propriétaire de l'hôtel pour atteinte à l'image et mise en danger de la vie d'autrui[18],[19],[20].

Le , lors d'un événement organisé par un think tank, le Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, Alice Cordier interpelle le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, au sujet de la dissolution administrative de la Jeune Garde antifasciste ; il lui répond en la félicitant pour son « combat » dont il se dit « très proche »[21],[22].

Chroniqueuse et influenceuse

En , Alice Cordier est en couple avec un membre du groupe néonazi Zouaves Paris[8].

En , elle intègre les émissions Les Grandes Gueules et Touche pas à mon poste ! en tant que chroniqueuse. Selon le site debunkersdehoax.org, elle se présente comme « militante associative », sans préciser qu'elle tient une ligne marquée à l'extrême droite[23]. Elle a également un rôle d'influenceuse : elle est, pendant plusieurs années, égérie pour une marque de compléments alimentaires qui multiplie les partenariats avec des influenceurs d'extrême droite voire néonazis[24]. Elle organise régulièrement des séances photo dont elle est le sujet, arborant des vêtements de marques identitaires ou en compagnie de personnalités d'extrême droite dont Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal, Thaïs d'Escufon, Julien Rochedy, Jean Messiha ou Jean-Yves Le Gallou[4].

Prises de position

Elle déclare être favorable, en matière de contraception, à « des moyens naturels », déplore un nombre trop élevé d'interruptions volontaires de grossesse, avant de « rétropédaler » en indiquant qu'elle « ne remet pas en question l'avortement », mais qu'elle « refuse de le voir comme quelque chose d'anodin »[15].

Elle dénonce le « harcèlement de rue par les hommes issus de l'immigration », ce que Le Télégramme décrit comme « une démarche xénophobe sous couvert de féminisme »[2].

Alice Cordier approuve les thèses de Julien Rochedy : elle affirme l'existence d'une complémentarité supposée « naturelle » entre les hommes et les femmes, et se place en défense d'une « virilité [européenne] » qui serait en déclin[4].

Polémiques

En , Alice Cordier partage sur Twitter une photographie censée prouver que Nathalie Loiseau aurait fréquenté le milieu skinhead « n'oublie pas d'où tu viens stp, y'a pas si longtemps tu câlinais encore des skins et visiblement ça te donnait pas d'urticaire », avant de reconnaître ne pas être certaine de l'identité de la personne photographiée[25]. Elle avait déjà tweeté « Nathalie Loiseau, une des nôtres ! » après la publication d'une ancienne photographie par le GUD[25].

En , dans le cadre d'une vague de cyberharcèlement à l'encontre de la journaliste Nassira El Moaddem  cette dernière a reçu de nombreuses « agressions racistes et sexistes sur les réseaux sociaux et les médias de Vincent Bolloré »  Alice Cordier a lancé une cagnotte pour lui payer un billet d'avion pour quitter la France, avant de la clôturer par crainte d'un procès et d'évoquer « l'humour » pour justifier sa démarche. Salim Djellab, conseiller municipal de Renaison et membre de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), a signalé la cagnotte au procureur de la République de Roanne, Xavier Laurent[26],[27].

En , un militant néonazi, ancien membre de Lyon populaire (groupe d'ultradroite dissous par le gouvernement) ayant combattu en Ukraine dans le bataillon Azov, publie une photographie dans laquelle Alice Cordier effectue un geste que plusieurs journalistes, ainsi que le député Thomas Portes, interprètent comme une reproduction de l'insigne de la SS ; ils arguent notamment[28],[29] que ce geste est répertorié comme « hate symbol » par l'Anti-Defamation League[30]. Alice Cordier dément la nature politique du geste et affirme qu'il s'agit d'une « référence au rap », puis le rapproche du geste de célébration de la footballeuse Louna Lapassouse, représentant ses initiales LL ; son club, le Toulouse FC, dénonce une « récupération honteuse »[28],[29],[31],[32]. Le groupe de rap en question, un temps avancé comme L'uZine (qui utilise un signe proche pour former le Z de son nom), pourtant antifasciste et rejetant la tentative de récupération d'Alice Cordier, s'avère finalement être Skull Shooters (initiales SS), un groupe reprenant les symboles du mysticisme nazi comme le soleil noir. La photo a été prise lors d'une soirée de militants néonazis en dans le 11e arrondissement de Paris, bien qu'Alice Cordier ait prétendu qu'elle avait 18 ans et qu'il s'agissait d'un « bar de surfers »[33].

Notes et références

Voir aussi

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