Amable de Baudus
magistrat, publiciste et diplomate français
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Origines et famille
Les Baudus, magistrats d’origine toscane, se sont fixés vers 1580 à Cahors.
Amable de Baudus est le petit-fils de Pierre de Baudus (1695-1780), capitoul de Toulouse, et le fils d’Hugues Joseph Guillaume de Baudus (1723-1794), lieutenant criminel au présidial de Cahors, guillotiné et enterré à Picpus[1] et d’Anne-Marie de Maurès de Malartic (1734-1803).
Jeunesse et débuts
Amable de Baudus y commence ses études en compagnie de Jean-Michel Agar, Jean-Baptiste Bessières et Joachim Murat. Après l’université de Toulouse, il revient à Cahors comme avocat du roi.
En , il est nommé major de la garde nationale, le , il est élu maire de Cahors, puis procureur général syndic du département, mais son refus de cautionner la Constitution civile du clergé, le chasse de sa ville natale.
En , il rejoint l’armée des émigrés et fait la campagne de Belgique dans le corps de Bourbon[2].
Carrière journalistique

Le Spectateur du Nord
Après quelques mois de collaboration avec Jean Luzac, propriétaire de la Gazette de Leyde, il devient l’unique rédacteur de la Gazette d’Altona, puis s’installe à Hambourg, où, en , il fonde Le Spectateur du Nord, imprimé chez le libraire Pierre Fauche et qui durera six ans, à raison d’un numéro par mois[3].
Le succès est immédiat. Baudus est le maître absolu de ce journal, qui le met en lien avec les personnalités les plus éminentes de l’émigration politique, littéraire et religieuse[4]. Antoine de Rivarol, l’abbé Delille, le marquis de Romance-Mesmon, l’abbé de Pradt ou encore Charles de Villers apportent leur concours littéraire tandis que Baudus se réserve la partie politique qu’il rédige sous forme d’un coup d’œil aussi vigilant qu’impartial.
Archenholtz et Gentz en citent de larges extraits dans leurs gazettes respectives. Son travail n’empêche pas Baudus de fréquenter quelques salons très choisis : la princesse de Vaudémont, l’ambassadeur espagnol Ocariz et sa femme, la marquise de Rougé, se disputent l’honneur de le recevoir.
Après le coup d’État de Fructidor, Baudus et son journal sont condamnés par contumace. Une nouvelle vague d’émigration porte à Hambourg écrivains et politiques qui se regroupent autour du Spectateur, tels l’abbé Louis, Joseph-Alphonse Esménard, Mathieu Dumas, le marquis de la Tresne, mais surtout Jean-Pierre Louis de Fontanes qui noue avec Baudus une solide amitié, avant de partir pour Londres où il vante si haut les qualités d’Amable à Chateaubriand que celui-ci, alors misérable, sollicite et obtient la faveur de devenir son correspondant[5].