Alzonne

commune française du département de l'Aude From Wikipedia, the free encyclopedia

Alzonne Écouter(occitan : Alzona Écouter) est une commune française, située dans le nord-ouest du département de l'Aude en région Occitanie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Alzonne
Alzonne
Le village vu du nord.
Blason de Alzonne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Régis Banquet
2020-2026
Code postal 11170
Code commune 11009
Démographie
Gentilé Alzonnais
Population
municipale
1 586 hab. (2023 en évolution de +4,2 % par rapport à 2017)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 15′ 18″ nord, 2° 10′ 39″ est
Altitude Min. 108 m
Max. 242 m
Superficie 22,38 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Carcassonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Malepère à la Montagne Noire
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Alzonne
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Alzonne
Géolocalisation sur la carte : Aude
Voir sur la carte topographique de l'Aude
Alzonne
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de région Occitanie
Alzonne
Liens
Site web alzonne.fr
    Fermer

    Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc ». Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le canal du Midi, le Fresquel, le Lampy, le Vernassonne, le ruisseau de Rebenty, le ruisseau du Reboulidou et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (la « vallée du Lampy ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

    Alzonne est une commune rurale qui compte 1 586 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne. Ses habitants sont appelés les Alzonnais ou Alzonnaises.

    Géographie

    Localisation

    La commune d'Alzonne est située dans le Lauragais sur la D 6113 et la ligne Bordeaux - Sète au confluent du Fresquel et du Lampy.

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Bram, Montolieu, Montréal, Moussoulens, Raissac-sur-Lampy, Saint-Martin-le-Vieil et Sainte-Eulalie.

    Géologie et relief

    Alzonne se situe en zone de sismicité 1 (sismicité très faible)[2].

    Vue sur les Pyrénées.
    Trompe-l'œil du château d'eau d'Alzonne.

    Hydrographie

    La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens »[3], au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse[4]. Elle est drainée par le canal du Midi, le Fresquel, le Lampy, le Vernassonne, le ruisseau de Rebenty, le ruisseau du Reboulidou, le ruisseau de Fontorbe, le ruisseau de Lascombes et le ruisseau du Trapadous, constituant un réseau hydrographique de 22 km de longueur totale[5],[Carte 1].

    Le canal du Midi, d'une longueur totale de 239,8 km, est un canal de navigation à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis le xviie siècle[6].

    Le Fresquel, d'une longueur totale de 63 km, prend sa source dans la commune de Baraigne et s'écoule d'ouest en est. Il traverse la commune et se jette dans l'Aude à Carcassonne, après avoir traversé 22 communes[7].

    Le Lampy, d'une longueur totale de 29,3 km, prend sa source dans la commune d'Arfons et s'écoule vers le sud. Il traverse la commune et se jette dans le Fresquel sur le territoire communal, après avoir traversé 8 communes[8].

    La Vernassonne, d'une longueur totale de 22,5 km, prend sa source dans la commune d'Arfons et s'écoule vers le sud. Elle traverse la commune et se jette dans le Lampy sur le territoire communal, après avoir traversé 4 communes[9].

    Le ruisseau de Rebenty, d'une longueur totale de 20,7 km, prend sa source dans la commune de Montréal et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest puis vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans le Fresquel sur le territoire communal, après avoir traversé 3 communes[10].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[13] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[14]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 624 mm, avec 9,3 jours de précipitations en janvier et 4,7 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fanjeaux à 14 km à vol d'oiseau[17], est de 14,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 625,0 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,3 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[20], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Milieux naturels et biodiversité

    Réseau Natura 2000

    Site Natura 2000 sur le territoire communal.

    Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « vallée du Lampy »[22], d'une superficie de 9 555 ha, avec la Vernassonne, deux cours d'eau de régime méditerranéen. La qualité de l'eau permet à ces cours d'eau d'abriter une faune piscicole riche et variée, parmi laquelle plusieurs espèces d'intérêt communautaire : le barbeau méridional, la bouvière et la lamproie de Planer[23].

    Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

    L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[24] :

    • le « cours aval du ruisseau du Lampy » (37 ha), couvrant 5 communes du département[25] ;
    • les « gravières et plaine de Bram » (2 381 ha), couvrant 6 communes du département[26] ;
    • la « plaine de la Bitarelle et pech Nègre » (262 ha), couvrant 2 communes du département[27] ;

    et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[24] : les « causses du piémont de la Montagne Noire » (8 830 ha), couvrant 20 communes du département[28].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Alzonne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[29]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[30],[31].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,4 %), cultures permanentes (17,2 %), zones agricoles hétérogènes (15,6 %), forêts (12 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,9 %), prairies (2,9 %), zones urbanisées (2,7 %), mines, décharges et chantiers (1,2 %), eaux continentales[Note 6] (0,1 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune d'Alzonne est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[33]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[34].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau de Rebenty, le Fresquel, le canal du Midi, le Lampy et la Vernassonne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1985, 1992, 1996, 1999, 2009, 2018 et 2020[35],[33].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Alzonne.

    Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 724 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 724 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[36],[Carte 3].

    Risques technologiques

    Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[37].

    La commune est en outre située en aval des barrages de Lampy et de Laprade, deux ouvrages de classe A[Note 7]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[39].

    Toponymie

    Le nom Alsona en 898 est emprunté au Fresquel. Il est basé sur la racine hydronymique alz-, « aulne, marais » (Dauzat, Nègre, Billy, Morvan) et le suffixe -onna.

    Histoire

    Alzonne est dès le IXe siècle une ville de quelque importance, puisqu’elle est le chef-lieu de la viguerie du même nom, vicaria Ausonensis et est comprisevin pago Carcassensi.

    Durant la période carolingienne Alzonne est une vicairie sous l'autorité d'Aton Ier[40].

    Alzonne est un point stratégique lors de la croisade contre les Albigeois .Après la reddition de Raymond Roger Trencavel et son emprisonnement dans ses propres prisons, Simon de Montfort est élu Vicomte de Béziers, Carcassonne, Albi par les croisés du Nord et le légat du pape Arnaud Amaury. Le même jour du 15 Août 1209, il vient occuper Alzonne que ses habitants avaient désertée. Simon.de Montfort fit d'Alzonne un camp de base à partir duquel il partait à la conquête d'autres lieux de la région[41]

    En 1372, la seigneurie d'Alzonne, Rieux Minervois, Leuc, Aladern,... est achetée au nom de Nicolas de la Jugie aux héritiers de Raymond de Saverdun, héritiers lointains et par proximité. L'acte est signé au titre des coutumes de la vicomté de Paris et non en référence au droit écrit en vigueur dans le Midi. En 1350, Nicolas de la Jugie avait déjà acheté la seigneurie de La Livinière, Saint Julien, Ferrals-les-Montagnes[42]. A partir de 1372 Alzonne fera partie de la baronnie dont le siège est à Rieux Minervois. Elle a ainsi un passé commun avec les autres biens et seigneuries achetées par Nicolas de la Jugie. L'histoire en est écrite à La Livinière[43]

    Autrefois fortifiée, la ville fut assiégée et prise trois fois pendant les guerres de religion du XVIe[44].

    Un phare placé à environ 8 m de haut émettait la lettre Z en morse (pour AlZonne) dans les années 1920-1930 pour guider les avions des pionniers de l'Aéropostale en route vers Dakar.

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune d'Alzonne est membre de l'intercommunalité Carcassonne Agglo[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Carcassonne. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[45].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Carcassonne, au département de l'Aude, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 1].

    Sur le plan électoral, elle dépend du canton de la Malepère à la Montagne Noire pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la troisième circonscription de l'Aude pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[46].

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    1945 1971 Antoine Azam SFIO  
    1971 1977 Grégoire Vanacker PS  
    1977 1995 Jacques Tramunt PS Instituteur,
    Secrétaire de mairie de Raissac-sur-Lampy
    juin 1995 2014 Jean-Marie Salles PS  
    mars 2014 en cours Régis Banquet PS Fonctionnaire à la Direction générale des Finances publiques,
    Conseiller général du canton d'Alzonne (2009→2015),
    Conseiller départemental du canton de la Malepère à la Montagne Noire (2015→2021),
    Président de Carcassonne Agglo depuis 2014,
    Chevalier de l'ordre national du Mérite (2025)[47]
    Fermer

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[49].

