Athamanie

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L’Athamanie est une région de Grèce antique, dans l'Épire méridionale, sur le versant nord du Pinde, aux confins de l'Acarnanie. Ses habitants sont appelés Athamanians ou Athamanes (grec moderne : Ἀθαμάνες).

The Fury of Athamas est un groupe en marbre représentant le meurtre de Léarque par son père Athamas rendu fou par la déesse Héra. Il fut réalisé entre 1790 et 1794 par le sculpteur britannique John Flaxman. Elle est actuellement conservée à la Ickworth Hous et fait partie des collections du National Trust for Places of Historic Interest or Natural Beauty.

Le nom viendrait du héros de la mythologie grecque Athamas (en grec ancien Ἀθάμας / Athámas), fils d'Éole, roi de Béotie, époux d'Ino. Athamas et Ino auraient été chargés par Hermès de protéger Dionysos pour le soustraire à la jalousie d'Héra, mais celle-ci les retrouve et les frappe de folie. Prenant son fils Léarque pour un cerf, Athamas le pourchasse et le tue. Contraint à l'exil serait allé demander conseil à l'oracle de Delphes qui lui aurait conseillé de s'installer là où des bêtes sauvages l'inviteraient à leur repas. En Thessalie, il aurait croisé des loups qui dévoraient un mouton et qui s'enfuient à son approche[1]. Il aurait alors fondé la cité d'Alos, devenant le roi de la contrée alentour qui prit son nom l'Athamantie[2]. Le roi des Athamanes, Amynandros, utilisa, en 203 av. J.C., cette origine légendaire dans une lettre à la cité ionienne de Téos afin d'affirmer la grécité de son peuple qui était alors en débat dans le monde grec[3].

L'Athamanie et ses alliances militaires au IVe siècle av. J.-C.

Resté largement absent des sources littéraires et épigraphiques, ce n'est qu'au IVe siècle av. J.-C. que le peuple montagnard des Athamanes sort de son anonymat. Bien que leur rôle soit secondaire et que leurs apparitions dans les sources littéraires soient anecdotiques, ils sont cités à plusieurs reprises dans le récit historique de Diodore de Sicile. Par trois fois l’auteur les place dans une énumération de peuples appartenant à la même aire géographique et intégrant une nouvelle alliance militaire. Ces quelques passages présentent l’activité diplomatique et militaire de ce peuple entre 395 et 323 et prouve qu'il n'était alors pas déconnecté du reste du monde grec.

Diodore écrit dans un premier temps qu’en 395, durant la guerre Béotique, qui précède la guerre de Corinthe, les Athamanes et leurs voisins Énianes quittent l’alliance de Sparte pour rejoindre le camp du Béotien Isménias[4]. En 375, l'expédition victorieuse du stratège athénien Thimotée à Corcyre fait passer les Athamanes (et d'autres peuples épirotes) dans le camp des Athéniens[5]. Puis, en 355, au cours de la troisième guerre sacrée, qui voit l’intervention de Philippe II de Macédoine dans les affaires des Grecs, les Athamanes rejoignent (avec les périèques de la Thessalie : les Énianes, la Doride, la Dolopie, l'Achaïe Pthiotis et la Magnésie) l’alliance de Thèbes contre celle des Phocidiens, d’Athènes et de Sparte[6]. Enfin, on les retrouve une dernière fois lors de la guerre Lamiaque qui oppose le régent macédonien Antipatros à une partie de la péninsule grecque révoltée, au lendemain du décès d’Alexandre en 323[7]. Les Athamanes sont de nouveau cités au côté des Enianes et des Dolopes, s’alliant cette fois avec Athènes et les Étoliens contre les Macédoniens.

Aucun de ces extraits ne s’intéresse à l’histoire des Athamanes, ils ne font que citer l’existence de ces derniers. Cependant ils nous donnent à penser que c'est probablement vers le début du IVe siècle que les populations pastorales perchées sur les hauteurs situées entre le territoire des Molosses et la plaine thessalienne s'organisèrent en koinon afin de pouvoir mieux s'affirmer face aux enjeux géopolitiques de la fin de l'époque classique au début de l'époque hellénistique.

L'Athamanie et le royaume des Eacides (295-232)

Le royaume athamane, entre la Macédoine de Philippe V et Rome dans le tournant du IIe siècle av. J.-C.

Références

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