Amalie Skram

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom de naissance Berthe Amalie Alver
Alias
Amalie S. Mueller
Naissance
Bergen
Décès (à 58 ans)
Copenhague
Amalie Skram
Description de l'image Amalie Skram2 (cropped).jpg.
Nom de naissance Berthe Amalie Alver
Alias
Amalie S. Mueller
Naissance
Bergen
Décès (à 58 ans)
Copenhague
Activité principale
écrivain ou écrivaine, militant ou militante pour les droits des femmes
Auteur
Mouvement naturalisme

Œuvres principales

Les Gens de Hellemyr

Amalie Skram, née Berthe Amalie Alver le à Bergen et morte le (à 58 ans) à Copenhague, est une femme de lettres norvégienne, et est parmi les auteurs de romans les plus importants de son pays. Les Gens de Hellemyr, écrite de 1887 à 1899, est souvent considérée comme une de ses œuvres majeures, et décrit sur plusieurs générations l'évolution et l'ascension sociale d'une famille paysanne.

Origines

Berthe Amalie Alver est née le et a été baptisée à la cathédrale de Bergen le [1]. Elle a passé les premières années de sa vie dans la ruelle Apotekersmauet avant que sa famille ne déménage dans la rue Strandgaten[réf. nécessaire].

Berthe Amalie Alver a 8 frères et sœurs dont seulement 4 vivent jusqu'à l'âge adulte. Son père, Mons Monsen Alver est originaire de la ferme Alver du village Alversund situé au nord de Bergen[2]. Il a un commerce dans le soubassement de la maison familiale. Sa mère, Ingeborg Lovise Sivertsen est la fille d'un cordonnier de Bergen[3].

Les affaires du père d'Amalie, Mons Monsen se portent mal et il fait banqueroute en 1863. En raison d'irrégularités dans la comptabilité de son magasin, il est alors contraint de fuir en 1864 aux États-Unis dans l'État de Dakota du Nord[2] pour éviter la prison[4]. La maison familiale de Bergen est vendue aux enchères et le reste de la famille doit déménager. Ils devaient originellement rejoindre Mons Monsen aux États-Unis une fois qu'il aurait trouvé un travail, mais la mère d'Amalie refuse et reste avec ses enfants à Bergen[réf. nécessaire].

Ingeborg Lovise Sivertsen est très soucieuse que ses enfants effectuent une bonne scolarité. Amalie suit les cours de la meilleure école pour filles de Bergen et deux de ses frères fréquentent l'école latine, même si la famille a peu d'argent et pas de statut social élevé. Amalie Skram raconte qu'elle ne rentrait pas immédiatement à la maison après l'école, comme les autres élèves, mais qu'elle traînait dans les rues et fréquentait des marginaux comme "Småfylla" (un alcoolique) ou "Tippe Tue"[4].

Mons Monsen essaie à maintes reprises de convaincre Ingeborg Louise de le rejoindre aux États-Unis mais ne réussit pas. La famille reçoit quelques années plus tard un message annonçant sa mort. Cela nourrit des spéculations suggérant que Mons Monsen avait envoyé le message lui-même pour pouvoir commencer une nouvelle vie avec une nouvelle épouse et des enfants. En effet, une annonce funèbre paraît dans le journal 28 ans plus tard. Ingeborg Louise choisit alors de croire à une incompréhension[5]. Selon Myheritage, Mons Monsen serait mort en 1898, confirmant les soupçons concernant le premier faire-part[2].

Débuts littéraires

Amalie Skram jeune

Amalie effectue sa confirmation en 1863 et rencontre à la même époque le capitaine Bernt Ulrik August Müller, de 9 ans son aîné. Peu de temps après le départ de son père (1864), ils se fiancient. Elle a seulement 18 ans quand ils se marient, probablement sous la pression de la mère d'Amalie car la famille Müller avait un rang prestigieux[4].

Amalie suit alors son mari dans une expédition vers, notamment, le Mexique et la Jamaïque. À leur retour, ils s'établissent à Bergen. Leur premier fils, Jacob naît en 1866 et le second, Ludvig August, en 1868. Amalie et son mari entament un tour du monde, avec leurs enfants, de 1869 à 1871. En dépit de la dureté de la vie à bord, elle supporte assez bien le voyage.[réf. nécessaire]

Amalie Skram se radicalise à la suite de leur retour à Bergen en 1871, et renie sa foi chrétienne. Elle est membre d'un théâtre amateur et écrit sa première critique littéraire au sujet du roman Fru Marie Grubbe de l'auteur naturaliste J.P. Jacobsen. Elle est publiée anonymement dans le journal Bergens Tidende en 1877[6].

La distance croît au sein de son couple. Elle demande le divorce en raison des infidélités de son mari, mais sa belle-famille la presse d'abandonner son projet en raison du scandale qu'un divorce aurait créé à cette époque. Cela conduit Amalie à une crise de nerfs et elle est internée à l'hôpital de Gaustad en [3].