    En 2023, la commune comptait 1 586 habitants[Note 8], en évolution de +4,2 % par rapport à 2017 (Aude : +2,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 3841 5101 5961 6101 6291 6441 5981 6231 588
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 6051 5661 4681 5101 5461 5161 5841 5061 405
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 5301 5741 4601 3151 3211 3121 2771 2771 223
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    1 2751 1771 2061 2081 2251 2211 2381 2391 438
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    1 5221 5901 586------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Revenus

    En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 644 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 1 360 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 17 890 [I 2] (19 240  dans le département[I 3]).

    Emploi

    Davantage d’informations Division ...
    Taux de chômage
    Division200820132018
    Commune[I 4]6,8 %11,4 %14,2 %
    Département[I 5]10,2 %12,8 %12,6 %
    France entière[I 6]8,3 %10 %10 %
    Fermer

    En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 874 personnes, parmi lesquelles on compte 68,5 % d'actifs (54,3 % ayant un emploi et 14,2 % de chômeurs) et 31,5 % d'inactifs[Note 10],[I 4]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département et de la France, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

    La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Carcassonne, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 7]. Elle compte 481 emplois en 2018, contre 430 en 2013 et 372 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 482, soit un indicateur de concentration d'emploi de 99,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 49,3 %[I 8].

    Sur ces 482 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 176 travaillent dans la commune, soit 37 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 76,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,6 % les transports en commun, 14,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

    Activités hors agriculture

    Secteurs d'activités

    94 établissements[Note 11] sont implantés à Alzonne au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 11].

    Davantage d’informations Secteur d'activité, Commune ...
    Secteur d'activitéCommuneDépartement
    Nombre%%
    Ensemble94100 %(100 %)
    Industrie manufacturière,
    industries extractives et autres
    2122,3 %(8,8 %)
    Construction1313,8 %(14 %)
    Commerce de gros et de détail,
    transports, hébergement et restauration
    2829,8 %(32,3 %)
    Information et communication22,1 %(1,6 %)
    Activités financières et d'assurance22,1 %(2,7 %)
    Activités immobilières77,4 %(5,2 %)
    Activités spécialisées, scientifiques et techniques
    et activités de services administratifs et de soutien
    66,4 %(13,3 %)
    Administration publique, enseignement,
    santé humaine et action sociale
    1010,6 %(13,2 %)
    Autres activités de services55,3 %(8,8 %)
    Fermer

    Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 29,8 % du nombre total d'établissements de la commune (28 sur les 94 entreprises implantées à Alzonne), contre 32,3 % au niveau départemental[I 12].

    Entreprises

    Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[52] :

    • Necy, supermarchés (7 640 k€)
    • SARL Razes Hybrides, culture de céréales (à l'exception du riz), de légumineuses et de graines oléagineuses (5 223 k€)
    • Traiteur Bareil, services des traiteurs (470 k€)
    • Holding Bareil, conseil pour les affaires et autres conseils de gestion (405 k€)
    • La Pujade, location de terrains et d'autres biens immobiliers (24 k€)

    La toiture de la salle polyvalente de la commune est équipée de 1 214 m2 de panneaux photovoltaïques depuis 2010[53]. La transformation d'une ancienne décharge en centrale solaire photovoltaïque au sol d'environ MW crête[54], développée par la société Valorem, obtient un permis de construire fin 2015 et fait l'objet d'une campagne de financement participatif sur la plateforme Lendosphere en [55]. Les permis ayant été délivrés fin 2017, le parc devrait être terminé mi-2019[56].

    Agriculture

    La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région viticole »[57]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la polyculture et le polyélevage[58].

    198820002010
    Exploitations753523
    Superficie agricole utilisée (ha)1 58411691256

    Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 75 lors du recensement agricole[Note 14] de 1988 à 35 en 2000 puis à 23 en 2010[58], soit une baisse de 69 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 52 % de ses exploitations[60]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 584 ha en 1988 à 1 256 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 21 à 55 ha[58].

    Culture locale et patrimoine

    Photo du clocher de l'église de l'Assomption-de-Notre-Dame
    L'église de l'Assomption-de-Notre-Dame.

    Lieux et monuments

    Sports

    La commune est fortement associée au rugby à XIII, en raison du projet de création d'un Centre Technique National sur son territoire. Un projet lancé en 2017[61] et validé par la Fédération française de rugby à XIII en 2020[62].

    Néanmoins depuis le début des années 2020, la Fédération ne communique plus sur le sujet.

    Personnalités liées à la commune

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Alzonne Blason
    Senestre d'argent par azur embrassé.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
    Fermer

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI