Historiquement, R. Brent Tully et al. (1996) ont défini la région de la Grande Ourse comme un amas de galaxies de 79 membres, situé dans un cercle centré sur les coordonnées équatoriales suivantes : ascension droite = 11h 59m 28,3s et déclinaison = 49°05′18″, avec un rayon de 7,5°[1].
La région de la Grande Ourse (en anglais, UMa) située à une distance de environ 17,4 Mpc (∼56,8 millions d'al) (R. B. Tully & H. M. Courtois 2012)[2] est l’une des trois régions de taille moyenne du voisinage de la Voie lactée. Cependant, la région de la Grande Ourse a reçu moins d'attention que l’amas de la Vierge ou que l’amas du Fourneau en raison de sa position à la jonction de structures filamentaires à grande échelle et de l'absence de tout noyau de concentration. Des études récentes suggèrent que les propriétés de la région de la Grande Ourse ne répondent pas aux critères d'un amas de galaxies, mais elle reste plus complexe qu'un groupe de galaxies. K. Wolfinger et al. (2016) l'a redéfinie comme un supergroupe plutôt qu'un groupe de galaxies, dans lequel les groupes sont à un stade précoce d'évolution, liés gravitationnellement les uns aux autres, et formeront une structure plus grande avant de finir par fusionner avec l’amas de la Vierge[3],[1].
Le supergroupe de la Grande ourse comprend 178 sources détectées entre 2021 et 2024 avec le Radiotélescope sphérique de cinq cents mètres d'ouverture, plus connu sous le nom de FAST, pour Five-hundred-meter Aperture Spherical Radio Telescope. Il comporte notamment les galaxies NGC 3992 (M109), UGC 6923, UGC 6969, UGC 7089, NGC 4026, NGC 4111, NGC 4117, NGC 4118 et NGC 3938[1].
La région de la Grande Ourse, lato sensu, inclut également les galaxies NGC 4449 et M106 (NGC 4258)[3].