Helga Johansen
écrivaine danoise
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Helga Johansen, née le à Copenhague et morte le est une autrice danoise dont les travaux sont associés au mouvement littéraire naturaliste scandinave de La percée moderne.
Jeunesse
Helga Johansen naît le à Copenhague. Ses parents sont Camilla Petrine, née Jepsten (1815-1892) et Frederik Christoph Johansen (1804-1874), marchand. Elle est la sœur du peintre Viggo Johansen, à qui elle sert parfois de modèle. Enfant, elle souffre d'une blessure à la jambe, mais est cependant capable de soigner sa mère souffrante jusqu'à son décès en 1892[réf. nécessaire].

Elle est élevée dans un foyer aisé de Copenhague et diplômée en 1879 du Collège Beyers, Bohrs and Femmers. Elle travaille de façon intermittente en tant qu'enseignante tout en s'engageant dans ses propres études d'Hébreu et de philosophie, avec l'aide de Harald Høffding. Elle souffre de maladie mentale et est hospitalisée à de multiples reprises durant les années 1880 pour des raisons de confusion mentale. Certaines sources parlent d'addiction à l'opium la concernant[1].
Carrière d'autrice
Ce n'est qu'à partir du milieu de sa quarantaine que Helga Johansen débute dans l'écriture. Elle publie trois romans au tournant du siècle. Le premier, Aperçus : trois monologues (Rids: tre monologer, 1896) paraît sous le pseudonyme féminin de Et Fruentime. Il est constitué de trois parties : deux sont des monologues et la troisième est fondée sur ses propres expériences dramatiques à l'hôpital psychiatrique Sankt Hans, que les patients tentent d'incendier la veille d'une nuit estivale[réf. nécessaire].
Sous le nom de plume de Hannah Joël, elle publie en 1900 Au-delà (Hinsides) et en 1903 Lettres à l'Humanité (Brev til Menneskene). Hinsides: En psykologisk Redegørelse (en français : Au-delà (Hinsides)) publié en 1900, est un roman qui retrace le parcours de Helga Johansen lors de son internement psychiatrique en raison de son addiction à l'opium, en recourant au pseudonyme de Hanna Joël. Dans le roman, Johansen critique le système social qui tendent à faire de la condition des femmes une pathologie médicale[2]. Johanssen utilise une narratrice non fiable pour décrire la dissolution de l'identité et de la réalité de l'héroïne, que sa condition de femme dans un système patriarcal contraint la capacité à aimer et penser librement[2].
Dans Lettres à l'Humanité, elle exprime les effets de la confrontation avec la folie[réf. nécessaire].
Elle est remarquée pour un travail formel important, avec un rejet du naturalisme au profit d'un style qualifié de moderniste avant l'heure. Son travail sur la folie est comparé aux textes contemporains d'Amalie Skram, avec qui elle partage une forme d'indignation envers les institutions[3].
Helga Johansen meurt le 25 décembre 1912[réf. nécessaire].
Bibliographie
- (en) Anne-Marie Maï, « “She hasn’t minced her words”. Helga Johansen: Hinsides [Beyond] (1900) », Deshima. Arts, lettres et cultures des pays du Nord, no 19, , p. 19–30 (DOI 10.57086/deshima.736, lire en ligne
, consulté le ).
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