L'alignement est situé sur la côte nord de l'île d'Hœdic, sur une pente sablonneuse qui s'achève par une falaise. Il se compose de huit blocs en granite, à gros grains et à grains fins[2], et s'étend sur 10 m de longueur, mais l'érosion naturelle de la falaise a pu en faire disparaître l'extrémité nord-est[3]. La file de pierres est orientée nord-est/sud-ouest (53°-233°) correspondant à l'axe du lever du soleil au solstice d'été et à celui du coucher du soleil au solstice d'hiver[4]. Tous les blocs ont été extrait sur place, en élargissant des diaclases naturelles avec des percuteurs, qui ont été retrouvés à proximité lors des fouilles, et par l'action du feu (traces de rubéfaction)[1]. Les plus gros blocs sont situés aux extrémités de l'alignement, la hauteur moyenne des blocs est de 1,18 m[5].
Trois blocs se distinguent par leur forme naturelle et les aménagements dont ils ont bénéficié. Le bloc dressé à l'extrémité nord-est de l'alignement (dit M4) a une forme naturelle vaguement anthropomorphe. Il mesure 1,20 m de hauteur sur 1 m de largeur[2]. Une hache polie en fribrolite a été découverte dans sa fosse de calage[1]. Le bloc suivant (dit M3) a été dressé sur chant. Il mesure 1,76 m de long sur 1,18 m de largeur[6]. Il comporte sur sa face sud-est une vasque naturelle qui a été aménagée à la base par percussion et raclage, probablement pour servir de support à un objet (peut-être un galet de forme anthropomorphe retrouvé à proximité). Le dernier bloc de l'extrémité sud-ouest (dit M1) est le plus caractéristique. C'est la plus grande des pierres de l'alignement, elle mesure 1,58 m pour une épaisseur maximale de 0,52 m[5]. Elle comporte sur sa face naturelle d'affleurement deux figures d'érosion pouvant évoquer des seins. Son allure anthropomorphe a été accentuée par la gravure, à la base du bloc, d'une forme triangulaire pouvant représenter un sexe féminin. Un petit vase en céramique à fond conique a été retrouvé plaqué contre cette « entrejambe »[1].
Un petit foyer a été découvert près du bloc M1 et la datation au radiocarbone d'un charbon de bois du foyer correspond à une période comprise dans le deuxième quart du Ve millénaire av. J.-C. L'ensemble des fragments de céramique retrouvés à proximité de l'alignement constitue un lot homogène attribué à la culture de Cerny-Chambon[1].