Alì
commune italienne
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Alì est une commune italienne de la province de Messine dans la région de la Sicile.
| Alì | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 98020 |
| Code ISTAT | 083002 |
| Code cadastral | A194 |
| Préfixe tél. | 0942 |
| Démographie | |
| Gentilé | aliesi o alioti |
| Population | 596 hab.[1] (2026) |
| Densité | 37 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 38° 01′ 37″ nord, 15° 25′ 01″ est |
| Superficie | 1 590 ha = 15,9 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Sant'Agata |
| Fête patronale | 5 février |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Géographie
Alì est située à environ 30 kilomètres au sud de Messine, aux pieds du mont Sant'Elena dans les monts Péloritains, à une altitude de 450 mètres. Grâce à sa position, Alì est surnommée « une véranda suspendue », offrant une vue panoramique sur la mer Ionienne et la côte orientale de la Sicile, ainsi que sur les côtes calabraise et le détroit de Messine.
La commune est traversée par des sources thermales, notamment à Alì Terme, qui ont attiré les voyageurs européens entre les XVIIIe et XIXe siècles.
Histoire
Les origines d’Alì remontent à l’Antiquité. Selon les sources locales, le village aurait été fondé en 638 av. J.-C. sur le plateau de Mollerino par des colons de la colonie grecque d’Élide, sous le nom d’Elis. Les premiers habitants, harcelés par les incursions de pirates, se déplacèrent vers le mont Scuderi, puis s’installèrent à l’emplacement actuel en raison du climat rigoureux des sommets. Une autre hypothèse attribue la fondation du village aux Arabes, le nom Alì étant un hommage à Ali ibn Abi Talib, gendre de Mahomet[3].
Au XIe siècle, le roi Roger Ier de Sicile concéda les villages d’Alì et d’Itala aux moines basiliens du monastère des Saints-Pierre-et-Paul d’Itala. L’abbé de ce monastère devint ainsi baron d’Alì et d’Itala, exerçant un pouvoir de *mero et mixto imperio* sur les deux villages. Les relations entre Alì et le monastère basilien furent souvent conflictuelles, notamment à propos des droits sur les revenus et les ressources locales, comme la sansa (résidu de l’extraction de l’huile d’olive), conflit qui dura tout le XVIIIe siècle et ne se résolut qu’en 1799.
Entre les XVIIIe et XIXe siècles, Alì Terme devint une destination prisée des voyageurs européens pour ses sources thermales, toujours actives aujourd’hui. En 1812, l’abolition du féodalisme dans le royaume de Sicile fit d’Alì une commune indépendante, intégrée au district de Castroreale et devenue chef-lieu de l’arrondissement d’Alì.
Le tremblement de terre de 1783 causa d’importants dégâts, poussant une partie de la population à s’installer à Marina di Alì, qui devint en 1911 une commune indépendante sous le nom d’Alì Terme[4].
Patrimoine
Alì possède un patrimoine architectural et historique notable, notamment :
- Le Palais de la famille Fama, exemple de maniérisme tardif, construit sur deux niveaux avec un portail à bossages et une cour intérieure ornée d’une fontaine artistique.
- L’église de l’Immaculée, première église mère du village, construite en 1717 par Giovanni Fiumara. Son portail est surmonté d’un bas-relief du XVIIIe siècle représentant la Vierge du Carmel parmi les âmes du purgatoire.
- Dôme Sant'Agata (it), principal église de la commune.
- Le couvent des Capucins, fondé en 1574, témoignant de l’expansion urbaine de la fin du XVIe siècle[3].
- Les sources thermales de Marina di Alì, exploitées depuis le XVIIIe siècle et toujours actives[5].
