La voce della fogna
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| La voce della fogna | |
| Pays | |
|---|---|
| Langue | italienne |
| Périodicité | Mensuel |
| Fondateur | Marco Tarchi |
| Date de fondation | Décembre 1974 |
| Date du dernier numéro | 1983 |
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La voce della fogna (en français La voix des égouts), est une revue satirique néofasciste italien fondée par Marco Tarchi et publié entre et le printemps 1983
La revue, dirigée par Marco Tarchi, se caractérisait par une ironie critique à l'égard tant des opposants politiques antifascistes que de l'establishment plus conservateur du MSI.
Au total, trente et un numéros ont été publiés à un rythme quasi mensuel.
Origines
La voce della fogna était au départ d'une réélaboration du journal satirique Alternative, publié et illustré par Jack Marchal, inventeur de la bande dessinée mettant en scène les Rats noirs.
L’idée d’une publication, née des cendres de la revue ronéotypée La Terra degli Avi (1972-1973), prit forme en lorsque des militants du MSI florentin « proches de Pino Rauti », parmi lesquels Marco Tarchi, futur leader de la Nouvelle Droite, et Susanna Tre Re, rencontrèrent à Paris des figures de la Nouvelle Droite française, comme Alain de Benoist[1]. Cette rencontre fut organisée par le dessinateur Jack Marchal, connu des militants du MSI lors du camp de jeunesse de Montesilvano en 1972. Une délégation du mouvement Ordre nouveau participa également à cette réunion estivale.
Le premier numéro du magazine La voce della fogna est paru en , en supplément du magazine L'Alternativa[2].
Contenu
La voce della fogna contenait des dessins humoristiques et des bandes dessinées, mais aussi des articles satiriques sur la société, la politique et la droite.
Le magazine comportait plusieurs rubriques régulières : POP, la page musique ; CIAK, la rubrique cinéma ; TORCHIO, la troisième page littéraire ; IN ASCOLTO, une rubrique non conventionnelle.
Dessinateurs
Parmi les dessinateurs qui ont collaboré au magazine, on peut citer Alfio Krancic, Jack Marchal, Gilberto Oneto, Enrico Tomaselli et Fabrizio Zani.
Objectifs politiques
L’objectif de la publication, selon Marco Tarchi :
« était de disposer d’un outil moderne, doté d’un langage immédiat, pour répondre, sur un ton ironique, aux tentatives de délégitimer les adversaires (le slogan : « Fascistes, salauds, retournez dans les égouts ») et, simultanément, de proposer une opération stylistique, c’est-à-dire la modernisation de l’image usée du néofascisme, la correction d’attitudes irrémédiablement démodées. La nostalgie était le seul ennemi déclaré. »
Selon d’autres sources, « les ambitions avec lesquelles La voce della fogna est née, dans un grenier parisien rôti par le soleil de , et a été produite dans une imprimerie florentine cinq mois plus tard, n’étaient pas celles de construire une véritable alternative organique à la manière d’être à droite dictée par la présence hégémonique du MSI, auquel appartenaient tous les animateurs originaux du journal ». Tarchi écrit à ce sujet :
« Le contenu limité des premiers numéros en est une preuve évidente. À l’origine, il s’agissait simplement d’envoyer un signal au sein du petit monde de la jeunesse de droite italienne, démontrant d’une part que l’image conservatrice et respectable de la « droite nationale » de Giorgio Almirante avait fait son temps et d’autre part que le siège des forces de l’arc constitutionnel pouvait être mieux surmonté par l’ironie que par l’apitoiement sur soi, qui constituait le point fort de la politique du MSI. »
Ses ambitions politiques prirent fin lorsque Tarchi lui-même fut expulsé du MSI en pour un article satirique et moqueur à l'encontre des dirigeants.
La fermeture
Le magazine a cessé de paraître en 1983. D'un tirage de 4 500 exemplaires, qui s'étaient vendus immédiatement en 1977, il est progressivement tombé aux deux mille exemplaires initiaux.
L'expérience de La voce della fogna a donné naissance à de nombreuses autres initiatives, dont le supplément Diorama Letterario, qui est devenu par la suite un magazine indépendant.