Elle y reste un an et ne rentre pas à Bergen après sa sortie de l'hôpital. Elle choisit de vivre chez ses frères, d'abord chez Wilhem à Kragerø, puis chez Ludvig August à Fredrikshald. Plus tard, elle déménage à Kristiana (Oslo) et écrit alors une série de critiques littéraires, en particulier au sujet d'oeuvres naturalistes

Débuts en tant que romancière

Amalie Alver rencontre en 1882 l'auteur danois Erik Skram pendant l'anniversaire des 50 ans de Bjørnstjerne Bjørnson à la ferme Aulestad (Gausdal, Innlandet)[5]. Ils rentrent tous deux à Kristiana après la réception et y restent quelques jours. Erik vit à Copenhague, et ils ne peuvent pas se rencontrer souvent. Amalie décide en 1884 de se marier avec Erik et déménage à Copenhague.

La carrière d'Amalie Skram décolle à cette époque. Amalie et Erik Skram sont tous deux responsables de l'économie de la famille. Leur couple est de nombreuses manières moderne. En 1889, alors qu'Amalie Skram a 43 ans, elle donne naissance à leur fille Johanne[3].

Amalie Skram accepte d'être admise à la 6e division de l'hôpital municipal de Copenhague en 1894. Contre son avis, mais selon les recommandations des médecins et après l'accord de son mari, elle est transférée à l'hôpital psychiatrique Sct. Hans de Roskilde[5].

Après sa sortie de l'hôpital Sct. Hans, Amalie retourne à Copenhague, mais pas au domicile conjugal. Elle emménage dans une chambre de bonne à quelques mètres de la maison d'Erik et commence de nouveau à écrire des romans[5].débuts comme romancière avec Constance Ring en 1885 publié à compte d'auteur chez Huseby & co à Kristiana[3]. Le livre devait originellement être publié par Gyldendal à Copenhague et était sorti des presses lorsques l'éditeur demande à ce qu'Amalie supprime quelques paragraphes qu'il juget offensants. Skram refuse et préfére payer elle-même les frais d'impression chez Huseby & co.

Professor Hieronimus, 1895

Elle s'inspire de ses séjours en hôpital psychiatrique pour écrire ses deux romans Professor Hieronimus et På Sct. Jørgen, tous deux écrits en 1895. En 1895 elle est publiée par les éditions Gyldendal de Copenhague avec Professor Hieronimus et På Sankt Jørgen [At Saint George’s Hospital]. ces deux livres sont republiés en 1977 en version de poche. Ils appartiennent au genre de la littérature psychiatrique et provoquent un débat jusque dans les sphères académiques de la psychiatrie[7],[8]. Les romans de Skram seront suivis par ceux d'Helga Johansen dans le même genre[9].

Skram retrace le parcours psychiatrique de son héroïne Else Kant, qui se retrouve internée suite à une crise d'arthrite qui l'épuise, alors qu'elle n'est pas malade mentalement. Elle décrit les pressions exercées sur l'héroïne dans l'hôpital de Sankt Jørgen, et également l'empathie du médecin en chef[9].

Fin de vie

Amalie habite avec sa fille après sa séparation d'Erik. Elle écrit en 1899 un article dans le journal Verdens Gang, où elle exprime sa déception à l'encontre du mauvais accueil réservé à ses oeuvres en Norvège, et se désigne en conséquence comme une « écrivaine danoise ». Deux ans plus tard, elle obtient une bourse en poésie du Danemark, après plusieurs refus de l'État norvégien[3].

Amalie Skram s'est sentie si rejetée en Norvège qu'elle demanda à ce qu'on inscrive sur son urne funéraire « Sujet danois et écrivaine danois ». Néanmoins, c'est en Norvège qu'elle a reçu le plus d'attention alors que ses œuvres jouent un rôle mineur au sein de la littérature danoise.[réf. nécessaire]

Elle meurt le sans avoir achevé Mennesker[réf. nécessaire].

Hommages

Le prix Amalie Skram est une bourse attribuée chaque année depuis 1994 à des auteurs dont le travail aborde les questions de genre[10]. Une rue porte son nom dans le district de Valby à Copenhague[réf. nécessaire].

Œuvres traduites en français

  • Les Gens de Hellemyr, tome 1, Vesle-Gabriel Hellemyrsfolket »], trad. de Luce Hinsch, Larbey, France, Gaïa Éditions, 2003, 261 p. (ISBN 2-84720-007-X)
  • Les Gens de Hellemyr, tome 2, Sivert SG Myre »], trad. de Luce Hinsch, Larbey, France, Gaïa Éditions, 2003, 314 p. (ISBN 2-84720-023-1)
  • Les Gens de Hellemyr, tome 3, Severin Avkom »], trad. de Luce Hinsch, Larbey, France, Gaïa Éditions, 2004, 391 p. (ISBN 2-84720-038-X)
  • Lucie (1888), trad. de Vincent Dulac, France, Cupidus Legendi, 2023, 244 p. (ISBN 978-2-9586430-0-3)

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI