Amynandros
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| Naissance |
Vers -225 |
|---|---|
| Décès |
Après -191 |
| Époque | |
| Activité | |
| Période d'activité |
IIIe siècle av. J.-C.- |
| Conjoint | |
| Enfant |
Eurydice (d) |
| Conflits |
|---|
Amynandros (lat. Amynander, gr. Ἀμuνανδρος, fr. Amynandre) est un souverain athamane de la fin du IIIe siècle et du début du IIe siècle avant notre ère.
Roitelet d'un territoire montagnard du massif du Pinde, coincé entre l'Épire et la Thessalie, il parvient, grâce à une active politique étrangère, à s'imposer comme un interlocuteur incontournable dans la Grèce du tournant du IIe siècle. Il est d'ailleurs le premier roi invité à Rome depuis la chute de Tarquin le Superbe[1].
Les sources littéraires et épigraphiques laissent à penser que son règne ne commença qu'au début de la deuxième guerre de Macédoine. Cependant, son activité diplomatique est connue dès les dernières années de la première guerre de Macédoine. Tissant des alliances (parfois de très courte durée) avec les Étoliens, les Macédoniens, les Séleucides et les Romains, il sut profiter des conflits de ses voisins pour agrandir son territoire aux dépens de tous. Ayant pris le parti du roi séleucide Antiochos III durant la guerre antiochique il retourne dans l'alliance de Rome en 189 avant notre ère et en tant que médiateur, il joue un rôle capital dans la reddition de la cité étolienne d'Ambracie au consul romain Nobilior.
Les sources littéraires de la vie d'Amynandros d'Athamanie
Les trois principales sources littéraires de la vie d'Amynandros d'Athamanie sont Polybe, Tite-Live et Appien[2]. Il est également cité épisodiquement par Strabon, Diodore de Sicile ou encore Zonaras. Sur lui les visions divergent, tout comme la portée prêtée à son influence.
Là où il est un roi prudent ainsi qu'un habile stratège et poliorcète chez Tite-Live, on le retrouve faible et incapable chez Appien comme chez Polybe. Ceci s'explique probablement par le parti pris des auteurs. Pour Tite-Live, Amynandros tient une place importante dans l'histoire de la conquête romaine de la Grèce, puisqu'il est l'un des premiers alliés de Rome de en Grèce. S'il ne joue pas un rôle important du point de vue militaire, l'influence diplomatique du roitelet Athamane et sa maîtrise de certaines voies de communication à travers le massif du Pinde servent alors les intérêts de la République. De plus, à côté de chefs barbares illyriens et dardaniens[3] et de la versatile confédération étolienne, Amynandros fait office de meilleurs alliés pour Rome au moment de la deuxième guerre de Macédoine. Pour Polybe et Appien, le roi des Athamanes est un personnage marginal. Il a le caractère intrigant et manipulable commun aux personnages qui gravitent autour de la confédération étolienne et les généraux romains du tournant du deuxième siècle[4].
Amynandros dans les sources épigraphiques
Dans les inscriptions Amynandros ne reçoit jamais le titre royal. Dans deux cas, il est associé à son prédécesseur, le roi Théodoros. Ils signent la reconnaissance des droits d'asylia et d' aphorologesia du sanctuaire de Dionysos de Téos vers 203 av. J.-C.[5] et vers 199 av. J.-C. le statut de théorodoque (hôtes et protecteurs des théores) leur est attribué par le sanctuaire de Delphes[6].
On le retrouve peut-être dans une inscription de Mélitéa de Phtiotide sous le nom « Amynandros fils de Machaeios » (gr. Ἀμύνανδρος Μαχάειος)[7]. Le titre royal y est également absent. Dans cette inscription, probablement pas postérieur à un certain Amynandros a offert dix talents à la cité pour la réfection de ses fortifications et de sa porte. Il est en général admis que l’Amynandros en question ne peut être que le roi des Athamanes puisque la somme de dix talents est trop élevée pour avoir été payé par un particulier[8].