Ambassade de France en Uruguay
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Montevideo 11100
| Ambassade de France en Uruguay | |||
France |
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|---|---|---|---|
Ambassade de France à Montevideo. | |||
| Lieu | 853 avenida Uruguay Montevideo 11100 |
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| Coordonnées | 34° 54′ 12″ sud, 56° 11′ 53″ ouest | ||
| Ambassadeur | Virginie Bioteau | ||
| Nomination | |||
| Site web | https://uy.ambafrance.org/-Francais- | ||
| Géolocalisation sur la carte : Montevideo
Géolocalisation sur la carte : Uruguay
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| Voir aussi : Ambassade d'Uruguay en France | |||
| modifier |
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L'ambassade de France en Uruguay est la représentation diplomatique de la République française en Uruguay. Elle est située à Montevideo, la capitale du pays, et son ambassadrice est, depuis , Virginie Bioteau.
L'ambassade est située à l’angle de l’avenue Uruguay et de la rue Andes, dans ce qui fut à l’origine la maison du sénateur du Parti national, Felix Buxareo. Elle accueille aussi une section consulaire.
Histoire
Ce bâtiment, conçu en 1884 par l’ingénieur italien Luis Andreoni (es) (alors très actif en Uruguay), se compose de deux étages, les dépendances secondaires sont situées au rez-de-chaussée, le premier étage étant réservé aux pièces principales. Il s’inscrit dans une tendance éclectique, avec de nombreux emprunts classiques, caractéristiques des courants de l’architecture dans le pays au XIXe siècle dont Andréoni représente un acteur important de la contribution italienne. Ainsi la maison Buxareo présente-t-elle un aspect propre aux palais de la renaissance Florentine. La décoration intérieure y est particulièrement soignée et bien conçue. On peut notamment y relever un bel escalier en marbre, des plafonds décorés et une verrière aux motifs de vitraux multicolores qui donnent un aspect imposant à l’étage principal.
Ce bâtiment constitue un bon exemple des choix qui prévalaient dans la conception architecturale de la fin du XIXe siècle à Montevideo. Tout en respectant les canons de l’époque sur les volumes et les proportions, l’architecte a souhaité donner au bâtiment une image particulière à travers la richesse des ornementations et le choix des matériaux.
À la mort de Felix Buxareo, l'immeuble est utilisé par l'archidiocèse de Montevideo : le premier étage est occupé par le premier archevêque de Montevideo, Mariano Soler (es) tandis que le rez-de-chaussée accueille les bureaux de la Curie. L'édifice est acquis par l'État français en 1922, qui y installe son ambassade[1].
Ambassadeurs et ambassadrices de France en Uruguay
| Date de prise de fonction |
Ambassadeur ou ambassadrice |
|---|---|
| Antoine de Voize[2],[3] | |
| Pierre-Daniel Martin-Maillefer[2],[3] | |
| Paulin-Jules Doazan[2],[3] | |
| Adrien-Clément Laurent-Cochelet[2],[3] | |
| Joseph-Anne-Amédée-François Ripert-Monclar (de)[2] | |
| Joseph-Anne-Amédée-François Ripert-Monclar[3] | |
| Raoul Wagner[2],[3] | |
| Olivier Claude Augustin Poullain Saint-Foix[4] | |
| Léon Bourcier Saint-Chaffray[4] | |
| Jean André Tinayre[5] | |
| Henri Hoppenot | |
| Hervé Grandin de l'Éprevier[4] | |
| Hervé Grandin de l'Éprevier[6],[7] | |
| Albert Ledoux[8] | |
| Édouard-Félix Guyon[9] | |
| Gabriel Bonneau[10] | |
| Roger Barberot[11] | |
| Claude Michel[12] | |
| Jean Français[13] | |
| Jean Ausseil[14] | |
| André Le Guen[15] | |
| Pierre Néraud Le Mouton de Boisdeffre[16] | |
| Lennuyeux-Comnène[17] | |
| André Joseph Cira[18],[19]. | |
| Pierre Charasse[20] | |
| Jean-François Nougarede[21] | |
| Thierry Reynard[22] | |
| Laurent Rapin[23] | |
| Jean-Claude Moyret[24] | |
| Jean-Christophe Potton[25] | |
| Sylvain Itté[26] | |
| Philippe Bastelica [27] | |
| Hugues Moret [28] | |
| Jean-Paul Seytre[29] | |
| Virginie Bioteau[30] |
Relations diplomatiques
Parmi les pays d’Amérique Latine, la France entretient avec l’Uruguay une relation très particulière qui remonte à l’époque de la création de l’État Uruguayen en 1825. Parmi les émigrants européens qui se sont installés dans ce pays tout au long du XIXe siècle, on compte une proportion très importante de Français, en particulier originaires du Pays basque et du Béarn. Ils ont longtemps marqué de leur influence la vie politique, économique et culturelle. Le français se parlait très couramment et pas seulement dans les classes dirigeantes. On retrouve la marque de la France dans l’architecture et l’urbanisme. D'autres secteurs, comme les sciences, la médecine, les arts plastiques se réclament toujours de tradition française.
Les institutions du jeune État uruguayen se sont inspirées des idées du Siècle des Lumières et de la Révolution française : droits de l’homme, laïcité de l’État, code civil, lois sociales et plus tard, création d’un état-providence, une particularité sur ce continent. Cette influence a conduit pendant des années les élites de ce pays à s’éduquer en France ou selon les méthodes de ses écoles et de ses universités.
L’Uruguay et la France entretiennent depuis lors des relations amicales et fraternelles : si l’Uruguay a compati aux malheurs de la France pendant les deux guerres mondiales, on rappelle souvent la liesse populaire des Montevidéens à l’annonce de la libération de Paris. Par ailleurs, nombre d’opposants au régime militaire, en place entre 1973 et 1985, ont choisi de se réfugier en France ; revenus en Uruguay, ils sont souvent reconnaissants à la France de les avoir accueillis.