Anabase (Arrien)
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| Titre original |
(grc) Αλεξάνδρου Ανάβαση |
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| Langue | |
| Auteur | |
| Date de création |
IIe siècle |
Inde (en) |
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L’Anabase (du grec ancien ἀνάϐασις / anábasis, « action de monter, expédition dans l’intérieur d’un pays, en s’éloignant de la côte »[1]), ou Expédition d'Alexandre, est l’œuvre principale d'Arrien, historien romain de langue grecque du IIe siècle (v. 95 — v. 175). Il offre une description fiable et détaillée des campagnes militaires d'Alexandre le Grand.
L'ouvrage compte sept livres et une annexe intitulée l'Inde. De toutes les œuvres d'Arrien, c'est essentiellement l'Anabase qui a fait sa gloire. Par son titre, par le nombre de ses livres, par sa langue archaïsante et atticisante, par sa composition, cet ouvrage renvoie surtout à l’Anabase de Xénophon[2]. Et si Xénophon narrait la longue marche des Dix-Mille, Arrien, lui, va narrer celle d'Alexandre, des conquêtes qui l'accompagnent, jusqu'à la mort de ce dernier[2].
Ce choix s'explique aussi[2] par le fait qu'Arrien estime que « [les] exploits [d'Alexandre] n'ont pas été célébrés comme ils le méritaient, ni en prose ni en vers[3]. »
Sources de l’Anabase
Pour composer son Anabase, qui relate des événements qui se sont produits environ quatre siècles auparavant, Arrien est obligé de puiser dans des sources antérieures. Nombreux sont les historiens qui ont rapporté les faits et gestes d'Alexandre. Arrien en choisit deux : Ptolémée Sôter et ses Mémoires, ainsi qu'Aristobule[2]. Leur narration des événements historiques n'est au moins pas entachée de flatterie, puisqu'ils écrivent après la mort d'Alexandre. De leurs textes, il reprend les éléments sur lesquels les deux auteurs s'accordent; et là où cet accord ferait défaut, il choisit la version qui lui semble le plus vraisemblable, et qui aussi qui mérite d'être portée à la connaissance des lecteurs[2]. Autant d'arguments qu'Arrien relève explicitement dans le préambule de son ouvrage[4].
Il donne donc le récit de la conquête de l'empire perse en se basant sur ces deux officiers macédoniens qui ont participé aux événements qu'ils relatent, tout en faisant preuve d'une relative objectivité: Ptolémée Sôter a été compagnon du jeune Alexandre, il l'a accompagné dans ses expéditions, et son Histoire d'Alexandre porte avant tout sur les activités militaires; Aristobule, qui a aussi pris part à ces campagnes, est, lui, la source qu'Arrien utilise de préférence[5]. Quant à certains futurs diadoques, tels Perdiccas, Eumène de Cardia ou Antigone le Borgne, ils n'occupent qu'une place très réduite dans les sources d'Arrien.
Le livre complémentaire consacré à l'Inde (Indica) relève de la tradition fondée par Hérodote et de l'ethnographie. On n'y trouve cependant rien de neuf: l'image de l'Inde donnée par Arrien se fonde sur trois œuvres hellénistiques[2]: le Périple de Néarque (qui a exploré les côtes depuis les bouches de l'Indus jusqu'à l'Euphrate), les Indika de Mégasthène, ainsi que la Géographie d'Ératosthène. Il complète ses sources géographiques avec Apollodore (un gouverneur de Babylone) et Eudoxe de Cyzique[réf. nécessaire].

