Anagantios est le 4emois de l'année celtique[2], il se situe entre les mois de riuros et de ogronios. Il est constitué de 29 jours et est considéré comme un mois néfaste (anmat).
C’est au début de ce mois qu'était célébrée la fête religieuse d’Imbolc.
Étymologie
Selon Xavier Delamarre, le nom de ce mois signifierait «où l'on ne voyage pas»[3].
Anagantios pourrait se décomposer en
*An- prefixe de négation (comme in dans intolérant)
*agant- dérivé de la racine *ag- qui voudrait dire «aller; conduire, guider», à rapprocher du galloisâ «il va», ânt «ils vont» et du vieil irlandaisaigid «il conduit».
Traduit littéralement cela donnerait «pas-aller».
L'année celtique
L'année celtique était divisée en deux saisons: une saison claire et une saison sombre. La saison claire commence à Beltaine (), fête dédiée à Lug et se termine avec celle de Samain, elle est notamment consacrée aux récoltes et, dans les contextes guerriers, aux razzias.
La fête de Samain () durait une semaine et donnait lieu à des destins rituels. Cette période était propice aux échanges entre le monde des dieux et celui des humains[4].
«Le mouvement des astres, l'immensité de l'univers, la grandeur de la terre, la nature des choses, la force et le pouvoir des dieux immortels, tels sont en outre les sujets de leurs [les druides] discussions: ils les transmettent à la jeunesse.»
—Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VI, 14[5].
↑Le terme mat signifie «bon, faste»; anmat signifie «néfaste», équivalent du mot galloisanfad, voir Les druides de Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, pages 364 et 404.
Sources et bibliographie
Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise (approche linguistique du vieux celtique continental), éditions Errance, Paris, 2003, (ISBN2-87772-237-6).