Alice Meynell
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Wilfrid Meynell (à partir de ) |
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Madeline Lucas (d) Everard Meynell (d) Viola Meynell |
Alice Christiana Gertrude Meynell, née Thompson, née le et morte le , est une poète, essayiste, critique littéraire, directrice de publication, traductrice et suffragette britannique. Elle est également connue sous ses noms de plume de Alice Oldcastle ou Francis Phillimore. Alice Meynell fut surnommée par Max Beerbohm « La reine de la littérature des années 1890 ».
Jeunesse et formation

Une famille riche de la gentry
Alice Christiana Gertrude Thompson est née à Barnes, dans la banlieue de Londres. Elle est la fille de Thomas James Thompson et de Christiana (née Weller) Thompson. Son père est né à la Jamaique, il est le fils de James Thompson et de sa maîtresse créole. Son grand-père le médecin Thomas Pepper Thompson a quitté Liverpool pour la Jamaique où il est devenu un riche propriétaire de plantation de cannes à sucre. Après la mort de son fils James Thompson il retourne en Angleterre de son petit-fils Thomas James Thompson, à sa mort, il lui lègue un héritage conséquent qui lui permet de faire des études à l'université de Cambridge d'où il sort diplômé[1],[2],[3].
Le Thomas James Thompson épouse Christiana Weller qui lui a été présentée par son ami Charles Dickens. Le couple donne naissance à deux filles Alice Christiana Gertrude Thompson et Elizabeth Southerden Thompson Butler son aînée[1].
Christiana Weller est une pianiste concertiste et une amateure de peinture[1],[2].
Séjour en Italie
Les parents d'Alice Thompson vivent aisément grâce aux loyers des immeubles dont ils sont les propriétaires, rente qui leur permet de vivre aisément en Suisse, en France, mais surtout en Italie sur la côte de la Ligurie où ils séjournent de 1851 à 1868. Alice Thompson y apprend l'italien avec un accent génois. C'est de ces années qu'Alice Thompson développera un amour de l'Italie[1].
Retour au Royaume-Uni
En 1868, alors qu'Alice Thompson est âgée de 21 ans, la famille Thomson retourne au Royaume-Uni pour s'installer à Malvern dans le comté du Worcestershire[1].
La conversion au catholicisme
Le , Alice Thompson se convertit au catholicisme lors d'une cérémonie donnée en l'église Saint George de Worcester. Sa mère Christiana Thompson, bien qu'élevée dans la foi anglicane s'était déjà convertie au catholicisme plusieurs années auparavant sans le dire à sa famille. Thomas James Thompson se convertit lui aussi au catholicisme en 1881, peu de temps avant sa mort[1],[4].
Un amour impossible
Alice Thompson tombe amoureuse d'un jeune prêtre de la compagnie de Jésus, le père Augustus Wignam. Ce dernier voyant que leur amitié s'est transformée en amour, il décide de partir à l'étranger et cesse toute correspondance et rencontre avec Alice Thompson[1],[4].
Carrière


Premières publications
L'amour impossible entre le père Wignam et elle, la plonge dans un profond chagrin et est la source d'inspiration, non dite, de plusieurs de ses poèmes comme « Renouncement ». Ses premières poésies sont publiées en 1875 au sein d'un recueil de poèmes, titré Preludes, illustré par sa sœur aînée Elizabeth Thompson Butler. Son esthétique poétique est saluée par Alfred Tennyson, Christina Rossetti, George Eliot, Aubrey Thomas de Vere et John Ruskin, mais ne touche qu'un faible public[1],[3],[5],[2].
Mariage
Le rédacteur en chef d'un journal catholique, Wilfrid Meynell, lit une recension des œuvres de Alice Thompson, impressionné il veut la rencontrer. Lors de leur entretien, ils tombent amoureux l'un de l'autre et passant outre l'opposition des parents de Wilfrid Meynell, au prétexte du manque d'argent d'Alice Thompson, ils se marient le en l'église des Pères Servites de Londres[1],[3].
La vie à Kensington
Alice Meynell et son époux Wilfrid Meynell, s'installent au 47, Palace Court dans le quartier de Kensington. Tous les deux assurent leur revenus en tant que journaliste, pour nourrir leurs huit enfants. Malgré leurs nombreux enfants, Alice Meynell est à la fois une mère aimante, attentive et une journaliste de qualité[1],[2].
La direction de publication
Avec l'aide de son épouse, Wilfrid Meynell devient le directeur de publication du Weekly Register, pendant 17 ans, l'un comme l'autre y écrivent de nombreux articles[1],[3].
De 1883 à 1895, les époux Meynell assurent la direction de publication du mensuel le Merry England. Alice Meynell y écrit de nombreux articles et tient la rubrique de critique littéraire d'autres revues et magazines comme The Spectator, The Scots Observer, The Tablet, The Art Journal, et The Saturday Review[1],[3].
Premier essai
Alice Meynell, rassemble ses divers articles qu'elle publie en 1873 sous forme d'un essai titré The Rythm of Life[1],[3].
La critique littéraire
À partir de l'année 1893, Alice Meynell commence à écrire chaque semaine un article de critique littéraire dans les colonnes de la Pall Mall Gazette, ses articles sont appréciés, tant et si bien qu'on fait la fête à chacun de ses articles[1].
Coventry Patmore

Alice Meynell grâce à ses recensions des poèmes de Coventry Patmore, les deux deviennent des amis. Le développement de cette amitié devient pour Alice Meynell une « amitié amoureuse », alors que pour Coventry Patmore, veuf par deux fois et marié pour une troisième fois, tombe amoureux d'elle. Alice Meynelle sent que l'amour que lui porte Coventry Patmore est une menace pour son couple et prend la décision de cesser toute relation avec lui[1],[3].
Francis Thomson
Le poète Francis Thompson, ruiné à Londres, et tentant de guérir d'une addiction à l'opium, envoie au couple un manuscrit de ses travaux. Ses poèmes sont publiés dans la publication de Wilfrid Meynell, Merry England, et le couple devient un soutien direct du poète. Son ouvrage Poems, publié en 1893, est publié à leur initiative.[5].
Engagements politiques
À la fin du XIXe siècle, alors que des soulèvements contre les Britanniques se structurent (Révolte des cipayes, Guerre anglo-zouloue, Révolte des Boxers, révolte de Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi au Soudan), de nombreuses figures du monde intellectuel européen remettent en cause la politique impérialiste des États occidentaux. Ces idées conduisent le couple Meynell et certains de leurs proches à s'engager en faveur des populations indigènes.
Suffragette, Alice Meynell est vice-présidente de la Women Writers' Suffrage League, fondée par Cicely Hamilton et active entre 1908 et 1919.
Vie privée
Alice Meynell et Wilfrid Meynell donnent naissance à huit enfants Sebastian, Monica, Everard, Madeleine, Viola, Vivian (mort à trois mois), Olivia, et Francis. Viola Meynell (1885-1956) devient par la suite écrivaine. Francis Meynell (1891-1975), le plus jeune des huit, devient poète et imprimeur, cofondateur de la maison d'édition Nonesuch Press[5],[1],[2].
Après une série de maladies, Alice Meynell meurt le . Elle est enterrée au Cimetière catholique de Sainte Marie dans le quartier de Kensal Green à Londres. En hommage à Alice Meynell, une blue plaque est érigée sur la paroi du 47 Palace Court, dans le quartier de Londres de Bayswater, où elle a vécu avec son mari[1].
