L’Alliance conservatrice, en anglais et fidjienConservative Alliance Matanitu Vanua (Alliance conservatrice du Pays de notre Terre, CAMV), est un parti politique fidjien d'extrême-droite fondé en 2001 et dissous en 2006.
Le parti fait campagne sur sa demande que la Constitution soit abrogée pour qu'une nouvelle constitution réserve le pouvoir politique aux Fidjiens autochtones, et demande la libération de George Speight et des autres auteurs du coup d'État, les qualifiant de héros et de prisonniers politiques[1]. Il obtient six sièges aux élections de 2001, dont l'élection de Speight lui-même depuis sa cellule de prison. Le parti négocie un accord de coalition avec le SDL, le parti de Qarase, pour la formation d'un gouvernement. Il n'obtient ni la libération de Speight (qui perd ainsi son siège de député) et de ses complices, ni la nomination de George Speight au poste de vice-Premier ministre, mais deux députés du CAMV, Ratu Naiqama Lalabalavu et Isireli Leweniqila sont inclus dans le gouvernement, respectivement comme ministre des Terres et des Ressources naturelles et comme ministre de la Jeunesse, de l'Emploi et des Sports. Ratu Rakuita Vakalalabure, le chef du parti, est fait vice-président de la Chambre des représentants[1].
Rakuita Vakalalabure est condamné en à six ans de prison pour son rôle lors du coup d'État, et perd donc son siège de député. Début 2005, Naiqama Lalabalavu est condamné à huit mois de prison pour sa participation (moindre) à ce même événement. Le gouvernement Qarase lui octroie une libération conditionnelle après seulement dix jours de détention, afin de préserver sa majorité parlementaire. Il quitte toutefois son ministère, et Samisoni Tikoinasau, frère de George Speight, y est nommé à sa succession[2].
George Speight ne pouvant siéger depuis sa cellule de prison, une élection partielle a lieu dans sa circonscription. Son frère est élu à sa succession:
↑(en) Jonathan Fraenkel et Stewart Firth, From Election to Coup in Fiji: The 2006 Campaign and Its Aftermath, Australian National University Press, 2007, p.120-122
↑(en) Jonathan Fraenkel et Stewart Firth, From Election to Coup in Fiji, op.cit., p.210