Alternative (revue)
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| Alternative | |
| Journal différent | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | française |
| Périodicité | Mensuel |
| Date de fondation | Décembre 1973 |
| Date du dernier numéro | 1979 |
| Éditeur | Groupe Union Défense |
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Alternative est une revue mensuelle de tendance nationaliste-révolutionnaire fondée en 1973. Elle fut le principal organe de presse du Groupe Union Défense (GUD) dans les années 1970.
Fondation
Lancé en par le dessinateur nationaliste Jack Marchal, son ami Olivier Carré (1954-1994) et quelques membres du Front de la jeunesse, Alternative apparaît alors comme l'un des principaux organes d'expression pour les membres du Groupe Union Défense (GUD). Alliant humour noir, autodérision, dessins satiriques et chroniques d'actualité, Alternative a été un des « outils qui ont participé à l'élaboration d'un univers caractéristique des Gudars »[1] notamment grâce à la popularisation des « Rats maudits » ou « Rats noirs ». Selon l'historien Nicolas Lebourg, « cela est tout à fait révélateur de la façon très sentimentale, antidogmatique, d'être fasciste en une ère postmoderne et matérialiste. N'importe le manque absolu de prise sur le réel social : ce qui compte c'est de fonder une communauté qui se définit par le partage d'une contre-culture »[2].
Contenu
Dans les pages de Alternative, on retrouve de nombreuses références au rejet de la culture afro-américaine, au dénigrement du film « Chronique des années de braise », film algérien qui remporte la palme d'or à Catmes en 1975 et que l'on accuse d' être « anti-français »[1]. On y retrouve aussi un certains nombres de références à peine voilées à l'Allemagne nazie avec l'émergence d'expressions comme la « Waffen-Assas » (référence aux Waffen-SS) dans les pages du journal dès 1975 tandis que l'un des dessinateurs parlera de la femme de Adolf Hitler, Eva Braun, comme sa dulcinée[1]. Dans le numéro 14 de , on y retrouve même un encadré intitulé « les mathématiques modernes » où l'auteur, un dénommé Artefact, remet en cause la véracité du nombre de 6 millions de juifs morts dans les camps de concentration[1]. On y retrouve de nombreux textes à la gloire de la nation française, encourageant les militants à ne plus avoir peur de s'afficher en tant que nationalistes[1].
Dans un autre registre, on retrouve dans la revue un grand nombre d'attaques envers la gauche et le marxisme. Dans Alternative, on célèbre l'arrestation de militants communistes, on commémore des batailles contre les militants d'extrême gauche sous la forme de bandes dessinées et de manière générale, les références aux « gauchistes » deviennent une appellation péjorative attribuée aux étudiants marxistes par les membres du GUD se définissants comme « l'underground non marxifié »[1].
Quant aux problématiques liées à l'immigration, la revue fait preuve d'une xénophobie décomplexée : par exemple, sous la forme d'une bande dessinée, est raconté le récit particulièrement du viol d'une militante gauchiste par un groupe d'immigrés :
« Blâmant le laxisme de la gauche concernant les politiques d'immigration, on critique aussi l'idéologie bourgeoise responsable de la misère sexuelle organisée par le capitalisme. Dans une autre édition d'Alternative, la bande-dessinée « Scènes de chasse » caricature le comportement des migrants africains suggérant un tribalisme jugé primitif en exposant le caractère « sauvage » des politiques d'immigration de Valéry Giscard D'Estaing »[1].
Au niveau international, la revue apporte son soutien à la cause palestinienne en dénonçant, comme une grande partie de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, le colonialisme israélien. Dans les années 1980, cet antisionisme « se radicalise et finit par se traduire par un antisémitisme évident »[1]. Toujours au niveau international, Alternative apporte régulièrement son soutien aux régimes nationalistes étrangers :
« On y célèbre l'arrestation et l'expulsion de militants de gauche au Chili et soutient le coup d'État militaire au Tchad, en 1975. Dans cette même édition du journal, la section Tiers monde en lutte célèbre la dissolution des groupes indépendantistes d'extrême-gauche en Nouvelle-Calédonie. L'appui à Pinochet perdurera jusque dans les années 1980, alors que le GUD, dorénavant associé au PFN, continuera de manifester un enthousiasme marqué pour le dictateur. Le support au régime de Franco est aussi un point important de l'orientation des positions du GUD et des nationalistes sur le plan international. Le 3 novembre 1975, les Gudars participent à une manifestation de soutien à Franco et organisent, trois semaines plus tard, une journée de deuil à Assas pour commémorer sa mort. Par ailleurs, les Gudars supportent le Liban et condamnent le terrorisme qui fait rage au pays. On encourage même les militants nationalistes à se rendre sur place pour effectuer un stage d'apprentissage de techniques de combat »[1].
Reparution (1988-1990)
En 1988, Alternative paraît à nouveau sous la houlette de Roland Hélie appartenant à la mouvance gravitant autour du Parti des forces nouvelles (PFN). La revue sera interdite de diffusion en à la suite de l'affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras.