Alireza Arafi

chef chiite iranien, religieux et membre du Conseil de direction intérimaire iranien, co-guide suprême intérimaire depuis 2026 From Wikipedia, the free encyclopedia

Alireza Arafi (en persan : علیرضا اعرافی), né en 1959 à Meybod, est un religieux et juriste chiite iranien. Il dirige le Centre de gestion des séminaires religieux (howzeh-ha) du pays. Il est également membre du Conseil des gardiens de la Constitution depuis 2019 et deuxième vice-président de l'Assemblée des experts depuis 2022.

Faits en bref Fonctions, Membre du Conseil de direction intérimaire (chef de l'État) ...
Alireza Arafi
علیرضا اعرافی
Illustration.
Alireza Arafi en 2020.
Fonctions
Membre du Conseil de direction intérimaire
(chef de l'État)

(7 jours)
Avec Massoud Pezechkian
Gholamhussein Mohseni Ejei
Président Massoud Pezeshkian
Prédécesseur Ali Khamenei (guide de la Révolution)
Successeur Mojtaba Khamenei (guide de la Révolution)
Deuxième vice-président de l'Assemblée des experts
En fonction depuis le
(1 an, 11 mois et 15 jours)
Président Mohammad Ali Movahedi-Kermani
Prédécesseur Hachem Hosseini Bouchehri (en)
Membre de l'Assemblée des experts
En fonction depuis le
(4 ans, 1 mois et 28 jours)
Élection 18 juin 2021 (en)
Réélection 1er mars 2024
Circonscription Province de Téhéran
Législature 5e et 6e
Membre du Conseil des gardiens
En fonction depuis le
(6 ans, 9 mois et 21 jours)
Prédécesseur Mohammad Momen (en)
Biographie
Date de naissance (66-67 ans)
Lieu de naissance Meybod (Iran)
Nationalité Iranienne
Diplômé de Séminaire de Qom
Profession Juriste
Religion Islam chiite duodécimain
Site web www.arafi.ir
Députés de la cinquième Assemblée des experts
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Biographie

Alireza Arafi est né en 1959 à Meybod, dans la province actuelle de Yazd, au sein d'une famille kurde de la tribu des laks[1]. Ses ancêtres se seraient convertis à l'islam depuis le zoroastrisme au XIXe siècle[2]. Son père, l'ayatollah Mohammad Ibrahim Arafi, était réputé proche de Rouhollah Khomeini, toutefois, certains analystes estiment qu'il pourrait s'agir d'une exagération[2].

À Qom, il achève ses études primaires. Parallèlement, il commence ses cours au séminaire et ses cours préparatoires. Plus tard, il suit également des cours au séminaire et apprend l'arabe et l'anglais. De plus, il étudie les mathématiques et la philosophie[3].

Depuis 1992, il assure la prière du vendredi dans sa ville natale de Meybod et, en 2014, il est nommé imam de la prière du vendredi (en) à Qom[4]. De 2008 à 2018, il dirige l'université Al-Mustafa International[5]. Depuis 2011, il est membre de droit du Conseil suprême de la révolution culturelle (en)[6] et, en 2016, il devient directeur du séminaire de Qom[7] ainsi que du Centre de gestion des séminaires religieux[8]. Il est également responsable des séminaires religieux pour hommes et pour femmes à Meybod[9].

Arafi est membre de la Société des enseignants du séminaire de Qom (en)[10], du Conseil suprême des séminaires (fa), du conseil d'administration de l'université des sciences et de l'éducation du Saint Coran (fa)[11], ainsi que du conseil d'administration de l'université Farhangian (en).

Le , le guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khamenei, le nomme au Conseil des gardiens pour un mandat de six ans[12], qui est renouvelé le [13]. Parallèlement, lors d'une élection partielle dans la province de Téhéran le [14], il décroche un siège à l'Assemblée des experts et est investi le [15],[16]. Réélu lors du scrutin régulier du [17], il est élu deuxième vice-président de l'Assemblée le suivant[18].

À partir de 2016 au plus tard, Alireza Arafi commence à être considéré comme un successeur potentiel d'Ali Khamenei[19]. Ce statut se renforce après la mort du président de la république islamique d'Iran, Ebrahim Raïssi, dans un accident d'hélicoptère le , puis le , lorsqu'au lendemain de l'assassinat d'Ali Khamenei dans un bombardement israélien, il devient, aux côtés du nouveau président Massoud Pezechkian et du chef du pouvoir judiciaire Gholamhussein Mohseni Ejei  lui aussi pressenti comme successeur potentiel , l'un des trois membres du Conseil de direction intérimaire chargé de diriger l'Iran en l'absence du guide suprême[20]. La nomination d'Alireza Arafi au poste de guide suprême est avancée par les modérés comme un choix de compromis : doté d'importantes connaissances religieuses mais dépourvu d'influence dans les sphères politique et militaire, il apparaît comme facile à manœuvrer. Mojtaba Khamenei, fils de l'ancien guide et proche des Gardiens de la Révolutions, lui est néanmoins préféré sous l'influence décisive de ces derniers[21].

Idéologie

Arafi présente l'islam, et plus particulièrement le chiisme, comme possédant un cadre intellectuel et civilisationnel complet, capable de répondre à la pensée philosophique, culturelle et politique occidentale moderne. Dans ses discours, il insiste sur ce qu'il décrit comme les carences morales et spirituelles de la modernité occidentale, notamment le sécularisme, le libéralisme et le matérialisme. Il soutient que la pensée islamique offre une épistémologie et un modèle social alternatifs, fondés sur la révélation et l'autorité religieuse. Il critique également les autres religions et est hostile envers les Bahai's[22].

Arafi est décrit comme « férus de [nouvelles] technologies » et d'intelligence artificielle, encourageant leur adoption par le clergé chiite (en) afin de moderniser ses pratiques et faire avancer la civilisation islamique[23],[24].

Références

Liens externes

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