Amsatou Sow Sidibé
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Amsatou Sow Sidibé, née le à Dakar au Sénégal, est une universitaire, première femme sénégalaise agrégée en sciences juridiques et politiques. Elle est connue pour avoir été la première femme candidate à l’élection présidentielle de son pays en 2012 et pour son engagement en faveur des droits humains. Elle est également professeure de droit à l'université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, où elle dirige l'institut des Droits de l'Homme et de la paix, et préside la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH) du Sénégal. Elle a été ministre et conseillère du président, chargée des droits humains et de la paix au sein du gouvernement de Macky Sall (2013-2016).
Formation et carrière académique
Après l’école primaire à Berthe Maubert, Amsatou Sow Sidibé fréquente le lycée John-Fitzgerald-Kennedy avant d'entamer des études à la faculté des sciences juridiques et économiques de l’université de Dakar. La licence en sciences juridiques obtenue, elle se rend en France, à l’université de Paris II Panthéon Assas[1] en 1987, où elle soutient sa thèse de doctorat d’État en droit, primée par l’université de Paris II et publiée à la L.G.D.J Paris.
Carrière politique
En 2010, Amsatou Sow Sidibé fait son entrée en politique en créant son propre parti Mouvement Citoyen - Convergence des acteurs pour la Défense des Valeurs républicaines (Mouvement Citoyen CAR LENEEN - Rupture). Elle se présente à l'élection présidentielle sénégalaise de 2012[2],[3], devenant la première femme a briguer le poste de présidente au Sénégal. Lors du second tour de la présidentielle de 2012, son parti s'allie au Benno Bokk Yakkar pour soutenir une candidature unique, celle de l'Alliance pour la République (APR) du président Macky Sall[4],[5].
Engagements civiques
Droits des femmes et des enfants
Amsatou Sow Sidibé dirige l’Institut des droits de l’homme et de la paix de l’université Cheikh-Anta-Diop. Elle préside également Convergence des acteurs pour la défense des valeurs républicaines (C.A.R Lenen)[6] et le Réseau africain des femmes travailleuses (RAFET)[7], présent dans plus de 40 localités au Sénégal et dans plusieurs pays africains. Elle participe à l’élaboration de la première proposition de loi contre les violences faites aux femmes au Sénégal[8].
Par décret n° 2025-581 du , Sow Sidibé est nommée présidente de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), en remplacement du Comité sénégalais des droits de l’homme (CSDH), pour un mandat de six ans, par Bassirou Diomaye Faye[9],[10].
En , elle est élue vice-présidente du Réseau Ouest-Africain des Institutions nationales des droits de l’Homme à l'issue d'une consultation tenue à Abuja[11] au Nigéria.
Amsatou Sow Sidibé est proposée par « 1 000 femmes » pour le prix Nobel de la paix en 2005[12].
Droits humains
Amsatou Sow Sidibé est une fervente défenseure des droits humains, ainsi qu’en témoigne l’académicien Jean-Christophe Rufin, ancien ambassadeur de France. Celui-ci, au moment de lui remettre l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur française[13] indique :
« Le professeur Amsatou Sow Sidibé… appartient à une catégorie de juristes qui ouvrent de nouveaux horizons pour le droit, défrichent de nouveaux champs, forgent de nouveaux outils appliqués à la réalité mouvante des sociétés en évolution. La juriste a milité longtemps dans l’action humanitaire et a évolué dans le droit international humanitaire. Le professeur Amsatou Sow Sidibé appartient à l’armée pacifique des découvreurs. Son terrain n’a pas été la guerre mais un autre sujet négligé : le droit des femmes et des enfants. Elle met clairement en lumière la question des mutilations génitales, celles des femmes face à la violence, celle des femmes dans les conflits et le rôle positif des femmes dans la promotion de la parité. Le professeur Amsatou Sow Sidibé est une juriste habituée au combat pour la restauration des droits humains et de la paix sociale. »
Distinctions
- Commandeur de l'ordre du Mérite du Sénégal (1998)[14].
Chevalier de l'ordre national du Tchad (2005)- Lauréate de l'université de Paris II (prix de thèse de doctorat d’État, 1988)
Chevalier de la Légion d'honneur française (2009).